The X-Files (Chris Carter, 1993-2008) 2/2

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1998 – 2002

X-Files aurait dû en rester là, d’autant plus que Chris Carter avait annoncé dès le départ qu’il déclinerait la série sur cinq saisons. Cependant, la vie étant ce qu’elle l’est et les projets parallèles menés par l’intéressé ne trouvant pas leur public, y compris la glopissime série apocalyptique Millenium beaucoup trop sombre pour un public de veaux post-modernes (en notant qu’assez curieusement cela n’empêcha une vague de plagiats glamours de Profiler à Medium), Chris Carter lâche l’affaire et décide de poursuivre X-Files au-delà des cinq saisons promises.

Parenthèse : il lâche à peu près au même moment (mais ma mémoire peut me jouer des tours) sa réserve sur le marketing qui était jusqu’alors filtré et très limité à des objets ciblés et cohérents avec la série, réservant ainsi les goodies à son public initial de geeks. Par exemple, le fanboy pouvait se procurer des lampes torches X-Files mais pas des paquets de céréales. Cette politique intelligente a ainsi généré des produits dérivés de bonnes factures (romans – je ne parle pas des novellisations ^^ –, jeux vidéos et cartes « Magic » [oui, Epikt, promis un jour on y jouera]).

C’est ainsi que la cinquième saison d’X-Files s’achevait avec un épisode intitulé La Fin et qu’une sixième saison non attendue s’ouvrit avec un épisode intitulé Le Commencement. La série entamait une seconde carrière qui se poursuivrait quatre saisons durant, s’appuyant toujours sur ce mix d’épisodes complex et de stand alone, d’une bonne tenue générale même si l’inspiration semblait moins souvent au rendez-vous – en notant pour l’anecdote la présence dans la septième saison d’un épisode à la Cops précurseur de la récente mode [REC]. Cette baisse d’inspiration ne fut pas vraiment soutenue par des fans de moins en moins nombreux et de plus en plus divisés (les plus virulents étant les pro-shippers contre les anti-shippers – i.e. ceux pour le développement de la relation Mulder/Scully et ceux qui sont contre), des fans souvent peu attirés par des épisodes mythologiques qui ne firent que lever des zones d’ombres autour d’une vérité inaliénable, donnant lieu à des développements intéressants mais pas forcément aussi passionnants qu’avant les révélations de 1998. La mythologie X-Filienne trouva alors sa véritable conclusion quand le consortium fut dissout et que l’échéance fatidique de 2012 fut annoncée, mettant ainsi au placard pour une bonne dizaine d’années Mulder et Scully. Le déclin de la série fut d’autant plus prononcé que les deux dernières saisons furent marquées par le départ de David Duchovny et le retrait progressif de Gillian Anderson au profit des agents Doggett et Reyes. La survivance de la série reposant principalement sur l’attachement du public au duo culte, devenu, suite au film, indissociable de l’évolution-même de la série, il fut difficile de pallier à leur absence, aussi talentueux Robert Patrick soit-il.

Ce déclin n’empêcha pas Chris Carter de réaliser un double-fuck à la Fox (et au public ?) : le premier fuck en intégrant dans la septième saison d’X-Files le dernier épisode de Millenium et le second fuck dans l’épisode de clôture de la huitième saison. Ce dernier est centralisé autour de la naissance du fils de Scully, qui a bien des difficultés à échapper aux griffes de nombreux illuminés et aliens convaincus que suite à des expérimentations pratiquées sur celle-ci, elle va accoucher du nouveau messie. Il faut la voir accoucher dans une grange entourée de tous ses « fans », prêts à s’emparer du messie à peine le cordon coupé. Et, évidemment, une fois l’enfant sorti du ventre de sa mère, ils repartent tous les mains vides après avoir constatés que ce n’était qu’un enfant comme les autres, conçus par de simples mortels, pire, l’enfant de Mulder (j’imagine la gueule des anti-shippers au même moment). Chris Carter avait donc continué dans la lancée du film en plaçant la destinée de deux humains et leur relation (l’épisode s’intitule Existence) au-dessus de toute mythologie (le défilé d’extra-terrestres symbolisant les attentes d’un certain public). Chris Carter allait même jusqu’à conclure l’épisode en rebondissant sur la phrase emblématique de la série « The truth is out there », phrase mythologique dédiée au fantastique et à l’imaginaire, en « The truth we both know », autrement dit « nous étions les seuls à savoir que c’était notre enfant », une phrase complètement humaine et réelle.
Suite à l’incompréhension d’une partie des fans vis-à-vis des choix évolutifs de Chris Carter, suite au départ à temps partiel de David Duchovny, suite à l’anti-institutionnalisme marqué de la série très inopportun en des temps de nationalisme post-onze septembre (en notant que cette dernière raison valut aussi un four à la série dérivée de X-Files avec les Lone Gunmen, dont le premier épisode daté du printemps 2001 évoque un Boeing s’écrasant sur le World Trace Center…, personnages que Chris Carter tua en retour pour de vrai, puisque le public/l’audimat les a tués, dans l’épisode de la neuvième saison d’X-Files : N’abandonnez jamais – les plus attentifs auront compris l’importance à venir de cette parenthèse longuette), suite également à l’échec relatif de la création d’un nouveau tandem, ainsi que de par la longue et lente conclusion de sa mythologie (en attendant 2012), bref, tous ces éléments à l’origine du déclin progressif de la série signèrent donc son arrêt en 2002 et ne laissèrent peu d’espoir sur l’éventualité d’un autre film (ou alors en 2012 justement). Cette certitude s’accentua suite aux démêlés juridiques de Chris Carter avec la Fox pour raisons financières – l’ex golden-boy n’est plus du tout en odeur de sainteté dans la maison-mère. Il est même assez étonnant que la compagnie distribue aujourd’hui le second film et on comprend mieux que Chris Carter ait, dix ans auparavant, lâché la bride sur le marketing afin de s’assurer aujourd’hui du pécule suffisant pour conclure son œuvre en toute liberté – le budget de X-Files 2 tourne autour de 30 millions de dollars, ce qui est certes une somme rondelette, mais qui est bien maigre en regard de l’image de superproduction véhiculée par le film et de ce qu’en attendent les gens, à savoir ce fameux truc « qu’il faut voir au cinéma ».

2008

Six ans après l’arrêt de la série, dix ans après FTF et quinze ans après que Scully ait franchi pour la première fois la porte du bureau des affaires non classées, Chris Carter décide de mettre en chantier un nouveau long métrage d’X-Files : I want to believe (IWTB pour les fans), réalisant là le 203e épisode de la série, qui aurait très bien pu être sous-titré How I Fucked Hollywood.
Un petit résumé, avec spoilers, s’impose. Des vilains russes mènent dans leurs caravanes de gitans des transplantations d’organes clandestines et fantasmagoriques, avec une prédilection pour les greffes de têtes. Ces savants fous sont fournis en corps frais par un homosexuel russe (Callum Keith Rennie) qui fait son marché à la piscine locale et qui, pas de bol, jette son dévolu un beau matin sur une agent du FBI. La disparition de cet agent conduit l’enquêteur Whitney en charge de l’affaire (Amanda Peet) à enquérir l’aide de Mulder – via Scully car celui-ci, en mauvais termes avec le FBI, vit caché – suite à la tournure paranormale qu’a revêtu l’affaire en la personne d’un vieux prêtre catholique pédophile (Billy Connolly) qui prétend avoir des visions sur l’enlèvement de l’agent. L’affaire se corse quand une seconde femme est enlevée, nos agents courant alors contre la montre pour sauver la vie de deux personnes.
Respectant l’alternance stand alone / complex de la série, le second métrage issu de la série X-Files est un film « de monstres » puisque le premier fut un film sur la conspiration. Petit bémol, le côté fantastique de IWTB demeure assez sommaire : voyance modérée et expérimentations scientifiques extrêmes sur un sujet d’actualité assez touchy (les cellules souches). L’intrigue est en elle-même correcte (dans la moyenne de la série), bien menée et bien réalisée. La crainte que Chris Carter ne soit pas techniquement à la hauteur – je lui aurais préféré par exemple Rob Bowman, le réalisateur de FTF, plus « ample » dans ses prises de vue (Rob Bowman est aussi le metteur en scène de Reign of Fire et Elektra qu’on pourra accabler de tous les défauts du monde sauf celui d’être mal réalisés) – est vite dissipée. La réalisation est propre et efficace ; Chris Carter multiplie les cuts au profit d’un montage rapide et lisible, qui crée l’action à défaut de la filmer. Il y a peu de véritable scènes d’actions dans le film, et hormis quelques poursuites à pied ou en voiture, celui-ci n’a rien de spectaculaire ; et surtout, il filme ses personnages « de près », une caractéristique qu’on pourrait trop rapidement qualifier de télévisuelle si ce n’était la recherche cinématographique constamment pensée de ses angles de vue, et privilégie donc l’intimisme au grand spectacle.
Le moteur du scénario de IWTB n’est finalement pas son histoire de « monstres », qui n’est qu’un prétexte pour faire sortir Mulder du bois, un faux prétexte qu’on aurait envie d’attribuer à l’agent Whitney qui semble être une fangirl de Mulder et qui a sauté sur cette occasion pour voir son héros en chair et en os. Cette histoire est ainsi mise régulièrement entre parenthèses au profit du récit de la vie professionnelle de Scully et de ses déboires dans le traitement d’un enfant gravement malade – un sujet à pathos lourdingue dont se tire pourtant très bien Chris Carter en évitant toute conclusion morbide ou happyendesque qui aurait été inadaptée dans les deux cas –, histoire parallèle illuminée lors d’une préparation d’opération chirurgicale que Chris Carter filme comme un acte cérémoniel quasi-biblique.

Ce qui intéressent le réalisateur et son scénariste Frank Spotnitz, et ce qu’ils développent dans IWTB, est l’évolution personnelle de Mulder et Scully, l’état de leur relation près de quinze ans après leur première rencontre (leur première scène commune du film est à ce propos une copie presque conforme de leur première scène dans l’épisode pilote de la série). L’élément dramatique du métrage n’est donc pas « Qui sont ces vilains russes et où se cachent-ils ? » mais « Qu’en est-il des croyances respectives de Mulder et Scully ? ». Comme il l’a fait avec « The truth is out there », Chris Carter désacralise la phrase emblématique « I want to believe », associée à la croyance aux extra-terrestres, vers des enjeux purement humains. IWTB se dévoile alors peu à peu comme un thriller sombre et désespéré, à l’ambiance très proche de la série Millenium. Rien d’étonnant donc à ce que le grand public ne s’y retrouve pas plus dans ce film que dans les aventures de Frank Black. Une fois de plus, Chris Carter se joue des archétypes de Mulder et Scully pour décliner, en lieu et place d’une aventure héroïque, le portrait de deux êtres profondément fatigués (il faut voir un Mulder bubard et ventripotent face à une Scully amaigrie et marquée) et meurtris par un passé douloureux (la séparation d’avec leur fils, confié à une famille adoptive lors de la neuvième saison) et le poids des années passées aux services des X-Files qui n’avaient rien de « cool ». Fox Mulder est ainsi devenu un « ermite » vivant reclus et ayant recréé dans sa baraque, de manière assez psychotique, un bureau semblable à celui des affaires non classées – un refus de la réalité, doublé cependant de la volonté de perpétuer son travail et celui des défunts Lone Gunmen. Quant à Dana Scully, elle a définitivement tourné le dos au FBI et ses « ténèbres » pour un poste de docteur dans un hôpital religieux.
L’enquête d’IWTB les oblige à faire face à leurs démons intérieurs : la crainte d’échouer, la difficulté d’assumer ses croyances. Suite à la demande de l’agent Whitney, Mulder ne peut résister à plonger à corps perdu dans une nouvelle enquête paranormale, pourtant sans grande valeur ni originalité. Cette plongée vaudra la mort de l’agent Whitney et presque celle de Mulder, et cette dernière aventure de Mulder et Scully se soldera par un échec : si les méchants sont capturés, les deux femmes enlevées ne pourront être sauvées. Cette succession de ratages abandonne le film dans un climat déprimant que seule l’affection que Mulder et Scully se porte parvient à éclairer – une affection soulignée par la nécessité d’être deux pour résister, pour ne pas renoncer à ses croyances malgré les épreuves, la lassitude et les échecs redoublés, une nécessité doublée du respect de leurs croyances mutuelles. Chris Carter explicite et conclue donc sa mise en abime de la croyance (quelle qu’elle soit) esquissée dans FTF et qui est au centre de IWTB : la croyance de Mulder est diamétralement opposée à celle de Scully, et pourtant c’est la conjugaison de leurs deux croyances qui font office de deus ex machina tout au long du film, et qui en justifient les rebondissements (trop ?) téléphonés (de vrais « miracles » car l’acte de croyance relève de la foi). De l’affrontement avec leurs vieux démons, Mulder et Scully ne tirent aucune leçon, ni une quelconque morale, mais un renforcement de leur union, laissée en stand-by à l’issue de la neuvième saison. Il n’est à ce titre pas étonnant que le seul personnage récurrent de la série à apparaitre dans IWTB soit Walter Skinner, celui qui fut le liant entre Mulder et Scully, l’observateur de l’évolution de leur relation tout au long des années passées au sein du FBI. Et ce n’est pas non plus un hasard si celui-ci participe au sauvetage de Mulder : la scène où il recouvre Mulder d’une couverture prend une dimension, certes cocasse, mais surtout symbolique – Mulder trouvant à travers Skinner refuge dans les bras de Scully.

Chris Carter, bien aidé par les interprétations de David Duchovny et Gillian Anderson, et par des seconds rôles sobres et aux visages tristes (Billy Connolly dont le look rappelle Langley, Callum Keith Rennie et Amanda Peet – dont on peut se demander si son personnage n’est pas là comme un fantôme des premières enquêtes de Mulder, de par sa ressemblance avec Amanda Pays) tire ainsi le rideau sur ses héros en glorifiant leur quête vaine, en les désacralisant et les rendant à leur humanité fragile. Même si le film assure un minimum de fan-service (les crayons au plafond et quelques références dans les dialogues), IWTB est aussi, comme le suggère la fin du générique, un au revoir aux fans (personnifiés par l’agent Whitney qui meurt sottement dans le film) qui doivent maintenant accepter de laisser leurs héros partir.
Derrière ses apparences de thriller du samedi soir, à l’intrigue dérisoire, IWTB, magnifié par une photographie qui fait la part belle aux ombres et à la neige, est une ode noire et incertaine, profondément adulte et mature, sur la nature même de toute quête, sur l’usure du temps, sur le déclin de toutes croyances, même les plus belles, et sur tout ce qui nous reste au final, cette volonté d’aller malgré tout de l’avant, de foncer tête baissée en plein hiver. Il reprend alors en écho le « never give up », l’épitaphe des Lone Gunmen avant leur exécution pour cause de mauvais audimat. IWTB est donc en parfaite adéquation avec le cheminent pris par la série au fil des années, une aventure humaine qui s’est soldée par un échec : échec de Millenium, échec de la série des Lone Gunmen, échec de la nouvelle mouture d’X-Files – trois échecs qui forment finalement le terreau où puise IWTB. Sans explosion, sans extra-terrestre, sans rien qui puisse voler la vedette aux deux stars déchues d’X-Files, IWTB impose sa sentence (« I wanted to believe »), l’épitaphe d’un créateur qui a cru pouvoir offrir une œuvre intelligente à un public qui n’a pas su se montrer à la hauteur, un public trop souvent obnubilé par sa propre vision de la série et de ce qu’il aurait aimé qu’elle soit et demeure.
Financièrement, on ne peut que craindre une banqueroute cinglante, mais artistiquement la démarche est une belle réussite. IWTB est un adieu légitime d’un créateur à ses héros et une remarquable tentative d’anti-blockbuster, notamment avec son prêtre pédophile retenu à domicile dans un quartier de détention miséreux, son homosexuel russe qui kidnappe une jeune femme afin d’offrir un nouveau corps à son amant mourant, et dont le seul membre du casting qui soit 100% hollywoodien (Xzibit, un rappeur) campe un agent du FBI à l’idiotie consommée et interprétée de façon exécrable par un non-acteur qui ne s’est doute pas rendu compte du tour que lui jouait Chris Carter en l’utilisant à contre-emploi pour personnifier la bêtise hollywoodienne.

Les X-fans irréductibles [1], brutalement réveillés de leur hibernation par la sortie d’IWTB et qui passent ces mois estivaux à s’incendier et s’écharper sur le Net au lieu de bronzer au soleil, se posent toujours la question d’un éventuel retour de leurs héros préférés, même si la fin du générique laisse peu d’espoir, l’échéance de 2012 étant toujours présente dans les esprits. Ils peuvent également se consoler avec le dernier mot du film, un « yes » attendu de Scully (en développé un « oui, je veux toujours croire ») qu’on peut élargir à Chris Carter, au sens « oui, ok, c’est bon on fera un 3e X-Files avec des ET, faites pas chier » ou plus positivement en une volonté affirmée qu’il persévérera dans sa démarche malgré les échecs et la peur d’échouer à nouveau, reprenant définitivement à son compte le leitmotiv de Mulder exprimé dès le troisième épisode de la série (Compressions) à savoir « faire comprendre les possibilités infinies de l’esprit humain, et ce désir pèse, en fin de compte, plus lourd que ma crainte d’une humiliation ».
Quoiqu’il en sera, l’essentiel est, à mon sens, qu’après avoir redoré le blason télévisuel et cinématographique de l’imaginaire à travers sa série culte, Chris Carter ait fait de l’épilogue de X-Files un drame réaliste et humain. C’est là le plus beau cadeau qu’il pouvait offrir en retour à ses personnages.

A.K., fan de Millenium

PS : want more X-Files ? à lire, cette chronique, très intéressante.

[1] les X-fans étant un terme générique regroupant autant de classes de personnages que dans AD&D, on peut résumer ainsi l’accueil d’IWTB en leur sein en se référant aux classes mères suivantes :
- djeun fan de seconde génération pour qui x-files c’est trop cool : xf2 c de la balle
- vieux fan d’x-files et du monstre du vendredi soir : xf2 c’est pas très bien
- vieux fan d’x-files et de sa mythologie : xf2 c’est nul
- fan de Mulder : xf2 c’est nase sauf Mulder
- fan de Scully : xf2 c’est nase sauf Scully
- pro-shipper : xf2 c’est trop bien
- anti-shipper : xf2 c’est exécrable
- faux fan épisodique et nostalgique : xf2 c’est pas mal mais décevant
- fan de millenium : xf2 c’est glop

§ Un commentaire sur “The X-Files (Chris Carter, 1993-2008) 2/2”

  • Slimdods says:

    Oua, rien lu d’aussi intéressant sur X Files depuis toujours et c’est un type fan et qui s’y connait à fond sur le phénomène dont j’ai été victime hier qui dit ça. Par contre, pas lu ta critique du film, pas envie de me spoiler. Heureux de voir que tu ai capté l’avant gardisme de la série sur la scène télévisuelle (et cinématographique à mon sens) car ui, il y a du [REC] dans cet épisode où un monstre invisible attaque les habitants, car Oui, certains épisodes sont tout simplement des chez d’oeuvres à part entière (Promothé Post-Mortem : heureusement que tu ne l’as pas oublié celui là), car Oui, une série télé peut enfin se targuer d’obtenir un résultat au moins aussi chiader qu’au cinéma et boudiou que OUI, on est des millions à avoir vibrer de cette conspiration. Concernant les produits dérivés, je trouve dommage que certains romans originaux tel que Tornades (un phénomène climatique sémant la terreur et semblant bien sur bizarre) n’est pas été adapté en épisode (pourquoi pas au ciné). Le matériel de base est réellement passionnant qui plus est (tout comme les Gobelins, très bon souvenir). Puis à l’époque de X Files, un nombre assez hallucinant de bouquin sur les phénomènes paranormaux ont vu le jour, tel Facteur X et ses révélations au grand public (la preuve par trois que la Lune à de Armstrong n’était qu’un studio, des photos d’ovnis, des explications sur des phénomènes rares comme la combustion spontannée : c’était bien fandard, parfois intriguant il est vrai) où encore le magazine OVNI (avec des dvd et de jolis vidéos d’ovni dedans). Même aujourd’hui encore, je m’étonne de voir une la série ré-éditée en dvd sans cesse dans de nouveau boitier, histoire de faire upé (le marketing ne lache rien, voir pub tv and co : cette série à la dizaine déjà quoi : hallucinant! D’ailleurs, je m’y trompe pas, j’ai moi-même repris toute la collection pour mes beaux yeux, et c’est toujours excellent, ça n’a pas vielli d’une ride, et l’esprit 90′s présent renforce agréablement une série qui a bercé toute mon enfance / adolescence. C’est le coeur qui parle, snifff . Faut voir le second film maintenant (déçu du premier perso…). Yop

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