<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Insecte Nuisible &#187; twist</title>
	<atom:link href="http://insecte-nuisible.com/tag/twist/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://insecte-nuisible.com</link>
	<description>Le cinéma qui grouille</description>
	<lastBuildDate>Sun, 22 May 2011 22:30:48 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=</generator>
		<item>
		<title>8 femmes (François Ozon, 2001)</title>
		<link>http://insecte-nuisible.com/8-femmes-francois-ozon-2001/</link>
		<comments>http://insecte-nuisible.com/8-femmes-francois-ozon-2001/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 25 Feb 2009 14:52:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Epikt</dc:creator>
				<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[2001]]></category>
		<category><![CDATA[Catherine Deneuve]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma français]]></category>
		<category><![CDATA[comédie musicale]]></category>
		<category><![CDATA[Danielle Darrieux]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuelle Béart]]></category>
		<category><![CDATA[Fanny Ardant]]></category>
		<category><![CDATA[film policier]]></category>
		<category><![CDATA[Firmine Richard]]></category>
		<category><![CDATA[François Ozon]]></category>
		<category><![CDATA[Isabelle Huppert]]></category>
		<category><![CDATA[kitch]]></category>
		<category><![CDATA[Ludivine Sagnier]]></category>
		<category><![CDATA[twist]]></category>
		<category><![CDATA[Virginie Ledoyen]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://insecte-nuisible.com/?p=217</guid>
		<description><![CDATA[Il y avait vraiment de quoi en faire quelque chose : des actrices de standing, un scénar qui tient la route, des personnages avec des répliques bien écrites, des chansons, une direction artistique out-of-this-world,... il ne manquait pour sublimer cela qu’une réalisation qui fasse mieux qu’un téléfilm France 3 Nord-Pas-de-Calais.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« Encore du Ozon ? », s’offusquera le lecteur déjà stupéfait de voir qu’on a parlé de <a title="Ricky" href="http://insecte-nuisible.com/ricky-francois-ozon-2008/"><strong>Ricky</strong></a> en ces pages, et qui en plus pourra légitimement se demander qu’est-ce que peut bien y faire un texte (écrit à l’arrache en plus, comme tout ce que j’écris sur Ozon) sur ce film ni forcément d’actu ni forcément intéressant – mais je sais qu’il m’attirera plus de lecteurs qu’un <a title="Ido" href="http://insecte-nuisible.com/ido-fujiwara-kei-2006/">obscur</a> <a title="Su-Ki-Da," href="http://insecte-nuisible.com/sukida-ishikawa-hiroshi-2005/">chef-d’oeuvre</a> <a title="Eros + Massacre" href="http://insecte-nuisible.com/eros-massacre-yoshida-kiju-1969/">japonais</a> (et sans doute aussi plus de mails soutenant que je comprends rien à rien) et j’ai également comme l’impression que ce <strong>8 femmes</strong> découvert récemment a tout pour devenir un de mes plaisirs coupables.<br />
Et tant qu’on est dans le déballage, autre plaisir coupable, si j’ai vu ce film c’est uniquement parce qu’y joue Virginie Ledoyen. Ma légendaire faiblesse pour les actrices me perdra, c’est bien connu, d’autant plus que Virginie Ledoyen n’est rien de moins que l’archétype de la femme devant laquelle je perds tous mes moyens (donc, chère lectrice, si tu es secrètement amoureuse de moi et que tu ressembles à Virginie Ledoyen, tu as toutes tes chances)(Virginie, si tu me lis, laisse-moi le temps de me remettre de mes émotions et je t’invite à un déjeuner super romantique devant un bol d’udon). Mais trêve de conneries. Elle est plutôt bonne actrice en plus, même si elle a une diction parfois bizarre et n’est donc pas la plus douée pour les dialogues. Par contre, et non ce n’est pas contradictoire, elle a une voix absolument magnifique. Je vais vous dire quoi, un de mes plus grands fantasmes de <em>wannabe</em>-cinéaste, c’est un film avec Virginie Ledoyen faisant la voix-off – ce qui ma foi serait une façon splendide de mettre en scène la plus belle actrice du cinéma français.</p>
<p><img src="http://insecte-nuisible.com/images/8-femmes-1.jpg" alt="" /></p>
<p><strong>8 femmes</strong> donc. Un titre simple, qui décrit à la fois l’histoire et le procédé, puisque ces huit femmes seront les seuls personnages qu’on verra de tout le film (à l’exception d’un homme qu’on voit une seconde, de dos et à moitié hors cadre). Pas de figurants donc, et une volonté de donner à chacune une importance égale &#8211; ainsi qu’une égale potentielle culpabilité. Car nous avons affaire à une intrigue policière, un meurtre, huit suspectes toutes aussi soupçonnables les unes que les autres et qui mentent toutes autant qu’elles sont. Le tout, bien entendu, en huis clos, parce qu’il y a de la neige et que la voiture a été sabotée – aussi parce que c’est plus rigolo ainsi. Tout ça sent le théâtre de boulevard.<br />
L’intrigue est donc classique, mais ma foi plutôt bien menée. Je vais lui casser du sucre sur le dos pendant le reste de l’article donc reconnaissons lui au moins ça, Ozon a bien écrit son scénar. C’est carré, efficace, ça soutient même l’attention (mais qui est la meurtrière ??? on veut savoir !), on a même droit à quelques personnages plutôt intéressants même s’ils ne se défont pas des archétypes du genre. La grande erreur de Ozon, c’est de penser qu’il pourrait s’en contenter (de ça et d’autres atouts du film) et se permettre de ne pas mettre en scène son film ! Beurk !<br />
Euh&#8230; léger doute&#8230;<br />
Le critique se rend donc sur Wikipédia pour vérifier quelque chose (en fait ça se passe pas tout à fait comme ça, mais pour la vraie version qui dit l’indicible vérité, y va falloir attendre le making-of classé X) et se rend compte qu’en fait le film est adapté d’une pièce de théâtre (<strong>Huit femmes</strong>, de Robert Thomas)(le réalisateur de <strong>Mon curé chez les nudistes</strong> et <strong>Mon curé chez les thaïlandaises</strong> ! Oh my God !) et que donc Ozon n’en a pas écrit tant que ça. Une pièce de théâtre, tiens donc, il ne s’en aurait douté&#8230; Et il commence à comprendre la motivation profonde de la non-mise en scène de Ozon : précurseur et avant-gardiste, cinéaste engagé surtout, concerné aussi, Ozon connaît le prix d’un siège dans un théâtre parisien et se dit qu’il doit en avoir du monde pour payer moins cher à aller voir du théâtre au cinéma. Huit (coïncidence ? ne doit-on pas voir là une nouvelle preuve de l’exigence formelle du film ?) ans avant la crise économique François Ozon s’occupe déjà du pouvoir d’achat des français, et là je dis respect, c’est grand et noble.</p>
<p><img src="http://insecte-nuisible.com/images/8-femmes-2.jpg" alt="" /></p>
<p>Promis, j’arrête le nawak.<br />
Par contre, le film, lui, l’est, nawak (une phrase, huit mots, quatre virgules, je pousse la langue française dans ses retranchements). Les motivations y sont parfois étranges, on y range la grand-mère assommée (et ivre) dans le placard, la déco est rococo, et surtout on y chante et danse ! C’est peut-être alors (puisque l’histoire n’est pas de lui) la seule bonne idée de Ozon, ponctuer son film de scènes de comédie musicale. Chaque actrice reprend alors une chanson (un vieux tube ringard le plus souvent !) sensée représenter son état d’esprit, en voilà une idée qu’elle est sympathique. D’autant plus que, il faut le reconnaître, les huit femmes s’en sortent dans l’ensemble plutôt bien. Mention spéciale à Virginie Ledoyen qui, comme chacun sait, a une voix magnifique et à Emmanuelle Béart qui nous fait un joli show. Mais on se demande pourquoi (oui pourquoi ?) les chorégraphies sont aussi nazes ! Peut-être pour s’allier avec le kitch que dégage l’ensemble (j’y reviens), mais le nanar volontaire est un genre qui demande plus de radicalité pour être vraiment réussi : à défaut, c’est juste nul. Les chorégraphies sont donc à peine dignes d’un spectacle de fin d’année d’école primaire. Quand à la mise en scène, ça vaut pas mieux que le reste du film, à savoir que Ozon ne fait rien de ses plans, découpe au petit bonheur la chance (sa seule préoccupation semble de respecter l’équilibre du temps de présence à l’écran), ne se permet aucune excentricité, aucun petit jeu d’axe (comme au théâtre, encore une fois, les scènes ne sont vu que sous un seul angle), aucun mouvement de caméra audacieux,&#8230; c’est vexant. Alors que justement ces incongrus moments de comédie musicale ne demandaient pas mieux qu’un peu de folie !<br />
Coïncidence encore, j’écris ce texte alors que je viens de voir <strong>Le Bal des actrices</strong> de Maïwenn Le Besco, autre film dédié aux actrices, autre film bizarrement ponctué de scènes de comédie musicale exprimant les désirs et personnalités intimes de leurs interprètes (je me demande d’ailleurs si la référence à <strong>8 femmes</strong> n’est pas volontaire). Et ben dans ce film (au visuel très austère) la comédie musicale est l’occasion de jouer un peu sur la direction artistique, de sortir la grue de travelling et tout le tintouin. C&#8217;est pas Bizance, mais ça rend bien ! Pourquoi <strong>8 femmes</strong> ne fait pas ce petit effort ? Cela donne vraiment l’impression de se retrouver devant un film de paresseux, amateur (un comble !), n’ayant pas les moyens de son excentricité.<br />
Accessoirement, le film de Maïwenn met un bon coup de pied dans les couilles (sic), violent mais juste, au fantasme glamour de <em>film d’actrices</em> qu’incarne <strong>8 femmes</strong>.</p>
<p><img src="http://insecte-nuisible.com/images/8-femmes-3.jpg" alt="" /></p>
<p>Bah oui, si Ozon est aussi feignasse avec sa caméra c’est peut-être aussi parce que devant il se coltine une bonne demi douzaine de stars et qu’il les laisse faire le boulot. Le petit malin.<br />
Au menu donc – et on était en droit de l’attendre –, une bonne prestation de la part des huit actrices, même si je ne pourrai décidément jamais me faire à Catherine Deneuve et ses airs de grande dame. Il n’en est pas de même pour Emmanuelle Béart qui est véritablement excellente dans son rôle de « fausse bonne », acerbe, faussement froide et bêcheuse, et pour tout dire dégageant une énergie sexuelle hors du commun – et on se dit (mais à tord) que si Ozon n’avait affaire qu’à des actrices de la trempe de Béart et surtout autant en adéquation avec leur rôle il pourrait se permettre de faire son fainéant et de les laisser faire le travail. Isabelle Huppert est aussi très bien, bénéficiant il est vrai du meilleur rôle de toutes, une vieille fille rancunière et fleur bleue qu’elle habite parfaitement. Un glop donc pour Isabelle et Emmanuelle (un petit aussi pour Virginie, fan-service oblige, qui est très chou), mais un pas-glop intégral pour le père Ozon qui ne fait rien absolument rien pour les mettre en valeur et les sublimer.<br />
Je suis pas forcément toujours d’accord avec Jean-Luc Godard (ahah ! comme si je débattais souvent avec lui), mais il y a une chose qu’il dit et à laquelle je souscris totalement c’est quand (une peu romantique sur les bords) il soutient que le cinéma doit révéler à l’oeil l’invisible et le « pas encore vu ». Il doit révéler, le cinéma est une révélation. Nous ne sommes donc pas en théâtre, ce que semble oublier François Ozon, il n’y a donc pas que les actrices sur la scène qui s’expriment et se démerdent, non, il y a surtout le regard du cinéaste qui les transforme – « du » ou « de la » cinéaste, c’est pas une bête considération hétérosexuelocentrée (ça se dit ?)&#8230; il suffit d’ailleurs de voir ce que (encore une fois) fait Maïwenn de ses actrices, c’est parfois splendide !<br />
Doit-on vraiment réduire cela à cette histoire d’amour entre cinéaste et actrice ? Quoiqu’il en soit, Ozon n’aime pas ses actrices. La preuve, il ne porte aucun regard sur elles. Il ne les rend pas plus belles, intrigantes, sensibles, étranges, ou que sais-je encore&#8230; qu’elles ne le sont déjà ; il faillit à son devoir de cinéaste.</p>
<p><img src="http://insecte-nuisible.com/images/8-femmes-4.jpg" alt="" /></p>
<p>Que de hargne, de belles phrases et d’envolées lyriques et solennelles !<br />
Il n’en reste pas moins que les décors et costumes font preuve d’un soin absolument kitchissime, et ça ici on aime ! Avant d’oublier, ce serait criminel, mentionnons l’écran titre qui ressemble à celui de, suivant l’humeur, un <em>soap-opera</em> télé des années 80 ou une production Marc Dorcel ! C’est génial ! Quand à la maison, elle est décorée avec un goût exquis digne d’une comtesse écossaise désargentée, tout jure avec tout, c’est un délice pour les yeux. Par contre, ce qui ne jure pas c’est la tenue de Suzon (Virginie Ledoyen), c’en est presque émouvant comme ses boucles d’oreilles sont assorties à son rouge à lèvre qui est assorti à sa robe (très classe) qui est assortie à ses chaussures, et comment tous ça est assorti à la crosse du petit pistolet qu’elle sort du sac d’une suspecte ! Bref, pour qui apprécient la mode grande bourgeoise provinciale et tout le mauvais goût qui va avec je vous assure que <strong>8 femmes</strong> est, sur ce point là du moins, absolument savoureux ! Plaisir coupable quand tu nous tiens&#8230;<br />
Il y avait donc vraiment de quoi en faire quelque chose : des actrices de standing, un scénar qui tient la route, des personnages avec des répliques bien écrites, des chansons, une direction artistique <em>out of this world</em>,&#8230; il ne manquait pour sublimer cela qu’une réalisation qui fasse mieux qu’un téléfilm France 3 Nord-Pas-de-Calais. Ça a un nom tout cela, oui oui ma petite dame : le gâchis.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss></wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Death Note + Death Note 2 (Kaneko Shusuke, 2006)</title>
		<link>http://insecte-nuisible.com/death-note-death-note-2-kaneko-shusuke-2006/</link>
		<comments>http://insecte-nuisible.com/death-note-death-note-2-kaneko-shusuke-2006/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 17 Jan 2008 20:47:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Epikt</dc:creator>
				<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[2006]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma japonais]]></category>
		<category><![CDATA[démon]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[film policier]]></category>
		<category><![CDATA[Fujiwara Tatsuya]]></category>
		<category><![CDATA[Kaga Takeshi]]></category>
		<category><![CDATA[Kaneko Shusuke]]></category>
		<category><![CDATA[Kashii Yu]]></category>
		<category><![CDATA[Matsuyama Kenichi]]></category>
		<category><![CDATA[Toda Erika]]></category>
		<category><![CDATA[twist]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://insecte-nuisible.com/?p=132</guid>
		<description><![CDATA[Pas beau, platement mis en scène, mâchant honteusement le travail du spectateur, parfois bêtement incohérent mais heureusement sauvé par la bouille craquante de la miss Toda. Vous m'aurez compris, sauf peut-être pour les fans du manga (quoique) et les pervers plus ou moins refoulés, ça vaut pas un bezef.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vous le savez probablement, j’aime beaucoup le cinéma japonais (sans blague !) et toute sortie en salle (fut-elle une simple sortie technique) devrait en théorie me réjouir comme un cochon bien gras – n’eut été le fait que je suis de ce genre de personnes qui considèrent que sur le terrain de la distribution et de l’exploitation un mauvais film prendra toujours la place d’un bon. Alors vous vous doutez bien que cette mainmise de la manga mania (<strong>Kamikaze girls</strong>, <strong>Shinobi</strong>, j’en oublie et maintenant <strong>Death Note</strong>) sur les sorties salles françaises ne m’enchante pas des masses, d’autant plus qu’on cherche toujours un bon film dans le lot. Le cinéma japonais est pourtant plein de bonnes choses – le <a href="http://insecte-nuisible.com/blog/cinema-japonais-contemporain-kinotayo-2007/">festival Kinotayo</a> l’a récemment montré – encore faut-il leur faire quitter leur terre natale (si les distributeurs cherchent des idées, j’en ai plein). Vous me direz heureusement qu’on a le DVD (même si direct-to-DVD signifie bien souvent anonymat le plus complet) qui nous approvisionne en trucs cool – que ce soit du patrimonial, merci à Carlotta pour son excellent boulot et particulièrement pour son coffret consacré à Hiroshi Teshigahara (le très beau <strong>La Femme des sables</strong> fut même sorti en salles au printemps 2007), ou des nouveautés, comme le diptyque <a href="http://insecte-nuisible.com/suicide-club-sono-sion-2002/"><strong>Suicide Club</strong></a> / <strong>Noriko&#8217;s Dinner Table</strong> de Sono Sion à sortir prochainement. Enfin, encore une fois je me laisse aller et m’égare.</p>
<p>Aujourd’hui donc sur <em>Insecte Nuisible</em> c’est les soldes et comme pour les paquets de lessive vous aurez droit à deux films pour le prix d’un ! Ne cachez surtout pas votre joie. Faut dire aussi que j’ai bien été aidé par la double sortie en un seul morceau des <em>deux films <strong>Death Note</strong> qui n’en font qu’un</em>. Toi pas comprendre ? C’est normal, la communication autour de cette sortie étant un modèle de lisibilité intuitive, c’est un peu dans cet état de confusion que j’étais moi aussi avant d’arriver devant le cinoche, où je me suis félicité d’être arrivé pour la projection du premier volet et pas du second (parce que oui ! enfin, je savais, ce sont les deux films qui sont projetés), second que je me suis enfilé juste après car la vie elle est bien faite. Le premier film étant horrible de nullité, pourquoi me ferez-vous remarquer je suis allé m’infliger les deux heures et demi que dure la suite ? Tsss, vous n’avez aucune idée de mon abnégation – ou de mon amour de la flagellation filmique, allez savoir. Quoi qu’il en soit, c’est ça qu’il faut faire, ça ou rien, les deux films se suivant d’un seul tenant. Car même si le premier ne s’achève pas sur un gros <em>cliffhanger </em>qui tue la mort sa fin ne finit rien du tout. Je dirais même qu’elle voit les choses sérieuses commencer (et ça c’est le comble).</p>
<p>Petit rappel pour ceux qui ces dernières années ont eu la bonne idée de passer des vacances sur une île déserte, <strong>Death Note</strong> est un manga (dont la parution est toujours en court en France, mais que je n’en doute pas une seconde les fans ont déjà tout lu en scan) de Obata Takeshi et Oba Tsugumi, dans le genre pas si mal mais très largement surestimé, ce qui ne l’empêche pas d’être un grand succès aussi bien public que critique. En gros, c’est l’histoire d’un gamin, Light (faites donc plaisir aux fans, prononcez-moi ça « Raïto »), Light donc qui trouve un cahier magique top-classe qu’on croirait qu’il est <em>designé </em>pour en faire des produits dérivés (c’est le cas ? je me disais bien) qui a le pouvoir de tuer les gens dont on écrit le nom sur ses pages. Flippant. Épris de justice, Light s’en sert pour tuer tous les criminels (parce que la justice des tribunaux c’est pourri, une vraie passoire). Et comme tous les super-héros, et d’autant plus que sa technique est particulièrement étrange, il se retrouve traqué par la police, le FBI, Interpol et tout le binzouin, qui lui offre un adversaire à sa mesure, le mystérieux L. Et là Light est bien emmerdé, puisque pour tuer il doit connaître le nom et le visage de la personne. Le manga (comme le film) est donc l’affrontement, principalement psychologique, entre Light et L, l’un essayant de démasquer l’autre, l’autre essayant de découvrir le visage, puis le nom, du premier.</p>
<p><img src="http://insecte-nuisible.com/images/death-note-1.jpg" alt="" /></p>
<div class="legende">L : la classe incarnée mange du chocolat au lait à même la tablette.</div>
<p>On voit donc rapidement sur quelle base s’est construite la popularité de <strong>Death Note</strong>, base commune à la plus grande partie de la production BD commerciale (au Japon, aux USA et même chez nous au pays de la BD-que-c’est-un-art !), la flatterie de la volonté de puissance du lecteur. Qui en effet n’a jamais souhaité pouvoir tuer n’importe qui d’un claquement de doigts, que ce soit pour rendre la justice, faire des thunes ou simplement pouvoir s’assoir dans le métro ? Cela dit, et on en mesure l’efficacité lorsque développée sur un canevas bien rodé par des décennies d’expérience (ne me faites surtout pas croire que la structure et les mécanismes de <strong>Death Note</strong> inventent quoi que ce soit ; au moins est-ce particulièrement efficace), cela reste une excellente idée par ailleurs riche en potentiel. Et on remarque aussi que le personnage fantasme par excellence n’est pas Light, mais le fameux L chargé de le traquer et qui a trop la classe qui tue. Ado un peu attardé et timide (ou le faisant croire) mais super intelligent en fait (tant qu’on y est, flattons le no-life qui vit en chaque lecteur), il bouffe constamment des trucs pas croyables et très sucrés, tient tout du bout des doigts, se balade pieds nus et s’accroupit sur les fauteuils (si votre gamin adopte ce comportement étrange, ne cherchez pas plus loin, c’est la <em>L-attitude</em> !). Il en est tellement stéréotypé dans le genre « perso ténébreux charismatique qu’on sait rien de lui et qu’il sait tout de vous avec des cheveux dans tous les sens » qu’il en devient fascinant – rajoutez lui une petite touche gothique (tout palot avec des cernes de panda) comme c’est la mode et vous êtes sur de vendre des camions de figurines. Toujours ce souci d’identification du lecteur qui pousse les scénaristes à impliquer des personnages d’ados dans des intrigues de haut niveau à l’échelle du monde et qui ne manque pas de me faire sourire à chaque fois. Mais faut avouer que ça marche.</p>
<p>Je ne vais pas m’amuser à comparer manga et film, c’est pas mon genre. D’ailleurs ceux qui vous diront que le film est pourri et n’a rien à voir avec l’oeuvre originale n’auront pas forcément raison. Le manga c’est kif-kif, peut-être plus rythmé et tendu, mais le fait qu’il demeure terriblement efficace et surtout additif n’y changera rien, ça reste très bof. Mais que voulez-vous, c’est une éternelle rengaine, et qui cette fois ne touche pas uniquement les fans, mais aussi notre sacro-sainte et soi-disant <em>intelligente </em>critique (cf les extraits sur Allociné) comme tous les gens qui ayant pris le train en retard ont lu les manga il y a deux jours assis par terre à la FNAC et se sont sentis obligés d’aimer de peur de passer pour des cons, avant de se retrouver devant cette chouette adaptation si facile à décrier ! (parfois je m’épate moi même, cette logique est implacabeul)<br />
Cela reste toutefois une adaptation très fidèle (sur la longueur que j’ai lu du manga en tout cas) à quelques raccourcis près – en particulier le personnage de Shiori (interprétée par Kashii Yu, déjà vue dans <a title="Linda Linda Linda" href="http://insecte-nuisible.com/linda-linda-linda-yamashita-nobuhiro-2005/40/">le très sublimissime <strong>Linda Linda Linda</strong></a>), ajout d’ailleurs plutôt intéressant même si pas exploité – ce que je ne me gênerai pas pour le voir comme un belle preuve de fainéantise. Fidélité scrupuleuse qui on le verra plus loin est un sérieux handicap pour le film.<br />
Après, je ne vais pas vous le cacher plus longtemps, le film a comme un petit arrière goût de nanar et on se surprend rapidement à pouffer devant le ridicule des situations comme des dialogues. Ma mémoire vacillante et sélective ne veut malheureusement pas se rappeler du moindre exemple précis (quoique la simple vision de ce démon en cuir clouté bricolé en CGI hyper moches par des stagiaires en première année de pâtisserie a de quoi faire tomber la mâchoire du plus tolérant en matière d’effet spécial mal réalisé), mais croyez-moi sur parole.</p>
<p><img src="http://insecte-nuisible.com/images/death-note-2.jpg" alt="" /></p>
<div class="legende">Mais what the fuck ???</div>
<p>Reste que comme on pouvait s’y attendre le film est d’une transparence totale du point de vue artistique. La photo est hideuse (on dirait de la vidéo brut de pomme) et il serait vain d’espérer y voir le moindre effort de production-design ou d’éclairage, ce qui a pour effet une ambiance totalement anonyme (pire, c&#8217;est de la mauvaise série télé). Un manque de relief et de personnalité que vient accentuer une réalisation à la pauvreté déconcertante, constamment illustrative et didactique (et comme je le redirais, en matière de didactisme ce film pousse admirablement le bouchon) et comme si cela ne suffisait pas agrémentée de fautes de goût grossières ! Bref, zéro pointé.<br />
<a name="text1"></a>Bonne nouvelle toutefois, le niveau (qui il est vrai ne pouvait pas vraiment descendre plus bas) monte un peu lors du deuxième épisode. Preuve que la mort d’un mauvais chef opérateur est une bénédiction pour le cinéma, la photo marque un léger mieux, certes toujours terriblement banale mais au moins elle est clean. La réal aussi se défait de certains travers douteux (plus de travelling-avant finissant en contre plongée sur le visage des acteurs pour appuyer une <em>punch-line</em> ! tic de mise en scène qui pourtant étouffe littéralement le premier volet) à tel point que j’ai cru à deux réalisateurs différents – j’ai vérifié en rentrant, les deux sont signés Kaneko Shusuke, auparavant réalisateur du pourtant pas mal <strong>Azumi 2</strong>. Le monteur reste le même (Yafune Yousuke, auquel on aurait pu substituer un robot sans que ça change grand chose), mais je mettrais ma main à couper que le cadreur a changé (l’IMDB, loin d’être fiable pour la prod étrangère et asiatique en particulier, est très évasive sur le sujet) [<a href="#note">1</a>]. De toute évidence Kaneko Shusuke est un réalisateur sans personnalité, et le simple changement des techniciens suffit à changer significativement la qualité du film (sans pour autant en faire un chef d’oeuvre, entendons-nous). Messieurs aspirants cinéastes, soyez techniciens auprès de réals sans vision artistique forte, et vous serez les vrais auteurs de leurs films !</p>
<p>Mais vous savez ce que j’apprécie terriblement dans ce deuxième volet ? C’est pas vraiment ce petit mieux dans la mise en scène. Ni même le scénario qui en arrive enfin aux choses sérieuses (on y voit Light intégrer la cellule d’enquête dirigée par L). Non mes amis, c’est la délicieuse odeur de fan-service bourrin que diffuse le film. Pas particulièrement auprès des amateurs de la série (à qui on sert la soupe comme lors du premier épisode), mais auprès des pervers dans mon genre qui sautent dans tous les sens à la simple mention d’une <em>teen-idol</em> à couettes ! Ce film est en effet onctueusement régressiste (je sais, ce mot n’existe pas, mais je l’aime) et flatte les pupilles et l’imaginaire de l’otak’ (et otakette, ne soyons pas homophobe) amateur de jolies filles ! Je passe rapidement sur les plans faisant la part belle aux interminables jambes de Katase Nana, notamment un particulièrement mémorable (sur lequel la miss est à demi allongée sur un divan, les jambes à l’air) que l’on croirait tout droit sorti d’un calendrier « émoustillant » et qui fait sérieusement penser à un sabordage à la 99frs ! Non, le gros du gâteau c’est la croustillante  Toda Erika, dans le rôle (magnifique) de la starlette Amane Misa. Toda Erika donc, sortie d’on ne sait où (de <em>dramas </em>que j’ai pas vu et visiblement quelques shows télé aussi), véritable émanation de pur fan-service 100% kawaii, en faisant des caisses pour se rendre toute mignonne (c’est réussi, j’ai dégusté la moindre de ses apparitions les yeux en coeur) avec une bonne volonté impressionnante. Toda Erika c’est la petite amie que nous autres no-life pervers on rêve tous d’avoir, à mi-chemin entre le petit animal mignon et le fantasme de magazine, tendrement chiante aussi mais ça fait parti du charme (je dirais même que c’est in-dis-pen-sa-ble). Bref, une <em>idol </em>label rouge, hyper caricaturale donc parfaite ! M’a même fait penser (le talent en moins mais avec autant de kawaiitude) à la prestation de la divine Miyazaki Aoi dans <strong>Nana</strong> (souvenez-vous de la scène où, habillée en <em>maid </em>et avec des couettes, elle récure tout l’appartement et vient accueillir avec un grand sourire son petit ami qui rentre à la maison ! grand moment de fan-service), autre manga surestimé à grand succès adapté en film pour un résultat médiocre (mais avec les deux plus grands jeunes acteurs du cinéma japonais au casting, en la personne de Matsuda Ryuhei et Miyazaki Aoi).<br />
<a name="text2"></a>Mais c’est pas tout, car dans la meilleure scène du film elle se retrouve prisonnière de L qui la soupçonne (à raison) d’être de mèche avec le tueur. Et au lieu de l’interroger traditionnellement (ça serait pas drôle) le bon bougre lui bande les yeux et l’attache devant un attirail de caméras voyeuses à une sorte de siège de torture dans une posture on ne peut plus suggestive, qui ne ferait pas tache dans un AV [<a href="#note">2</a>] fétichiste voir même dans un <strong>Guinea Pig</strong> ! Grand moment de cinéma à n’en pas douter, y manque plus que quelques anguilles et du fil de fer pour se croire dans le très zarb <strong>&lt;NOT SAFE FOR WORK !!!&gt; <a title="NOT SAFE FOR WORK !!!" href="http://insecte-nuisible.com/images/death-eel.jpg" target="_blank">The afraid to a wicked eel and a cruel loach and fear it</a> &lt;/NOT SAFE FOR WORK !!!&gt;</strong> !<br />
Voir l’image plus haut (faut pas s’étonner que j’ai mise celle-là tiens&#8230;)</p>
<p>Now join the  Toda Erika fan-service-club and get ready for the Toda Erika festival!</p>
<p><img src="http://insecte-nuisible.com/images/death-note-3.jpg" alt="" /></p>
<div class="legende">Erika ouvre des grands yeux étonnés.</div>
<p><img src="http://insecte-nuisible.com/images/death-note-4.jpg" alt="" /></p>
<div class="legende">Erika boude.</div>
<p><img src="http://insecte-nuisible.com/images/death-note-5.jpg" alt="" /></p>
<div class="legende">Erika est interloquée.</div>
<p><img src="http://insecte-nuisible.com/images/death-note-6.jpg" alt="" /></p>
<div class="legende">Erika a l’air stupide et est plus mignonne que jamais.</div>
<p>Après cette petite parenthèse récréative revenons à nos moutons et pourquoi <strong>Death Note</strong> c’est merdique tout plein ! Son impressionnant didactisme ! Ce qui assorti d’une mise en scène premier degré est bien la marque de fabrique d’un cinéma pour attardé mental.<br />
(attention, dernier paragraphe battant le record de points d’exclamation !!!)<br />
C’est finalement un travers très manga, dans le <em>shonen </em>tout particulièrement (rappelez vous votre enfance bercée de <strong>Dragon Ball Z</strong> et autres <strong>Chevaliers du zodiaque</strong> !). Constamment expliquer par des mots ce qu’il se passe et ce qu’il est convenu de comprendre – que tu as voulu me piéger (ce que tu m’as expliqué pendant trois plombes avec un petit sourire en coin) mais qu’en fait c’est moi qui t’ai piégé car j’avais vu venir le coup (ce que je t’explique pendant trois plombes avec un petit sourire en coin) –, probablement dans le but de rendre la lecture (vision) fade, uniforme et sans la moindre subjectivité. L’art de prendre le lecteur (spectateur) pour un con ! Hourra ! Alors si la méthode est déjà lourdingue en bande dessinée qu’est-ce que c’est en film ! Encore pire !<br />
Et en plus dans le genre <strong>Death Note</strong>, tout à son adaptation littérale du manga, fait vraiment fort, allant parfois jusqu’à expliquer quatre ou cinq fois la même scène (<em>remember </em>la fin du premier film, un modèle de lourdeur scénaristique), avec autant de flash-back à l’appui ! Je sais que j’ai horreur des livres/BD/films/autres où les personnages voient tout venir à l’avance pour nous l’expliquer à la fin d’un air supérieur, mais à ce point ça devrait interpeller n’importe qui ! Les gens prennent-ils plaisir à ce genre de <em>deus ex machina</em> mécaniques, répétitifs et lourdement introduits ? Les scénaristes y voient-ils une méthode efficace ? Encore faudrait-il (même en admettant que ça puisse donner quelque chose de bien) que l’écriture soit à la hauteur, et ne tombe pas dans des incohérences à la limite de l’absurde total. Mais là, c’est à croire que ce qui est écrit ne prend même pas en compte les twists qui viendront plus tard ! On se retrouve donc par exemple avec un héros surpris et paniqué par un truc que, nous dira-t-il plus loin, il avait prévu voir planifié ! Risible ! On y trouve encore d&#8217;autres incohérences ou absurdités dans les comportements (et ne me dites pas que ça vient pas du manga, le passage dans le bus est décalqué dessus, mais Light avait-il vraiment besoin de faire voir Ryuuku au bonhomme ? c’est absurde et cela le rend d’autant plus suspect), et à la pelle s&#8217;il vous plait. Alors forcément dans ses conditions ne nous attendons pas à une psychologie de haut niveau (le type sacrifie sa petite amie, cela lui pose pas le moindre problème !) ni à une interrogation sur les dilemmes moraux soulevés par l’idée de base (pourtant riche de potentialités). Les fans du manga hurleront à la trahison de la complexité et la profondeur (pardon ?) de l’oeuvre originale (question : une rédac’ de terminale est-elle considérée comme complexe et profonde ?) mais c’est pas le débat.</p>
<p>Il est temps de plier les meubles. En bref, pas beau, platement mis en scène, mâchant honteusement le travail du spectateur, parfois bêtement incohérent (mais il faut dire qu’arrivé à ce niveau on s’en fout un peu), mais heureusement sauvé par la bouille craquante de la miss Toda (à vous de voir si ça vaut le coup). Vous m&#8217;aurez compris, sauf peut-être pour les fans du manga (quoique) et les pervers plus ou moins refoulés, ça vaut pas un bezef.<br />
Sinon, rien à voir mais je mets ça là n’ayant pas pu le caser autre part, mais j’ai horreur du pseudo gothisme pour minette fan de Tim Burton qui diffuse dans ce truc (manga comme film). Le top du top étant la liste de règles à la mords moi le nœud qui ne dépareillerait pas dans une fan-fic d’ado fan de romantisme ésotérique bas de gamme. Reste que je me demande si on doit s’interdire de mouiller les Dieux de la Mort et de les nourrir après minuit.</p>
<div class="note"><a name="note"></a>[<a href="#text1">1</a>] le site Death Note France crédite Takase Hiroshi comme « Directeur camera », Takase Hiroshi qui n’est personne d’autre que le directeur photo mort. Si tout ça est vrai, il y a donc bien deux cadreurs différents entre les deux volets (l’IMDB indique Ishiyama Minoru pour le deuxième).<br />
[<a href="#text2">2</a>] note pour ceux qui ne connaissent pas les bonnes choses de la vie, les AV (pour « Adult Video ») sont ces fameux films porno nippons (où les organes génitaux sont pixellisés mais où tout le reste est permis ^^)</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss></wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Running seven Dogs (Ki Ju-Man, 2000)</title>
		<link>http://insecte-nuisible.com/running-seven-dogs-ki-ju-man-2000/</link>
		<comments>http://insecte-nuisible.com/running-seven-dogs-ki-ju-man-2000/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 22 Sep 2007 16:54:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Epikt</dc:creator>
				<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[2000]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma coréen]]></category>
		<category><![CDATA[Jeong So-Yeong]]></category>
		<category><![CDATA[Ki Ju-Man]]></category>
		<category><![CDATA[Lee Ji-Hyeon]]></category>
		<category><![CDATA[Lee Lam-Hee]]></category>
		<category><![CDATA[polar]]></category>
		<category><![CDATA[twist]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://insecte-nuisible.com/?p=80</guid>
		<description><![CDATA[S’il pouvait (peut-être) receler quelque originalité (pour un film coréen) à l'époque de sa sortie (et encore j’en doute), Running seven Dogs est plutôt du genre qu’on a vu cinquante fois – qui plus est en mieux.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>De tous les films de ma sélection de films coréens pas connus, <strong>Running seven Dogs</strong> est probablement celui qui a le plus rien à y faire, comprendre par là que c’est le plus commercial dans la forme comme dans le fond. Mais parait-il qu’il se soit vautré salement la gueule au box-office (peut-être après tout était-il en avance sur la <em>hollywoodisation </em>du cinéma coréen) et qu’il soit depuis resté aux oubliettes. Le cruel monde cruel du cinéma est très cruel. Cela dit, on ne peut s’abstenir de penser « tant mieux », car avouons-le d’emblée le film est plutôt mauvais.</p>
<p>Je vais avoir un peu de mal à vous résumer le bazar, étant à l’origine pas super doué à cet exercice, et en plus le film étant de cette sorte s’appliquant à toujours faire plus compliqué que cela ne l’est vraiment, poussant la tarabiscotisation (si je veux) de la trame au maximum gérable, à grand renfort de personnages plus ou moins secondaires, de flash-back et parfois même d’incohérences. En vrac, un chauffeur de taxi renverse un type transportant une mallette pleine de thunes, type qu’il s’empresse d’enterrer et thunes qu’il s’empresse de planquer dans la supérette où bosse sa copine. Malheureusement le type était poursuivit par des tueurs (dans le genre très cons mais armés de tronçonneuses) parce qu’il a sauté la femme d’un gros bonnet. Bien entendu les flics (pas très réglos eux non plus, ça serait pas rigolo sinon) s’en mêlent, informés par un receleur ripoux. Et tant qu’à faire un petit voyou et sa bande de motards à mobylettes, de même que deux jeunes pas très futés qui leur ont volé une moto, y sont mêlés bien malgré eux.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://insecte-nuisible.com/images/running-seven-dogs-1.jpg" alt="" /></p>
<p>Et voilà que ça se tire dans les pattes, que ça accumule les quiproquos, que les tueurs n’arrêtent pas de couper les mauvaises paires de jambes et comme de bien entendu tout ce beau monde va se retrouver tous ensemble pour se mettre sur la gueule à la fin (et vous savez quoi ? les gentils gagnent !). Ça va vite, enfin ça devrait, car il faut avouer que pour un film du genre <strong>Running seven Dogs</strong> traine un peu la patte question rythme. C’est pas faute pourtant de sauter d’un personnage à l’autre de manière frénétique, ce qui rend parfois le film carrément confus (pas grave, c’est le but vous diront les scénaristes flemmards). De la même manière, les quelques flash-back qui se dissimulent dans ses apparitions (en gros, le film commence avec le type se faisant renverser, puis on découvre ce qui s’est passé avant et après) achèvent de semer la confusion. Au sujet de ses derniers, justement, dommage qu’ils sont finalement pas assez nombreux et consistants, ne réussissant pour le coup pas à constituer une vraie trame alternative à la principale, se contentant de n’être que quelques inserts (plus ou moins bien insérés d’ailleurs). Pourtant, on tenait là une idée : mener de front en narration parallèle deux trames elles mêmes décomposées en différents points des vue alternés (le tout étant, une fois posé, mené de façon chronologiquement linéaire). C’est d’ailleurs sûrement ce qu’a tenté le scénariste (à moins que je ne lui prête des idées géniales qu’il n’aurait jamais eu, mais jamais on ne me reprochera de ne pas lui prêter de bonnes intentions), mais le tout manque comme je l’ai dit d’équilibre entre la trame flash-back et la trame principale. Car il est vrai que le film semble bien souvent monté au petit bonheur la chance, sans vraiment de volonté forte pilotant l’affaire.</p>
<p>On se retrouve alors finalement avec un film porté par ses gimmicks de film Hollywood mâtiné de <em>british-attitude branchouille-wannabe</em> (comprenne qui pourra), à grand renfort d’absurde, de bande son <strong>Pulp Fiction</strong>-<em>like</em>, de voix-off m’as-tu-vu très dispensables, d&#8217;arrets-sur-image-ralentis-accélérés pas toujours bien amenés et d’une mise en scène sans éclat mais se voulant néanmoins punchy. Reste alors la présence au casting de Lee Ji-Hyeon qui avouons-le est un joli petit lot – mais à se compte là, autant la voir dans <strong>La Belle</strong>, très jolie romance érotique, qui non seulement est cent fois plus intéressant et surtout ne cache (presque) rien de l’anatomie de la miss. Tant qu’on est à trouver des circonstances atténuantes, reconnaissons que si <strong>Running seven Dogs</strong> succombe au piège du « machin qui entube truc qui entube bidule », il nous épargne la très énervante succession de twists et de révélations fracassantes qui le plus souvent va avec, puisque le mystère de ces retournements de situation est dévoilé au spectateur bien avant de l’être au personnage. Une sublime façon de se tirer une balle dans le pied, tellement le « méga twist qui tue la mort » semble un passage obligé et attention du genre, mais de mon coté j&#8217;aime bien. Pour le reste, faut avouer que <strong>Running seven Dogs</strong>, s’il pouvait (peut-être) receler quelque originalité (pour un film coréen) à l&#8217;époque de sa sortie (et encore j’en doute), est du genre qu’on a vu cinquante fois – qui plus est en mieux.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss></wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La jeune fille de l&#8217;eau (M. Night Shyamalan, 2005)</title>
		<link>http://insecte-nuisible.com/la-jeune-fille-de-leau-m-night-shyamalan-2005/</link>
		<comments>http://insecte-nuisible.com/la-jeune-fille-de-leau-m-night-shyamalan-2005/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 03 Sep 2006 21:25:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Epikt</dc:creator>
				<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[2005]]></category>
		<category><![CDATA[Bryce Dallas Howard]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma américain]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[Jeffrey Wright]]></category>
		<category><![CDATA[M. Night Shyamalan]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Giamatti]]></category>
		<category><![CDATA[twist]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://insecte-nuisible.com/?p=23</guid>
		<description><![CDATA[Qu’est ce qui nous reste de ce Lady in the Water noyant l’ondine dans son bouillon, incompréhensible pour du vent et fier de l’être ? Peut-être rien d'autre qu’une stupide fable pour enfants à la stupéfiante naïveté et dans laquelle la féerie comme la magie sont aux abonnés absents.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J’avoue que le cinéma de Night Shyamalan ne m’a jamais particulièrement emballé, de <strong>Sixième sens</strong> et son tour de passe-passe lourdingue à <strong>Le Village</strong> avec sa morale de mormon douteuse et moralisatrice. Par dessus c’est greffée la vision de <strong>The buried Secret of M. Nigth Shyamalan</strong>, documentaire fake de Nathaniel Kahn depuis lequel la prétention mystico-mystérieuse de Shyamalan ne fait plus aucun doute. Non content de cultiver un secret de pacotille autour de ses tournages, le voilà qui s’attache désormais à se construire une aura surnaturelle d’être connecté aux esprits et distillant son savoir et ses expériences mystiques à travers ses films. C’est donc avec la plus grande prudence que j’abordai <strong>La jeune fille de l’eau</strong> (quel titre tarte aussi, <strong>Lady in the Water</strong> ça a de la gueule pourtant), en me préparant stoïquement à taper dessus. Je ne pensais d’ailleurs pas que ce serait si facile : Shyamalan donne vraiment des gourdins cloutés pour se faire battre&#8230;</p>
<p>(<em>Au fur et à mesure de l’écriture ce petit article, je me suis bien rendu compte qu’il partait en vrille, puis même carrément en portnawak, mais finalement je le laisse comme tel. On va dire que c’est l’émotion et le frisson de l’écriture automatique, tout en espérant que de telles pratiques intellectuellement pas très ragoûtantes ne se généralisent quand même pas&#8230;</em>)</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://insecte-nuisible.com/images/lady-in-the-water-1.jpg" alt="" /></p>
<p>Commençons par le commencement, <strong>Lady in the Water</strong> (voui, je garde le titre anglais si ça me fait plaisir) c’est l’histoire d’une nymphe qui débarque dans la piscine d’une résidence/motel pour y accomplir une dangereuse mission. Laquelle ? me direz-vous suspendus à mes lèvres. Bah figurez vous qu’à une époque lointaine les habitants des océans vivaient en harmonie avec les humains, mais comme ceux-ci sont cupides et un peu cons il se sont enfoncés dans les terres et ont sombré dans la violence ! HORREUR !!! Depuis, les habitants des eaux essayent de renouer le contact, en envoyant des nymphes (des « narfs », ça claque sa chatte comme nom, à mis chemin entre une marque de corn-flakes et un éternuement de grand singe) à leur rencontre et trouver le « vaisseau », un humain qui pourra porter leur message (c’est pour ça qu’elle est là, vous suivez ?). Mais la route est dangereuse, car les humains ne les écoutent pas toujours, et surtout il y a des méchante bébêtes (les « scrunts ») sont là pour les en empêcher ! Mais coup de bol monstrueux, la donzelle n’est pas seule, pour la protéger il y a des humains qui ignorent leur vrais pouvoirs. Dans le désordre et de mémoire : le gardien (celui qui peut botter le cul des méchants scrunts), la guilde (une bande types soudés entre eux), l’interprète (celui qui lit les signes de la légende) et la guérisseuse (bah&#8230; qui guéri). Et je ne vous parle même pas des mystérieux « tarturics ». On dirait un scénar d’une partie de Warhammer entre des gosses de 12 ans, mais je ne le dirais pas on va croire que je médis, ce que je ne me permettrais en aucun cas. Quoi qu’il en soit, j’attends d’une minute à l’autre l’annonce par les éditions Bragelonne de la traduction française de la novellisation sous la plume de RE Feist.</p>
<p>Voué mais bon, on est au cinoche bordel, pas dans notre pieu à écouter Mémé nous raconter une histoire ! C’est vrai quoi !<br />
Comment ça, si ? Vraiment ? Ah bon.<br />
En lieu et place de cinéma, on a quand même droit à – comme dans les précédents film de Shyamalan – à une mise en scène soignée à défaut d’être surprenante, épicé par-ci par-là de petites fantaisies (hop ! petit ralenti ! hop ! petit secouage de caméra !) dont on se serait passé nous autres cinéphiles de bon goût. Certes, certes, en bon disciple d’Hitchcock dont il pompe le meilleur comme le pire, Shyamalan fait preuve d’une aptitude à utiliser le son de façon parfaitement désastreuse, mais rien de nouveau finalement. Et pis vous avez rien compris vous autres, Shyamalan c’est pas un réalisateur, c’est un raconteur d’histoires, alors maintenant on se calme et on écoute Mémé avant que son Alzheimer ne lui fasse définitivement perdre la boule.</p>
<p>Donc faute de mieux, on repasse par la case scénar, encore une fois pleine de twist jusqu’à l’indigestion. L’histoire étant écrite dès le début (bawé, la légende se réalise et tout et tout), je me demande bien l’intérêt de tout ce battage, si ce n’est faire en sorte que le film tienne ses deux heures réglementaires. Mais il s’agit quand même de savoir qui-est-qui (Marie-Ange Nardi, ou êtes vous ?) du vaisseau, de la guérisseuse ou du gardien, donc le brave concierge qui à trouvé la nymphe fait le tour de l’immeuble pour dénicher la fameuse dream team. Et comme de bien entendu personne ne sera qui il croit et on a le droit à devinez quoi ? des twists. La plupart téléphonés à des kilomètres, le reste montés comme des <em>deus ex-machina</em>, tous inutiles.<br />
Et là on me dit que j’ai rien pigé, parce qu’en fait <strong>Lady in the Water</strong> est un film à message (ah bon ?). Donc je fais un paragraphe supplémentaire histoire d’aérer tout ça parce que ça commence à devenir le bordel.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://insecte-nuisible.com/images/lady-in-the-water-2.jpg" alt="" /></p>
<p>Parce que finalement on se rend bien compte que Shyamalan se contrefout de ses petits retournements scénaristiques à deux centimes, tout comme il est bien conscient du caractère stéréotypé de ses personnages et situations. Et que finalement tout ça n’est que prétexte pour parler, petit un, du cinéma et, petit deux, de la mission cosmique de Night Shyamalan (tatatin !)<br />
Petit un, le cinéma. Pour parler de cinéma, l’ami Night nous pose au milieu de cette basse-cour un critique de cinéma (caricatural encore une fois, mais on a dit qu’on en faisait abstraction), pendant stupide et prétentieux du personnage d&#8217;<strong>Incassable</strong> incarné par Samuel L Jackson, voyant lui aussi les films comme une succession de clichés et de ficelles scénaristiques. Et comme on l’a vu plus haut, ses fameuses prévisions se révèlent fausses. A l’artiste donc de se défaire de ces clichés et de les détourner joyeusement (ce qui entre nous ne change rien), en gros de slalomer. Pour finir, le gonze se fait salement boulotter par une bébête alors qu’il essayait de faire son malin. Que les critiques paranos et/ou égocentriques le prennent pour eux.<br />
Petit deux, M. Night Shyamalan. Pour la première fois dans son oeuvre (enfin, j’ai pas vu <strong>Signes</strong>, mais je ne pense pas que dedans ce soit le cas), Shyamalan acteur se réserve un rôle signifiant (sur-signifiant même). A savoir l’écrivain lié à la nymphe (par ailleurs nommée <em>Story</em>, pas innocent) et dont les écrits serviront de guide à l’humanité (qu&#8217;on pourrait là aussi relier au héros d&#8217;<strong>Incassable</strong>). Faut-il y voir une réminiscence (voir carrément une sévère deuxième couche) de la volonté de créer autour de sa personne un climat surnaturel et une atmosphère de mystère déjà au centre de <strong>The buried Secret</strong> ? Shyamalan messager des dieux, on aura tout vu.</p>
<p>Bon, sur ce on se calme et on réfléchi.<br />
Qu’est ce qui nous reste de ce <strong>Lady in the Water</strong> noyant l’ondine dans son bouillon, incompréhensible pour du vent et fier de l’être ? Peut-être rien d&#8217;autre qu’une stupide fable pour enfants à la stupéfiante naïveté et dans laquelle la féerie comme la magie sont aux abonnés absents. Reste alors pour les exégètes en tout genre de s’acharner sur ce que ce film peut bien vouloir dire, s’escrimer à trouver un sens où il y en a pas, se planter joyeusement là où il y en a un et s’embrouiller dans ses tournicotons tournicota crétinoïdo-mystico-scénaristiques, le tout sous le regard d’un Night Shyamalan qui doit bien se marrer.<br />
En tout cas c’est ce que je ferais à sa place. D’ailleurs, en pondant cet article puis en vous disant finalement que tout ce que j’ai pu y écrire c’est de la merde, je marche en quelque sorte dans ses traces. Et croyez-moi sur parole, je me marre.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://insecte-nuisible.com/images/lady-in-the-water-3.jpg" alt="" /></p>
<p>Euh&#8230;</p>
<p>Juste une dernière chose.<br />
Après la scène d’introduction sur fond de légende crétine, le film s’ouvre sur un joli petit cul. Et quand le spectateur apprend que le popotin en question appartient à une certaine miss Choi Yung-Soon, ses hormones de korean-lover s’agitent terriblement. Enfin, jusqu’à ce qu’il voit la face de la miss, dont on peut dire qu’elle est nettement moins engageante que la fesse. Et un moment j’ai failli croire aux pouvoirs magiques de Nigth Shyamalan, ou le seul gars au monde fichu de nous trouver une coréenne moche, jusqu’à ce que – après plus amples investigations – il s’avère que pour le rôle il nous a casté une chinoise à peine coréenne née à LA (c’est ça qu’est si bien dans le cinéma, finalement tout s’explique).<br />
Et si ça c’est pas la preuve que Night Shyamalan n’a rien compris, ni à la vie ni au cinoche, je ne sais plus à quel saint me vouer&#8230;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss></wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

