The X-Files (Chris Carter, 1993-2008) 1/2

<Spoilers inside sur les films et la série>

Sans vraiment être attendu, hormis par une horde de fans de seconde génération (spontanée) passablement désœuvrés, le second film découlant de la série culte/phénomène X-Files, sobrement intitulé I want to believe, s’invite sur les écrans cet été – une période pourtant peu propice aux sorties, et, qui plus est, qui va vite être monopolisée cette année par le sixième opus de la franchise Batman (une franchise toujours rentable et populaire à défaut d’avoir offert un seul bon film). Peu de curieux risquent donc de se hasarder dans une salle obscure sentant bon le beurre gras et le chocolat collant pour suivre l’inénarrable Fox Mulder et l’énigmatique Dana Scully dans leur possiblement dernière investigation ; au mieux, les salles devraient se remplir au quart, avec un mix improbable de fans hardcores de Mulder et/ou de Scully s’attendant à un best-of complice de leur série chouchoute via le développement d’un point obscur d’une trame mythologique globale que peu d’entre eux ont véritablement assimilée (et ce malgré les avertissements de Chris Carter que X-Files 2 ne traiterait pas de la mythologie mise en place dans la série), et de quidams anonymes, usuellement regroupés sous le patronyme fraternel et convivial de grand public, s’attendant, eux, à un gros truc qui pète avec des aliens et des hélicoptères. C’est semble-t-il ces derniers qui sont visés par la campagne publicitaire avec son affiche réalisée sous Paint déjà culte, en notant avec un certain amusement que l’affiche française est la seule au monde a avoir été nettoyée des traces de sang présentes sur l’affiche originale, et, toujours pour la France, un re-titrage malheureux qui évoque plus un Aliens 5 qu’un X-Files 2 (pour information, le terme régénérations avait déjà été employé pour le titrage français d’un épisode de la quatrième saison sans réel rapport avec le film si ce n’est la capacité d’un personnage à faire “repousser” des parties de son corps, y compris la tête).
I want to believe ne correspond à aucune de ces deux attentes, Chris Carter ayant pris le risque de décevoir les deux cœurs de cible potentiels en se pointant là où personne, ou presque, ne l’attendait et en décidant de faire du second (et ultime ?) volet cinématographique de son œuvre fétiche, un simple drame intimiste. Cette « surprise » n’en est pas une, une fois le métrage replacé dans l’évolution logique, narrative et interne de la série. Une petite contextualisation s’impose.

1993 – 1997

Retour au début des années 90 et à leur morosité stagnante. Le constat est simple : un, les séries télé c’est bien joli mais c’est niais et ça ne rapporte rien ; deux : le fantastique et la science fiction c’est bien joli mais c’est niais et ça ne rapporte rien. Une décennie plus tard, le constat s’est curieusement inversé : le paysage audiovisuel regorge de séries mâtures, drainant derrière elles des milliers de fans et qui rapportent plus, avec un moindre risque, qu’un film de cinéma ; et le fantastique et la science fiction occupent le devant de la scène du petit et du grand écran, nourrissant les thèmes de près de la moitié des productions hollywoodiennes, avec une nette prédilection pour les intrigues à base d’extra-terrestres et/ou de médiums. Ce changement de cap repose sur les épaules d’un seul homme : Chris Carter. Plus modestement, il conviendra de dire que la série X-Files a été l’élément déclencheur d’un renversement de valeurs, un renversement que personne n’aurait pu prédire et que personne n’attendait – surtout en regard du parcours télévisuel assez anodin et inoffensif de son créateur. Les mauvais esprits peuvent y voir là un coup de chance, X-Files ayant comblé l’attente d’un certain public au moment où il le fallait (une attente similaire à celle que combla Stephen King en littérature une décennie auparavant), bien aidé dans cette manœuvre par le fait que les séries télé ont toujours constitué un domaine, certes en friches, mais soutenu par un noyau de fans toujours prêt à supporter la première série de geeks venue. Il serait simpliste de s’en tenir là et de passer sous silence le flair de Chris Carter, qui a anticipé un « marché » qui n’existait pas sur des thèmes qui allaient être tendance dans quelques années, et le sérieux qu’il a porté dans le traitement de sa série, sur le fond et sur la forme, un sérieux et une application rares dans le monde de la télévision.

X-Files séduit ainsi rapidement son audience au travers d’épisodes ne traitant pas leurs sujets à la légère (sa modernité et sa richesse thématique sont deux points forts de la série), à la narration efficace (une des qualités de Chris Carter est sa compréhension de la narration d’un serial, aussi bien dans des épisodes de type stand alone que dans des complex Alias et Lost lui doivent beaucoup sur ce point), à la réalisation classieuse et aux effets spéciaux bluffants (aucune œuvre télévisée ne proposait alors un rendu aussi impressionnant que celui d’un épisode comme Projet Arctique). Guidé par la chance et par une compréhension intuitive du genre, Chris Carter offrit aux amateurs de séries télévisées un spectacle digne du grand écran, et par la même un produit alléchant pour les amateurs de cinéma qui commençaient de plus en plus à se rabattre sur la télévision (la rentabilité des salles de cinéma au début des années 90 n’était pas au beau fixe, mal aidée il faut dire par la multiplication des chaines câblées et par un marché de la vidéo en plein essor – une mauvaise santé que Chris Carter contribuera au final à redresser en développant dans X-Files des thématiques spectaculaires que le cinéma hollywoodien s’empressa de reprendre, augurant de la grande époque du « ça il faut le voir au cinéma », comme si les films indépendants ne méritaient pas mieux qu’un écran 11 pouces et demi – fin de la digression).
Il va sans dire que X-Files n’était pas la seule série de l’époque à faire dans la qualité et que Chris Carter n’était pas le seul visionnaire de sa branche marketing. Mais le bougre avait deux atouts dans sa manche qui, à mon sens, ont fait la différence et conduit X-Files à devenir la série culte emblématique des années 90. Et pour ces deux atouts difficile de ne pas parler de l’intuition anticipatoire sus-citée.

1/ Son casting. Le regard se porte principalement sur l’énorme (et c’est peu dire) David Duchovny, déjà remarqué dans la série également culte Twin Peaks et l’excellent Kalifornia, qui a insufflé une substance, une épaisseur, une présence au personnage de Mulder et surtout un recul, une certaine ironie salutaire – créant ainsi le contrepoint idéal au sérieux parfois étouffant de la série. Quant à Gillian Anderson, si elle n’a honnêtement rien d’exceptionnel, il faut reconnaitre qu’elle est parvenue à s’imposer face à, et à entrer en résonance avec, l’interprétation de David Duchovny – une symbiose indispensable à la réussite d’une série basée sur un tandem (principe de réciprocité cher à une certaine frange traditionnelle du monde des séries télé).
2/ Les petits gris. Chris Carter a pris comme sujet de ses épisodes complex un phénomène alors marginal, plutôt inquiétant (et typiquement américain diront certains), et en passe de créer une véritable mode : l’enlèvement extra-terrestre (ou abduction). Nombre d’américains étaient victimes d’enlèvements, et, contrairement aux traitements cinématographiques que la thématique des êtres venus de l’espace avait pu engendrer jusqu’à présent (des blobs belliqueux de l’Âge d’Or de la science fiction aux vendeurs de barbes à papa et de pommes d’amour de tonton Spielberg), cela constituait un sujet sérieux et malheureusement très grave, ne prêtant pas à la farce. Les victimes d’abduction ne s’avéraient pas en effet pour la plupart comme de joyeux plaisantins mais comme des individus psychologiquement atteints et croyant dur comme fer à leurs histoires de petits hommes gris (soit dit en passant, pour ceux que ça intéressent, il convient de se reporter à l’excellente étude sur le sujet du professeur John E. Mack qui fut l’une des sources d’inspiration de la série). Conscient du sérieux de ce phénomène et de l’intérêt qu’il commençait à susciter dans les rangs des geeks les plus chevronnés, Chris Carter retranscrivit avec une fidélité quasi-journalistique l’essentiel des imbrications de cette nouvelle légende post-urbaine et ce dès les premiers épisodes de la série (des avions expérimentaux de l’armée aux caractéristiques des enlèvements s’inspirant de vrais témoignages). Il fit même de son héros, Fox Mulder, une victime annexe de ce phénomène : sa quête de la vérité n’étant finalement motivée que par l’enlèvement de sa petite sœur par des extra-terrestres.

Combinant cette mythologie de la conspiration extra-terrestre et une succession d’épisodes fantastiques indépendants de haute tenue, couvrant un spectre très large du genre (du gros monstre surgi des égouts à la projection astrale) et surfant régulièrement sur des sujets scientifiques et/ou sociaux chauds (pédophilie, sectes, cannibales victimes de la maladie de la vache folle, …), X-Files est ainsi devenue la série culte que l’on connait – le cliffhanger « Mulder est-il mort ? » de la quatrième saison atteignant des émois jamais vus depuis le fameux « Qui a tiré sur JR ? »
Ce succès sans précédent n’allait pas sans quelques ombres au tableau. La série entra dans une longue phase de déclin, qui suivant les groupes de fans commença à la troisième, quatrième, cinquième ou sixième saison, une perte de vitesse qu’on attribuera principalement à la lassitude propre à tout phénomène de mode (pour certains X-Files aurait dû rester une série de geeks), à la trop grande complexité de sa trame centrale qui requiert une attention soutenue et un revisionnage répété (comme quoi X-Files est bien restée une série de geeks), à la guéguerre puérile entre les fans de la mythologie, les fans du monstre du vendredi soir, les fans de Mulder, les fans de Scully, … (sans parler des fans qui ont exigé de manière virulente à Chris Carter qu’il débute chaque épisode à la façon du pilote, à savoir par la présentation de l’affaire à Scully par Mulder dans le bureau des affaires non classées), et – et c’est ce point qui me semble particulièrement intéressant – la volonté de Chris Carter de constamment démythifier et déstructurer son œuvre. Comme dit plus haut, celui-ci va avant tout là où on ne l’attend pas.

1998

Le début de la cinquième saison marque une étape cruciale dans l’évolution de la série, alors à l’apogée de sa popularité, qui verra Chris Carter s’aliéner une bonne partie de son fan-club (sans aller jusqu’aux menaces de mort envoyées à Darin Morgan pour son épisode burlesque de la troisième saison Le Seigneur du magma, épisode qui annonçait pourtant le tournant fatidique qu’allait prendre la série un an plus tard). Dans sa note d’intention rédigée aux prémices d’X-Files, Chris Carter avait annoncé qu’il n’y aurait pas que du fantastique dans la série et que bon nombre d’enquêtes révèleraient en réalité des supercheries. Si cette intention n’a pas été tenue, tellement la prédominance du fantastique a été réelle tout au long de la série, ce côté « supercherie » n’a pas été pour autant abandonné, et a été constamment seriné par Scully auprès de Mulder (genre « tu ne vois que ce que tu veux voir », « tu acceptes les preuves qu’on te donne sans les remettre en cause », …) et ce dès le début de la série (voir l’épisode Entité biologique extra-terrestre révélateur de la manipulation que subit un Mulder aveuglé par ses croyances).
Cet avertissement devient une brusque réalité quand Mulder apprend la (vraie) vérité, à savoir que les petits gris n’existent pas (et ouais) et ne sont qu’une supercherie mise en œuvre pour cacher une vérité plus grande – faisant de Chris Carter le plus grand manipulateur de la série. Tuant dans l’œuf la quête de Mulder (sa sœur n’a jamais été enlevé par des extra-terrestres), Chris Carter transforme son héros en loser, et s’interroge ainsi sur la survivance d’une croyance une fois son origine déniée. Le pari était audacieux et, si Chris Carter déçoit ainsi un nombre conséquent de fanboys, il est réussi tant ce twist est mené avec adresse et s’avère parfaitement cohérent avec la mythologie esquissée tout au long des quatre premières saisons.
Une fois cette grande vérité révélée, à savoir la préparation d’une invasion de la terre par une race d’extra-terrestres aux méthodes beaucoup plus bourrines que les faux petits gris – invasion préparée avec la complicité d’un consortium d’humains et planifiée, comme nous l’apprendrons par la suite, en 2012 – la cinquième saison n’est plus qu’une apothéose, une véritable « saison finale » décomplexée et surréaliste. Chris Carter se paie notamment un remake baroque d’Elephant Man – le Prométhée post-moderne – et la série compte parmi ses scénaristes Stephen King et William Gibson.
La saison s’achève par et culmine avec le long métrage Combattre le futur, ou FTF (Fight the Future) pour les fans (il parait opportun de rappeler que le « futur » du titre représente cette invasion programmée mais aussi au sens large toute tentative d’aliénation de la société, toute volonté de geler un peuple dans une stagnation régulée – X-Files est avant tout une grande série anarchiste).
Ce long métrage fut le deuxième tournant de la série en une seule année.

Petite parenthèse historique préalable : le cinéma est en 1998 en pleine mode des adaptations de séries télévisées, tendance passagère tant la plupart furent des purges (remakes délavés comme Le Fugitif, débiles comme Mission impossible ou Les Mystères de l’ouest, ou n’ayant plus grand chose à voir avec la série d’origine comme Chapeau melon et bottes de cuir ou Drôles de dames). Ironiquement, cet engouement est à imputer sur le dos de la mode très nineties de la série culte dont les premiers récipiendaires et profiteurs furent X-Files et Urgences. Or cette mode ratée fut, à mon sens, l’une des causes de l’accueil inadapté que reçut le film lors de sa sortie, c’est-à-dire comme le passage sur grand écran d’une série culte parmi d’autres, et non comme la continuité d’une œuvre télévisée – type de prolongement, il me semble, unique à ce jour.

La mise en chantier de FTF était un pari risqué pour Chris Carter mais tentant : cela lui permettait enfin de donner une ampleur plus spectaculaire à la conspiration et à la passion pour les martiens de Fox « Spooky » Mulder. Doté pour cela d’un budget confortable, plus de 60 millions de dollars, il a pourtant livré avec FTF une œuvre ambivalente qui a laissé son audience sur un sentiment mitigé. En gros et à tort, le film fut perçu comme un bon gros épisode double sur grand écran quoique un poil décevant (comme I want to believe sera a priori perçu comme un mauvais gros épisode double sur grand écran carrément décevant). Décevant pour de nombreux fans, s’attendant de part son rattachement à la mythologie X-Filienne à un renversement scénaristique grandiose (renversement qui avait pourtant déjà eu lieu en début de saison), et décevant pour le spectateur lambda, car malgré les efforts déployés par Chris Carter pour le rendre abordable, le film reste « incomplet » sans la connaissance du background de la série – ambigüité irrésoluble tant FTF doit justement s’envisager dans la continuité de la série, notamment au niveau de l’évolution humaine et psychologique de ses protagonistes.
Si l’aspect mythologie de la série est de la partie et si le film se veut effectivement spectaculaire (l’émergence d’un vaisseau spatial d’une banquise est à ce titre assez mémorable), le nœud gordien du film n’est pas là. En effet, même s’il demeure en filigrane discret, le cœur du film est la relation Scully / Mulder. Sans baiser ni coup de trique, sans paraphrase explicite, Chris Carter se focalise sur ses personnages, sur leurs évolutions, sur leur relation et impose FTF comme un grand film d’amour tout en nuances. Mulder et Scully, qui n’ont jamais dégagé autant de sensualité que dans ce film, veillent et sont prêts à se sacrifier l’un pour l’autre (le ‘Walking after you’ des Foo Fighters de la B.O.F.). De par leurs cinq années de partenariat, ils ont bâti une relation intime solide, et c’est cette relation qui leur permet de faire face au « futur ». Se jouant de l’archétype du coup de foudre instantané entre de beaux et braves tourtereaux, Chris Carter lui préfère l’attachement à l’évolution de la relation entre deux êtres, une relation construite sur la confiance, le don de soi et le respect des croyances de l’autre. Ce dernier point est essentiel car c’est en cela que la quête de l’un comme de l’autre s’accomplit (pour paraphraser David Duchovny à propos de son personnage, les théories de Mulder ont beau être farfelues, si quelqu’un comme Scully est capable de risquer sa vie pour lui, c’est qu’elles ne sont pas si farfelues que ça). Une quête est un long voyage et c’est le reflet de ce voyage dans l’autre qui leur donne, à chacun, la force de continuer et de résister.
La grande vérité de la série ayant été révélée, Chris Carter conclut donc X-Files par un épisode spectaculaire, au para-texte subtil, et par une déclaration d’amour, non dite, entre ses deux personnages.
Fin de l’histoire.

A suivre…

§ 2 commentaires sur “The X-Files (Chris Carter, 1993-2008) 1/2”

  • Daylon says:

    Alors.
    J’ai longtemps suivi la série (j’ai même essayé de m’accrocher désespérément à la période Robert Patrick -car cet acteur c’est le bien-). Bizarrement.
    Par contre, j’ai 2-3 remarques que je vais prendre à rebours: Concernant le premier film, s’il ne m’a pas retourné est à mes yeux une merveille d’écriture scénaristique car (et là je ne suis pas d’accord avec toi POUR L’AVOIR CONSTATÉ) le film était accessible à la fois aux nerds hardcore et aux nouveaux spectateurs tout en étant capable de satisfaire les deux publics. Pour l’anecdote, j’avais été le voir avec de la famille qui n’est pas du tout le public x-files et non seulement la personne a accroché, mais a su comprendre les tenants/aboutissants/enjeux de la mythologie X-files. Bref. Pas un grand film, mais une espèce de “second pilote” qui méritait largement le grand écran. Un film qui supporte bien les revisionnage. … Quand tu parles de thématiques comme la “secte”, j’imagine que tu fais référence à l’extraordinaire épisode “Le pré où je suis mort” (désolé, je n’ai plus le titre vo en tête). Ça, c’était très bon. Pour les épisodes humouristiques, je me souviens avoir détesté le Seigneur du magma. Pour quelles raisons ? Je l’ignore, je ne m’en souviens plus. Mais dans ce créneau là, je me rappelle beaucoup plus d’un “Le Shériff a les dents longues” (avec une petite filiation à King, je trouve, pour l’univers développé) (pour le peu de King que je peux connaître).
    Par contre, je veux bien que ce Carter ait redessiné le paysage du serial, mais de là à avoir imposé les thématiques sf ?! Heu, toutes les bouses de la fin des nineties (d’ID4 à Matrix en passant par les bessonneries comme le 5th element). Je suis sûr qu’il y en a des plâtrées, mais je ne saurai te prendre les titres par le menu. Mais à mon avis, c’était surtout un trend de la fin des nineties et où pourrait certainement trouver les ramifications de cet imaginaire dans le contexte géopoliticopouêtpouêt.
    Hop.

  • A.K. says:

    - ouais FTF est accessible pour un non initié, mais il n’en demeure pas moins “incomplet” car s’appuyant sur une mythologie interne à la série (alors que le pilote s’appuyait sur une mythologie externe). c’est un peu comme le seigneur des anneaux, tu peux le lire sans avoir lu Bilbo mais c’est mieux si tu l’as lu… (quoi, tu n’aimes pas mon exemple ?)
    - oui je fais bien référence à l’extraordinaire “le pré où je suis mort”
    - je ne me souviens plus trop du “shérif…” mais ça m’avait trop donné l’impression que Carter voulait justement faire du Darin Morgan (alors que Carter n’est pas forcément à son aise dans le style semi-parodique – de l’intérêt d’avoir engagé Duchovny pour se charger de l’humour…).
    - quant aux thématiques SF dans le cinéma hollywoodien, ce n’est peut-être qu’une conjoncture spatio-temporel propice, mais je me souviens quand même d’un fort pic d’aliens à l’époque où la popularité d’X-Files était au plus haut (ID4 est clairement issu de la veine X-Files). Les liens séries télé / cinéma n’ont jamais été aussi forts qu’à cette époque.

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