Articles parlant de violence

A bloody Aria (Won Shin-Yeon, 2006)

Un film malin, loin d’être sans défauts mais qui souffle un peu de vent frais en ce genre très prisé et propice aux boursouflures qu’est le « film noir coréen violent et esthétisant ».

Long live Uwe Boll!

Autoproclamé meilleur cinéaste du monde, quasi unanimement dénoncé comme le plus gros tâcheron de ces dix dernières années, Uwe Boll est un réalisateur et producteur qui fait grincer pas mal de dents. Présentation de trois films du réalisateur teuton, projetés lors de la 15e édition de l’étrange festival.

Martyrs (Pascal Laugier, 2008)

Martyrs est un énorme condensé de cinéma fantastique, qui séduit sur sa forme et intrigue sur son fond ; et surtout s’impose, faute d’une réelle concurrence, comme l’un des films français les plus novateurs de ces dernières années.

Baby Cart : L’Enfant massacre (Misumi Kenji, 1972)

Ce qui me fascine dans L’Enfant massacre : la manière avec laquelle la radicalisation des caractéristiques typiquement « exploitation » conduit à un film aux frontières de l’abstraction.

Frontière(s) (Xavier Gens, 2006)

Du talent, c’est justement ce qui manque à Xavier Gens, dont on ne remettra en cause ni l’amour du cinoche de genre ni la volonté de bien faire. Reste qu’on ne n’apprécie pas un film sur sa seule note d’intention, et le Texas Chainsaw Massacre-wannabe est un « genre » demandant davantage à son réalisateur qu’une simple révérence au film de Tobe Hooper et au cinéma de genre des années 70.

Ido (Fujiwara Kei, 2006)

Ido est un grand film, véritablement jusqu’au-boutiste, probablement le plus beau que j’ai vu en 2007 et sans aucun doute le plus traumatisant – dix ans d’attente ne sont pas si cher payés si c’est pour se retrouver face à une oeuvre de cette trempe. Il est même probable que dix ans ne soient pas de trop pour s’en remettre.

Battle Royale (Takami Koushun, 1999)

En quelque sorte, Battle Royale c’est « Plus belle la vie s’est acheté un pistolet mitrailleur UZI ». Et au fond tout cela est tellement vrai : un ado c’est con et sentimental. Dommage seulement que le roman ne le montre pas avec moins de balourdise et plus de talent.

La Colline a des yeux (Alexandre Aja, 2006)

Après Haute tension rien ne nous empêchait d’espérer que Aja fasse mieux.
Et Aja fait mieux, sans aucun doute : Haute tension était juste un mauvais film, pas de quoi en faire un fromage, mais La colline a des yeux est une merde sans nom.