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	<title>Insecte Nuisible &#187; Tsui Hark</title>
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	<description>Le cinéma qui grouille</description>
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		<title>Festival du cinéma asiatique de Deauville 2009</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Mar 2009 20:53:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Epikt</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Au programme : All around us (Hashiguchi Ryosuke, 2008), Breathless (Yang Ik-June, 2008), Chant des mers du sud (Marat Sarulu, 2008), Claustrophobia (Ivy Ho, 2008), L’Enfant de Kaboul (Barmak Akram, 2008), Members of the Funeral (Baek Seung-Bin, 2008), Naked of Defenses (Ichii Masahide, 2008), The Schaft (Zhang Chi, 2008), Trivial Matters (Pang Ho-Cheung, 2007), Fireball (Thanakorn Pongsuwan, 2009), The Chaser (Na Hong-Jin, 2008), The divine Weapon (Kim Yoo-Jin, 2008), The Moss (Derek Kwok, 2008), The Sniper (Dante Lam, 2007), 24 City (Jia Zhang-Ke, 2008), All about Women (Tsui Hark, 2008), Jay (Francis Xavier Pasion, 2008), Secret Sunshine (Lee Chang-Dong, 2007) et Yamagata Scream (Takenaka Naoto, 2009)]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Films de l’Ici et du Maintenant, ep.8</strong><br />
(<a title="ep.7" href="http://insecte-nuisible.com/fim-ete-2008/350/">lire l’épisode précédent</a>)<br />
et/ou<br />
<strong>Films de l’Ailleurs et du Pas-tout-de-Suite, ep.6</strong><br />
(<a href="http://insecte-nuisible.com/retrospective-shochiku-septembre-2008/">lire l’épisode précédent</a>)</p>
<p>Avant de continuer avec la deuxième partie de la critique de <a title="Ten Nights of Dream" href="http://insecte-nuisible.com/ten-nights-of-dream-omnibus-nikkatsu-2006-1/222/">Ten Nights of Dream</a>, un petit retour sur cette ensoleillée et médiocre onzième édition du festival du film asiatique de Deauville. Ca va me permettre entre autres de déterrer provisoirement mes fameux films de l’<a title="Films de l'Ici et du Maintenant" href="http://insecte-nuisible.com/ici-et-maintenant/">Ici et du Maintenant</a> et de l’<a title="Films de l'Ailleurs et du Pas-tout-de-Suite" href="http://insecte-nuisible.com/ailleurs-et-pas-tout-de-suite/">Ailleurs et du Pas-tout-de-Suite</a>, délaissés depuis longtemps et qui retournent immédiatement à leur léthargie.<br />
D’ailleurs, pourquoi cette catégorie bâtarde ? Simplement parce qu’on ne peut que déplorer qu’un festival, alors qu’il devrait être un espace d’exploration et de découverte de films rares et inattendus, devienne un lieu d’avant-premières de films qui sortent en salles ou DVD dans les mois qui viennent&#8230; il doit en avoir au moins quatre dans le lot (je vous rassure de suite, <strong>My dear Enemy</strong> n’est pas dans la liste) et si ça se trouve j’en loupe. D’autant plus gênant que le nombre de salles de projection a été réduit, difficile alors que ne pas penser que chaque <strong>Chaser </strong>ou<strong> 24 City</strong> programmé c’est un film qui apporte vraiment un plus à la sélection qui ne l’est pas (le nouveau Sono Sion ? Ishii Katsuhito ?). Sans même aller chercher sur le plan il est vrai subjectif de la sélection proprement dite, bien paresseuse. Enfin&#8230; sur ce sujet je vous laisse lire <a title="on touche le fond [nihon-eiga]" href="http://nihon-eiga.over-blog.com/article-29092203.html">l’article de Guillaume</a> et je m’attelle aussitôt au compte-rendu des films.<br />
En vous prévenant tout de même que, comptant à l’origine ne rien écrire, j’ai pris aucune note de la semaine et que ça risque d’être parfois folklo et/ou expédié. Les films dont le titre est suivi d’un astérisque sont ceux que j’avais déjà eu l’occasion de voir (en salle, en DVD, ou téléchargés comme un porc par torrent) et que je ne suis pas retourné voir.</p>
<p><img src="http://insecte-nuisible.com/images/all-around-us-1.jpg" alt="" /></p>
<div class="legende">Des gens qui dorment par terre, Epikt ne peut qu’aimer</div>
<p><span class="titrerevue">Compétition officielle</span></p>
<p><a name="around"></a><strong>All around us</strong> de Hashiguchi Ryosuke : hasard de l’ordre alphabétique, on commence par le dernier film vu. Et bon film en plus, même si après une entame très enlevée le film se plombe un peu au bout d’une vingtaine de minutes. La faute à un enfant mort né (ce qui devrait être interdit par la charte de la bonne conduite cinématographique) qui entraîne les personnages et le film dans la dépression. Heureusement le film reprend du poil de la bête sur la dernière heure en même temps que le couple retrouve ses marques. Et ça se finit bien, donc c’est chouette.<br />
En passant, une ou deux remarques que la mise en scène de Hashiguchi, principalement composée de longs plans séquences. La preuve que de temps à autre j’aime ça – quand cela est fait avec une certaine sensibilité et un talent d’écriture, pas uniquement parce qu’on trouve cool de montrer un type qui fume une clope en entier. D’ailleurs, le meilleur de tous (un des plus marquants en tout cas)(et, parce que ses effets jouent dessus, peut-être bien justement du fait de sa longueur)  est parmi les plus longs, une dizaine de minutes sans doute. On y voit notamment en arrière plan deux enfants qui chahutent et on devine bien qu’ils vont casser quelque chose (on se doute même de ce que cela va être), on y fait donc attention tout en suivant la discussion des adultes en premier plan. Mais le moment venu Hashiguchi braque l’attention du spectateur (pourtant vigilant) sur autre chose, de manière à ce que la casse prenne au dépourvu et surprenne malgré tout. Et le plan continue.<br />
Pour finir, le film comporte pas mal de scène de tribunal (autre chose qui devrait être interdit par la charte de la bonne conduite cinématographique) et ma foi celles-ci sont très belles ! Cela mérite d’être signalé. Le problème des scènes de tribunal dans les films, c’est qu’elles sont souvent là comme espace de débats et de déclamations, principalement focalisées sur le texte et le contenu purement informatif, en deux mots c’est hyper balourd. Dans <strong>All around us</strong> le personnage est dessinateur d’audience, croquant sur le vif le procès, et Hashiguchi relègue en arrière plan l’aspect purement judiciaire pour braquer son regard sur le public, sur des petits détails (splendide scène où le personnage observe les chaussures des gens), sur les réactions aux événements plutôt qu’aux événements eux-mêmes,&#8230; parti pris gagnant si vous voulez mon avis, qui mériterait d’être généralisé même dans les cas où le scénario n’appelle pas ce genre de regard.</p>
<p><a name="breathless"></a><strong>Breathless</strong> de Yang Ik-June : Assez rigolo ce <strong>Breathless</strong>, puisque les trois premiers quarts du métrage sont une succession quasiment ininterrompue d’insultes, de crachats et de coups de points dans la gueule ; tout le monde insultant tout le monde et tapant sur tout le monde. Une habitude dans le cinéma coréen diront certains, mais « oui, mais non ». Parce que là c’est quand même hyper poussé (ce qui n’est pas une qualité en soit, et qui par certains cotés dessert le film en le rendant un peu nawak), mais surtout parce que <strong>Breathless </strong>m’a semblé bien moins aseptisé et lisse qu’un bon paquet de films coréens récents montrant pourtant le même genre d’actes. Il y a dans le film un coté brutos qui rappelle le cinéma des années 90, un peu branquignol mais beaucoup plus vivant. Et parce qu’enfin, émergent au milieu de chaos méprisant et vantard quelques pointes d’humanité plutôt justes.<br />
<strong>Breathless </strong>aurait donc pu faire office de chouette surprise si (en plus de déjà tomber dans le mauvais goût au court du film à l’occasion de deux flashbacks ridicules) la fin n’était pas aussi naze. Non mais franchement, que le caïd se fasse assassiner pile poil le jour où il décide de prendre un taf honnête et que son neveu l’attend pour son spectacle scolaire de fin d’année, un peu comme dans le <em>drama </em>du samedi aprèm sur KBS, qui peut prendre ça au sérieux ?<br />
Prometteur donc, mais raté quand même.</p>
<p><a name="chant"></a><strong>Chant des mers du sud</strong> de Marat Sarulu : film <em>Ushuaia </em>très typé festival, avec des beaux paysages de la steppe dedans, des chevaux, la liberté tout ça&#8230; le pire c’est que c’est même pas dégueulasse, mais ça a beaucoup trop une tête de film pour bobos en soif d’exotisme.<br />
Reste que selon toute vraisemblance il s’agit de mon premier film kirghiz, ce qui se fête.</p>
<p><a name="claustro"></a><strong>Claustrophobia</strong> de Ivy Ho : le film se présente sous la forme de flashbacks successifs, ce qui peut être une bonne idée (dans <strong>Peppermint Candy</strong> par exemple, ou encore <strong>Irréversible</strong>) mais qui sonne ici comme un gimmick sans trop d’intérêt. Il manque en effet d’un vrai mystère ou d’un événement fort qui motiverait ce retour en arrière, car dans l’état actuel des choses le film n’y gagne rien et aurait été tout aussi bien monté dans l’ordre chronologique.<br />
Sinon ça se regarde (sans pour autant être mémorable), si on passe sur les scènes de pluie où les personnages font exprès d’être mouillés pour bien montrer combien ils sont tristes et malheureux.</p>
<p><img src="http://insecte-nuisible.com/images/trivial-matters-1.jpg" alt="" /></p>
<div class="legende">Du karaoke, Epikt ne peut qu’aimer</div>
<p><a name="kid"></a><strong>L’Enfant de Kaboul</strong> de Barmak Akram : ceux à qui le titre donne envie de voir le film peuvent arrêter de lire ce blog. De mon coté j’y suis allé quand même, mais seulement parce que j’avais rien à faire.<br />
Tout comme <strong>Chant des mers du sud</strong> c’est un film <em>Ushuaia </em>d’Asie centrale, mais bénéficiant en tant que film de pays en guerre d’un bonus « bonne conscience +10 », bonus doublé pour les adeptes du commerce équitable. Sinon, oui il s’agit de mon premier film afghan, mais à la sortie de la salle j’aurais préféré fêter un bon film.</p>
<p><a name="members"></a><strong>Members of the Funeral</strong> de Baek Seung-Bin : grosse déception pour un film qui avait du potentiel (après <strong>Breathless</strong>, une mauvaise habitude des films de nouveaux réals coréens). On y trouve en effet tout plein de choses bien, autant dans la mise en scène qui est plutôt pas mal que dans quelques trips bien déviants (du genre une gamine leucémique qui crache du sang dans un cahier pour faire une décalcomanie souvenir). Voilà seulement, le film se présente comme une mise en abyme de mise en abyme de mise en abyme, avec un air de « t’as vu comme je suis super intelligent et que t’y piges que dalle car mon film il est trop supérieur », ce qui à vrai dire ne mène un peu à rien si ce n’est à vouloir faire passer des vessies pour des lanternes.</p>
<p><a name="naked"></a><strong>Naked of Defenses</strong> de Ichii Masahide  : ça fait toujours du mal de dire ça d’un film japonais, mais déjà que c’est très cheap (ce qui n’est pas un défaut en soit) mais c’est surtout mené avec des gros sabots (frisbee mon amour !). En fait le film doit surtout servir de vidéo souvenir au réalisateur puisqu’on y voit sa femme, actrice principale, accoucher en frontal. J’attends avec impatience le numéro deux avec les premiers pas du gamin (quoi que le sixième, porno gay intimiste dépeignant son<em> coming-out</em> et son dépucelage dans un marché au poisson, s’annonce lui aussi bien cool).</p>
<p><a name="schaft"></a><strong>The Schaft</strong> de Zhang Chi : encore un film de « pays pauvre » du genre que les élites intellectuelles bien-pensantes françaises aiment bien, sur des gens dans un village minier de Chine occidentale cette fois (à croire que chaque édition du festival a <a title="La petite fille de la terre noire" href="http://insecte-nuisible.com/la-petite-fille-de-la-terre-noire-jeon-soo-il-2007/205/">son film de mineurs</a>). C’est pas forcément folichon mais cela a toujours plus de gueule que Chant des mers du sud et <strong>L’Enfant de Kaboul</strong> : certes il faut se taper une première partie plus lourdingue que le reste (symboles à-la-con <em>inside</em>) mais ponctuellement le film touche juste (la toute dernière séquence par exemple). C&#8217;est donc pas si mal.<br />
N’empêche que je cautionne pas pour autant. Perso j’aurai sabré le chapitrage, bancal et inutile, pour fusionner les trois histoires en une seule – mais c’est du détail. Le gros problème est que le film fait tout pour contenir la moindre émotion, ne rien laisser échapper (ce qui, en langage journalistique s’appelle une « douleur sourde », souviens-t-en z’en), à adopter le regard le plus détacher possible. Dès lors on a le droit de s’en foutre, non ?</p>
<p><a name="trivial"></a><strong>Trivial Matters</strong> de Pang Ho-Cheung : mon préféré du festival (cela dit, je n’en ai vu que deux de vraiment bons), un film à sketchs un premier temps comique et absurde, se défaisant progressivement de ces deux étiquettes en cours de route. Des films à sketch il est coutume de dire que tout ne vaut pas, et c’est sans doute un peu vrai pour <strong>Trivial Matters</strong>, mais grosso-modo tout est bon. Faut dire que j’ai particulièrement aimé le segment avec les deux amies d’enfance (le cinquième) qui n’est visiblement pas du goût de tout le monde (c’est le plus long et le seul dépourvu d’humour). Mais il y a des scènes de karaoke (je suis obligé d’aimer) et du coup c’est mon préféré après le premier sketch (splendide film qui confronte les confessions à un sexologue de deux amants, faisant ressortir des malentendus toujours très drôles). Qui plus est c’est très bien mis en scène, ce qui était rare cette semaine abonnée aux trucs plan-plan.</p>
<p>Pas vus : <strong>Firaaq </strong>(un film indien, à-la-con sans aucun doute) et <strong>Island Etude</strong> (avec un sourd qui fait le tour de Taiwan à vélo, ahah).</p>
<p><img src="http://insecte-nuisible.com/images/fireball-1.jpg" alt="" /></p>
<div class="legende">Des scènes de pluie, Epikt ne peut que <span style="text-decoration: line-through;">aimer</span> trouver ça lourd</div>
<p><span class="titrerevue">Action Asia</span></p>
<p><a name="fireball"></a><strong>Fireball</strong> de Thanakorn Pongsuwan : film de basketball de combat, incroyablement crétin et incroyablement nul, farci des séquences nunuches à trois sous, cadré par un aveugle et monté par un creutzfeldt-jakobien. Par contre c’est hyper bourrin, ça fait donc plaisir, et au coeur de cette sélection où tout était joué d’avance j’aurais bien aimé qu’un jury de sales gosses le récompense en lieu et place de <strong>The Chaser</strong>.</p>
<p><a name="chaser"></a><strong>The Chaser</strong> * de Na Hong-Jin : un thriller coréen <em>post-<strong>Oldboy</strong></em> tout ce qu’il y a de plus classique mais plutôt correct dans son genre, sans doute même le moins pire de tous ceux que j’ai pu voir ces dernières années.<br />
Cela dit sa sélection ici laisse songeur. Un premier temps parce que le film avait déjà été projeté à de multiples reprises et sort la semaine d’après. Mais surtout parce que sans véritable challenger tout ça ressemble plus à une entreprise promo lui garantissant un prix à coller sur l’affiche.</p>
<p><a name="weapon"></a><strong>The divine Weapon</strong> * de Kim Yoo-Jin : grande fresque historique où on apprend comment les coréens ont inventé une sorte de baliste à propulsion (histoire vraie, patati patata) pour défendre la patrie contre ces bâtards de chinois. C’est mou et sans grand intérêt, et bien évidemment plombé par le patriotisme gerbant typique de ce genre de productions.</p>
<p><a name="moss"></a><strong>The Moss</strong> de Derek Kwok : une ouverture splendide avec de plans de ouf de Hong-Kong, mais pas de bol le film part en sucette au bout d’une vingtaine de minutes. Et retour aux ingrédients de base : nian-nianseries, violence démonstrative et montage épileptique&#8230; mais pas autant que <strong>The Sniper</strong>.</p>
<p><a name="sniper"></a><strong>The Sniper</strong> de Dante Lam : une des pires bouses du festival, encombré de poncifs absolument splendouillets, mis en scène avec les tongs avec plein d’effets à la mords-moi-le-noeud (dont un magnifique <em>bullet-time</em> suivant une balle de fusil qui percute une pièce de monnaie, pièce qui tourbillonne dans les airs avant que la caméra ne passe à travers le trou percé par la balle)(le film préféré du réalisateur doit être <strong>Piège à Hong-Kong</strong>). Et fait malheureusement parti de ces nanars qui sont plus rigolos à se rappeler la stupidité que durant la projection, particulièrement ennuyeuse (sauf peut-être pour ceux qui aiment quand Edison Chen prend des poses).</p>
<p><img src="http://insecte-nuisible.com/images/all-about-women-1.jpg" alt="" /></p>
<div class="legende">Une fille à lunettes et coiffure Mireille Mathieu, Epikt ne peut qu’aimer</div>
<p><span class="titrerevue">Panorama</span></p>
<p><a name="24"></a><strong>24 City</strong> de Jia Zhang-Ke : intéressant parce que mélangeant sans complexe témoignage et fiction, conscient que l’un n’est pas plus vrai ou faux que l’autre. Du coup on se demande quand même ce qui le pousse à monter son film comme des entretiens en longs plans-séquences fixes, cadrés sans particularité et au final franchement chiants (à tel point qu&#8217;on se demande parfois si c&#8217;est pas avec ce film qu&#8217;on torture les dissidents politiques). Les mêmes textes en voix-off sur des vraies images (ce qui est parfois fait) aurait eu vachement plus de gueule, mais voyez-vous ça fait pas assez « film d’auteur ».</p>
<p><a name="women"></a><strong>All about Women</strong> de Tsui Hark : c’est nunuche et con comme une comédie romantique HK peut l’être, mais ça fonctionne pas mal (même si avec Tsui Hark aux manettes on aurait pu l&#8217;espérer plus perché). Le film suit trois personnages dont deux plutôt cool – une nerd atteinte de crispation paralysante dès qu’un homme la touche qui met au point des patch de phéromones pour qu’on tombe amoureux d’elle et une punkette persuadée d’être la petite amie d’un chanteur à la mode – mais je ne sais pas trop pourquoi on ne s’y accroche pas vraiment. Mais si comme moi vous êtes tolérant à ce genre de chose ça devrait passer (ou pas).<br />
Un mot quand même sur quelque chose qui m’énerve sérieusement et qu’on retrouve trop souvent dans ce genre de productions commerciales à la con, les soi-disant rockeurs et autres marginaux qui font de la musique pour adolescentes. Voilà qui me laisse sceptique, mais que puis-je y faire s’ils sont heureux avec leurs lieux alternatifs sponsorisés par des multinationales ?</p>
<p><a name="jay"></a><strong>Jay</strong> de Francis Xavier Pasion : décidément, dès qu’on sort du gros bis qui tache j’ai vraiment pas de bol avec le cinéma philippin, <strong>Jay </strong>se révélant le film LOL du festival. L’idée pouvait être drôle, puisqu’il s’agit d’une équipe de télé qui suit le deuil de la famille d’un bonhomme assassiné de la manière la plus racoleuse possible. Malheureusement la critique de la télé poubelle est bien trop convenue pour faire mouche. Et non content de finalement se résumer à 90 minutes de lamentations simulées le film se paye de luxe d’être tourné en bétacam toute pourrie.<br />
Signalons quand même LE moment fort du film, lorsqu’un petit poussin innocent décède écrasé par un couvercle de cercueil et que l’équipe de télé se fait une séance de photo kawaii avec son cadavre.</p>
<p><strong>My dear Enemy</strong> * de Lee Yoon-Ki : je reviendrai prochainement sur ce film plus en détail, mais c’est sans contestation possible le meilleur film projeté durant ces cinq jours.</p>
<p><a name="secret"></a><strong>Secret Sunshine</strong> * de Lee Chang-Dong : film honnête mais beaucoup trop paresseux, se reposant sur son scénar et ses acteurs. Pour plus de détails je vous invite à lire <a title="Secret Sunshine [cinémasie]" href="http://www.cinemasie.com/fiche/oeuvre/secretsunshine/critiques.html?showext=1#Epiktistes">ce que j’avais écrit sur Cinémasie</a> il y a un peu moins d’un an.</p>
<p><a name="scream"></a><strong>Yamagata Scream</strong> de Takenaka Naoto : LA déception du festival, puisqu’il s’agissait du seul à être vraiment alléchant sur le papier (des écolières et des zombies, forcément) mais peine à convaincre. Il peine à tenir le rythme surtout, car ça commence très bien. Lycéennes <em>kawaii</em>, de l’outrance à chaque instant, des gros délires bien régressistes,&#8230; alors ça oui, ça n’a pas la finesse d’un <strong><a title="Nice no mori" href="http://insecte-nuisible.com/nice-no-mori-ishii-katsuhito-feat-aniki-miki-shunichiro-2005/181/">Funky Forest</a></strong>, mais ça fait du bien par où ça passe (c’est fin <strong>Funky Forest</strong> ? me demande le lecteur outré). Le problème c’est qu’après une première moitié bien chouette le film s’écrase comme un gros soufflé, allant même s’enliser dans des clichés inutiles (cherchant peut-être à approfondir les personnages ? rien à battre !). Et surtout, on n’y trouve ni gros gore qui tache, ni plan culotte, ce qui pour un film de zombies avec des lycéennes est une aberration cosmique.</p>
<p>Pas vus : <strong>A frozen Flower</strong> (film historique coréen avec parait-il du cul dedans), <strong>Beasty Boys</strong> (film de gigolos coréen avec semble-t-il du cul dedans), <strong>Departures </strong>(oscar du film étranger, quelque part ça me fait peur) et <strong>Gochu le violoncelliste</strong> (un jour va falloir m’expliquer ce qui passe par la tête des programmateurs).</p>
<p><img src="http://insecte-nuisible.com/images/my-dear-enemy-1.jpg" alt="" /></p>
<div class="legende">Un film de Lee Yoon-Ki avec Jeon Do-Yeon qui fait la gueule, Epikt ne peut qu’aimer</div>
<p><span class="titrerevue">Hommage à Lee Chang-Dong et Regards sur Lee Yoon-Ki</span></p>
<p>Un petit mot, même si je ne suis pas retourné voir les films, sur le coup de projecteur sur deux cinéastes coréens.<br />
Lee Chang-Dong, sans être de mauvais goût, est un choix prout-prout. « Auteur » mais pas mal du tout quand même, c’est le choix de la sécurité. Un peu désespérant quand on sait que tous ses films sont déjà sortis en France et on eu une certaine visibilité. Prout-prout quoi. Quitte à rendre hommage à un grand réalisateur coréen, je vais vous faire un programme moi : hommage à Jang Sun-Woo, avec ses vieux films relativement invisibles (<strong>Seoul Jesus</strong>, <strong>Age of Success</strong>, <strong>Lovers in Woomukbaemi</strong>, <strong>To you from me</strong> et <strong>A Petal</strong>), <strong>Cinema on the Road</strong> et le montage long de <strong>Timeless bottomless bad movie</strong>. Et s’il y a de la place, pour me faire plaisir, <strong>Hwaeom-kyung</strong>. Ça ça a de la gueule, et c’est utile en plus, plutôt que de projeter des films que tout le monde a déjà vu, ou au pire déjà entendu parler et de toute façon peut se procurer facilement.<br />
Par contre, et même si c’est un peu du réchauffé (deux de ses films ont déjà été montrés, et récompensés, à Deauville), la projection des films de Lee Yoon-Ki ne peut que me faire plaisir. Reste à savoir si cela va permettre de faire rentrer dans la tête des gens que Lee Yoon-Ki est de loin le meilleur réalisateur coréen de ces dernières années et qu’il serait pas mal de sortir <a title="Ad-Lib Night" href="http://insecte-nuisible.com/ad-lib-night-lee-yoon-ki-2006/33/"><strong>Ad-Lib Night</strong></a> ou <strong>My dear Enemy</strong> en France, plutôt que <a title="La petite fille de la terre noire" href="http://insecte-nuisible.com/la-petite-fille-de-la-terre-noire-jeon-soo-il-2007/205/"><strong>La petite fille de la terre noire</strong></a> ou <strong>A Tale of legendary Libido</strong>.</p>
<p><img src="http://insecte-nuisible.com/images/kim-kkot-bi-1.jpg" alt="" /></p>
<div class="legende">De la choupiness et des joues, Epikt ne peut qu’aimer</div>
<p><span class="titrerevue">Ze Palmarès</span></p>
<p>Prix Mac Gyver de la geekette sexy : je ne sais plus qui dans <strong>Yamagata Scream</strong>, pour avoir fabriqué un pisto-laser avec un téléphone portable et un tank avec un motoculteur<br />
Prix du flashback moisi et de la fin merdique dans un film pourtant pas mal : <strong>Breathless</strong><br />
Prix de la technique de drague qui tue : Edison Chen dans <strong>Trivial Matters</strong><br />
Prix du petit poussin involontairement sacrifié sur l’autel de l’art : <strong>Jay</strong><br />
Prix des scènes de tribunal qu&#8217;elles sont même pas pourrites : <strong>All around us</strong><br />
Prix de vrac de la gamine leucémique qui crache des glaviots, du cadavre qui régurgite et du polaroïd d’animaux morts : <strong>Members of the funeral</strong><br />
Prix de l’actrice choupinette et joufflue : Kim Kkot-Bi dans <strong>Breathless</strong></p>
<div class="note">Copinage : en plus <a title="on touche le fond [nihon-eiga]" href="http://nihon-eiga.over-blog.com/article-29092203.html">celui de Guillaume sur Nihon-Eiga</a>, vous pouvez aussi lire <a title="Compte-rendu Deauville 2009 [dooliblog]" href="http://dooliblog.com/2009/03/16/compte-rendu-deauville-2009-competition/">le compte rendu de Pierre sur le Dooliblog</a>.</div>
<div class="note" style="text-align: right;"><a href="http://insecte-nuisible.com/cannes-2009-1/">Episode suivant des F.A.P.S.</a></div>
<div class="note">
<p>Images : All around us, Trivial Matters, Fireball, All about Women, My dear Enemy, Kim Kkot-Bi</p></div>
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		<title>F.A.P.S. mars 2008</title>
		<link>http://insecte-nuisible.com/faps-mars-2008/</link>
		<comments>http://insecte-nuisible.com/faps-mars-2008/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 03 Apr 2008 16:04:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Epikt</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Ailleurs et Pas-tout-de-Suite]]></category>
		<category><![CDATA[Chang Cheh]]></category>
		<category><![CDATA[Don E. FauntLeRoy]]></category>
		<category><![CDATA[Michael Keusch]]></category>
		<category><![CDATA[Philip Cook]]></category>
		<category><![CDATA[Steven Seagal]]></category>
		<category><![CDATA[Tsui Hark]]></category>

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		<description><![CDATA[Au programme : Despiser (Philip Cook, 2003), Terrain miné (Steven Seagal, 1994), Vol d’enfer (Michael Keusch, 2007), Today you die (Don E. FauntLeRoy, 2005), Un seul bras les tua tous (Chang Cheh, 1967), Le Bras de la Vengeance (Chang Cheh, 1969), La Rage du tigre (Chang Cheh, 1971) et The Blade (Tsui Hark, 1996).]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Films de l’Ailleurs et du Pas-tout-de-Suite, ep.2</strong><br />
(<a title="ep.1" href="http://insecte-nuisible.com/faps-fevrier-2008/374/">lire l’épisode précédent</a>)</p>
<p>La revue du mois de mars est un peu maigre et ne fait pas forcément dans l&#8217;intellectuel, mais que voulez vous&#8230; Même pas de films japonais, quelle déception ! J’ai pourtant revu (entre autres) <a title="Suicide Club" href="http://insecte-nuisible.com/suicide-club-sono-sion-2002/153/"><strong>Suicide Club</strong></a> et <strong>Noriko’s Dinner Table</strong> de Sono Sion qui sont enfin sortis en DVD, mais je vous en parle(rai) en longueur.<br />
Et pis faut vous dire que pour toi lecteur je ne sélectionne que les morceaux les plus tendres !</p>
<p><span class="titrerevue">L’OFNI du mois !</span></p>
<p><a name="despiser"></a>Quand je suis d’humeur masochiste et en attendant la <a title="Nuit Excentrique 3" href="http://insecte-nuisible.com/compte-rendu-bordelique-d%E2%80%99une-nuit-excentrique-troisieme-du-nom/248/">nuit excentrique</a> je me fait un ch’tit nanar, et ce jour là l’heureux élu fut <strong>Despiser </strong>de Philip Cook (respect : ce gars a été chef-op de Godfrey Ho !!!), petit film hallucinant plein d’effets spéciaux flashouilles dans tous les sens. Imaginez un peu si <strong>Starwars ep.1</strong> n’avait bénéficié que d’un budget de 35 000 dollars au lieu de 115 millions. Bah <strong>Despiser </strong>c’est comme ça, le film a effectivement été tourné avec 35 000 dollars et contient à peu de chose près autant d’effets spéciaux numériques que <strong>La Menace fantôme</strong> ! Même les feux de camp sont réalisés en CGI, ce type est un gros malade ! Forcément c’est über moche et on dirait une cinématique d’un jeu vidéo Playstation (la première). Et pis l’histoire est une brin conne, les dialogues débiles, les acteurs parait-il pas mal mais les doubleurs relèvent le niveau (on se comprend) et les gros monstres sont tous moches. Du tout bon. Pendant que vous y êtes, lisez <a title="interview philip cook [nanarland]" href="http://www.nanarland.com/interview/interview.php?id_interview=philipcook&amp;vo=&amp;page=1">l’interview que Cook a accordé à Nanarland</a> pour vous rendre compte combien ce type est un gros geek – cad dans le genre passionné naïf qui fait plaisir à voir, en même temps qu’il fait des mauvais films qui font passer la SF pour un genre d’adolescents attardés.</p>
<p><img src="http://insecte-nuisible.com/images/terrain-mine-1.jpg" alt="" /></p>
<div class="legende"><strong>Terrain miné</strong> (Steven Seagal, 1994)</div>
<p><span class="titrerevue">Cassage de genou intensif avec Steven !</span></p>
<p><a name="mine"></a>Oué parce que parfois j’ai comme une envie de films bien basiques, et dans ce genre de moment Steven est mon ami. J’ai donc commencé avec le flamboyant <strong>Terrain miné</strong>, de et avec Steven Seagal qui se paye tout de même un film de luxe avec des hélicoptères et un tournage en Alaska, tout ça pour faire exploser des raffineries de pétrole. Et oui, Steven y est spécialiste en explosifs et se frite contre des méchantes multinationales qui polluent le pays des esquimaux. Et donc après avoir tout fait péter, avoir séduit la fille du chef de la tribut du coin, avoir fait du cheval et s’être battu à mains nues contre un ours, Steven se paye quinze minutes de tribune pour expliquer que les méchants sont méchants et que nos vies et celle du plancton valent plus que leurs profits. Car pour ceux qui ne le savent pas encore, Steven Seagal est un artiste engagé.<br />
<a name="vol"></a>On continu avec <strong>Vol d’enfer</strong> de Michael Keusch un opus récent (2007) de la filmo du grand Steven, avec de méchants terroristes qui volent un avion furtif top-secret. Forcément « il n’y a qu’un homme pour les arrêter » et cet homme c’est Steven. Ça commence pas hyper passionnant avec des scènes d’avion à rallonge, mais le film va constamment en s’améliorant. Steven commence par pratiquer la légitime attaque contre des voyous qui ont eu la mauvaise idée de braquer la supérette où il faisait ses courses, avant de partir en Afghanistan pour empêcher les vilains de balancer des bombes bactériologiques sur le monde civilisé. Des bombes que même que si elles explosent au dessus de l’Europe elles contaminent le monde entier en 48h chrono plus vite que La Redoute, ce qui n’empêche pas les généraux responsables de la mission d’envoyer un escadron de bombardiers pour détruire la base terroriste en cas d’échec de la mission. Alors là deux solutions : soit si une bombe bactériologique explose dans se genre de pays sous-développé la contamination s’arrête aux frontières du monde musulman, soit les généraux en question sont hyper intelligents et savent parfaitement que Steven n’échoue jamais ! Le film est comme ça, farci d’incohérences pire qu’une dinde de Thanksgiving avec des types qui disent le contraire de ce qu’ils disaient 20 minutes plus tôt, alignant les dialogues plus débiles tu meurs (« nous détectons une activité militaire intense ! » alors que trois pelots, vraiment trois pas un de plus, jouent à la guéguerre) et surtout enquille les <em>stock-shots</em> de l’US Air Force comme feu Bruno Mattei les extraits de doc animaliers dans <strong>Virus Cannibal</strong>. De toute façon vous vous doutez bien qu’un film avec Steven n’a pas la thune pour se payer un tournage avec des vrais avions militaires, déjà qu’ils en sont réduits à filmer ça en Roumanie – le spectateur observateur réalise alors que dans un film de Steven il y a des forêts avec des sapins au beau milieu de l’Afghanistan. Mais la magie du cinéma opère, car un mercenaire arabe y a pas plus simple à jouer : tu castes un roumain, tu lui mets un turban sur la tête et une kalachnikov dans les mains, tu le fais crier « yallah yallah » en tirant n’importe comment en faisant de grands gestes et le tour est joué ! Le spectateur observateur remarque aussi que la base qu’ils font exploser ne ressemble pas du tout à celle dans laquelle ils s’étaient battus jusqu’à présent, et que même qu’elle se trouve dans le désert, probablement filmée dans un pays du moyen orient – <em>stock-shot</em> militaire encore. Et si je rajoute que dedans y a une (malheureusement courte) scène de cul lesbienne, vous vous dites qu’il est difficile de résister à la tentation.<br />
<a name="die"></a>Et forcément, après un tel morceau, le pourtant prometteur <strong>Today you die</strong> (« aujourd’hui tu meurs », tout un programme) de Don E. FauntLeRoy fait pale figure. Pourtant Steven y fait encore des siennes, trucidant du trafiquant de drogue à tour de bras. Il y joue un gentil malfrat tentant de raccrocher et livrer une vie honnête, qui se fait embarquer malgré lui dans une embrouille qui foire, avec plein de millions à l’appui, et Steven se retrouve en taule avec les flics, les dealers et les ripoux qui veulent tous savoir où il a planqué le magot. Mais comme Steven est pas du genre à se faire enculer dans les douches, il pète la gueule à tout le monde et s’évade. Une fois dehors il pète la gueule à tout le monde et récupère le magot pour le donner à un foyer pour enfants handicapés. Quel grand coeur ce Steven !</p>
<p><img src="http://insecte-nuisible.com/images/the-blade-1.jpg" alt="" /></p>
<div class="legende"><strong>The Blade</strong> (Tsui Hark, 1996)</div>
<p><span class="titrerevue">Pas de bras, pas de chocolat !</span></p>
<p><a name="bras"></a>Je ne refuse jamais un peu de culture, me voilà donc m’attaquant au classique de wu-xia-pian que constitue parait-il la trilogie du sabreur manchot (<strong>One-armed Swordsman</strong>) de Chang Cheh. Ça commence par <strong>Un seul bras les tua tous</strong> (titre français très <em>pulp</em>, j&#8217;adore), histoire d’un orphelin élevé comme son fils par un maître en art martiaux, qui à la suite d’une embrouille avec d’autres élèves et la fille du maître se fait couper un bras. Laissé pour mort il est recueilli par une femme solitaire aux cotés de qui il refera sa vie, loin des arts martiaux. C’est sans compter sur le destin patata et la fidélité au maître qui le pousseront à reprendre les armes pour mettre une raclée au <em>bad guy</em> de service. Classique éternel parait-il, mais pas grand chose à se mettre sous la dent pour autant, tellement c’est mou dans sa mise en scène et ses chorégraphies ; ça fait plus penser à de la danse moderne qu’à du kung-fu.<br />
<a name="vengeance"></a>Bien plus rigolo est le deuxième volet, intitulé <strong>Le Bras de la vengeance</strong> et qui en est la suite directe. Le manchot, qui ne demande pas mieux que de cultiver ses patates tranquillement, se retrouve embarqué malgré lui dans une guerre contre sept seigneurs de la guerre. Là où le premier volet adoptait une trame classique autour d’une figure légendaire et dramatique, <strong>Le Bras de la vengeance</strong> est un pur produit pop : méchants charismatiques avec des armes <em>custom </em>et des techniques de combat de tarés, du sang par tonneaux et démasticage massif des suscités gros méchant pas beaux et de leurs armées. Pas crédible pour un sou, un brin ridicule parfois (aaahh !!! ses ennemis se déplaçant comme des kangourou shootés à l’hélium !)(en tout cas à présent je sais d’où sont pompées les techniques de combat des « elemet ninja » de l’indispensable <strong>Ninja: the final Duel</strong> de Robert Tai), voir même un brin naif-cul-cul sur certaines scènes (du genre on est des amis on se bat tous ensemble oué !), mais inconditionnellement divertissant.<br />
<a name="rage"></a>Le troisième et dernier volet, <strong>La Rage du tigre</strong>, est considéré par beaucoup comme un sommet du genre, mais encore une fois je vois pas trop pourquoi – enfin si, encore une fois je vois pourquoi, mais ça ne m’émeut pas plus que ça. Il s’agit en fait d’un pseudo remake du premier, avec un nouvel épéiste incarné par un nouvel acteur qui à la suite d’un duel perdu est contrait de se couper le bras et de se retirer des arts martiaux. Et comme d’hab il reprendra son sabre pour venger son pote dézingué par le même méchant très méchant. Le problème, c’est que après une première scène vraiment cool (un bonhomme qui trucide tout plein de gens, avant de devoir se couper lui même un bras) il se passe vraiment que dalle dans le film avant la scène finale qui voit enfin le <em>body count</em> grimper en flèche (mais de façon pas hyper exubérante non plus). Entre les deux, des scènes d’un intérêt variable tentant probablement d’approfondir le personnage et les intrigues, mais l’angle adopté dans le premier épisode (la loyauté vis-à-vis du maître qui entre en conflit avec son nouveau serment) me semble plus intéressant comme moteur dramatique que cette nouvelle approche (mettant en scène une amitié un brin cul-cul entre frères d’armes). Reste que <strong>La Rage du tigre</strong> est bien mieux réalisé qu’<strong>Un seul bras les tua tous</strong>.<br />
Mais je crains que de toute manière je n’adhère pas au cinéma chinois. Et la mythologie mise en scène dans le wu-xia-pian me laisse le plus souvent de marbre – ça vaudra jamais <a title="L'Enfant massacre" href="http://insecte-nuisible.com/baby-cart-lenfant-massacre-mizumi-kenji-1972/178/">un bon Baby Cart</a>.</p>
<p><a name="blade"></a>Mais cette rétrospective de la trilogie du sabreur manchot fut aussi l’occasion de regarder (ce que je n’avais toujours pas fait, la grosse honte pour moi) <strong>The Blade</strong> de Tsui Hark (réalisateur que j’affectionne tout particulièrement), remake de <strong>Un seul bras les tua tous</strong>, mâtiné ici et là d’éléments tirés de <strong>La Rage du tigre</strong>. Mais il va sans dire que c’est d’un tout autre niveau, c’est même un des plus grands pieds que j’ai pu prendre devant un écran depuis quelques lustres. En quelques mots : non seulement c’est hyper brutal, très noir et très beau, avec des <em>bad guys</em> trop classes, mais c’est surtout une leçon de mise en scène comme on en voit rarement, constamment expérimentale – un travail de la photo et des lumières totalement <em>out of this world</em>, des cadres et angles de prise de vue hallucinants, un montage de fou furieux,&#8230; bref quand tu regardes ça tu pleures tellement c’est beau et t’en viens presque à trouver <strong>Time &amp; Tide</strong> trop plat (ce qui serait quand même un blasphème passible d’interdiction à vie de lecture de ce blog). Me voilà donc réconcilié, pour un temps, avec le cinéma chinois.</p>
<p style="text-align: right;">Lire l’épisode suivant</p>
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		</item>
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		<title>F.I.M. janvier 2008</title>
		<link>http://insecte-nuisible.com/fim-janvier-2008/</link>
		<comments>http://insecte-nuisible.com/fim-janvier-2008/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 31 Jan 2008 06:34:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Epikt</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Au programme : The Return (Asif Kapadia, 2007), Shotgun Stories (Jeff Nichols, 2007), Death Sentence (James Wan, 2007), Smiley face (Gregg Araki, 2007), Filatures (Yau Nai Hoi, 2007), Triangle (Tsui Hark, Ringo Lam et Johnnie To, 2007), Aliens vs Predator : Requiem (Colin et Greg Strause, 2007), Reviens-moi (Joe Wright, 2007), Lust caution (Ang Lee, 2007), Le Roi et le clown (Lee Joon-Ik, 2005), La Graine et le mulet (Abdellatif Kechiche, 2007), It's a free World (Ken Loach, 2007), Dancing Queens (Darren Ashton, 2007) et Live! (Bill Guttentag, 2007).]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Films de l&#8217;Ici et du Maintenant, ep.1</strong></p>
<p>Je promets surtout pas que ceci devienne une chronique régulière. Je ne la promets encore moins exhaustive, car y a des films que j’oublie, parfois ne serait-ce que momentanément. Je promets pas non plus de tout détailler au dela du « c’est pourri » ou « c’est sublimissime ». Mais ça permettre de faire le point sur des trucs que j’ai pas pris le temps de chroniquer pour de vrai et avec un peu de bol ça vous donnera quelques idées&#8230; certains films étant encore en salles à l’heure qu’il est.</p>
<p>A tout seigneur tout honneur, le film qui a eu le privilège de commencer mon année en salle fut <strong>The Return</strong>, film parfait pour introduire la première catégorie de ce <em>rékapépète</em>.</p>
<p><span class="titrerevue">Les films bien mais pas top ou au contraire pas top mais bien, ce que les gens instruits appellent « en demi-teinte »</span></p>
<p><a name="return"></a><strong>The Return</strong> donc, de Asif Kapadia que je connais pas et avec Sarah Michelle Gellar que je <em>über-kiffe</em> (fan de <strong>Buffy </strong><em>inside</em>), film très recommandable sans être ni original ni transcendé par son traitement, mais à la réalisation plus que correcte, bien photographié et avec une bonne et jolie (et brune) actrice.<br />
<a name="gun"></a>Continuons dans le désordre par un autre film ayant pour décors l’Amérique rurale de péquenot mal dégrossis, avec <strong>Shotgun Stories</strong> de Jeff Nichols, histoire de fusil sans fusil (j’allais écrire sans histoire) qui emballera probablement les amateurs de cinéma du réel et du non tombage dans la facilité (quoique&#8230; je remarque d’ailleurs que dès qu’on donne un peu dans le social la critique est d’autant plus d’accord), mais de mon coté il m’est tombé des mains.<br />
<a name="sentence"></a>Avant-dernier film ricain de la sélection, lui aussi un peu <em>redneck </em>sur les bords, <strong>Death Sentence</strong> de James Wan avec le très cool Kevin Bacon. Film <em>redneck </em>uniquement sur les bords parfois plutôt croustillant, mais avec un coeur tout fondant à coup de ballades pop pour bien montrer que le monsieur il aime sa famille&#8230; disons que pour le début ça pouvait le faire, mais ensuite il me faut du cassage de bras. Je vais me refaire un Steven Seagal.<br />
<a name="smiley"></a>Un petit mot rapide du dernier film du pourtant très chouette Gregg Araki (regardez-moi <strong>Nowhere</strong>) avec la non moins chouette Anna Farris, le malheureusement assez décevant <strong>Smiley Face</strong>. Disons que ça se laisse voir, qu’il y a des idées un peu parfois, mais bon que voilà&#8230; 1h30 de caméra sur une fille complètement stone, le principe atteint rapidement ses limites.<br />
<a name="filatures"></a>Partons à présent de l’autre coté du globe, avec <strong>Filatures </strong>du hongkongais Yau Nai Hoi, ancien scénariste de Johnnie To qui passe pour la première fois devant la caméra. Scène d’ouverture bluffante, puis enfermement dans un film-récit classique.<br />
<a name="trio"></a>Hong Kong, c’est de là que vient notre dernier « coussi coussa movie » du mois, et pour le coup c’est une déception puisqu’il s’agit du très attendu <strong>Triangle</strong>, projet croisé de Tsui Hark, Ringo Lam et Johnnie To. Projet qui aurait justement mérité d’être croisé, plutôt que bêtement mettre les segments les uns à la suite des autres. Ils ont bien du s’amuser en tout cas, dommage qu’on s’amuse moins qu’eux.<br />
Puis comme bac tout France avec <strong>Eden Log</strong>, film pas top mais avec des choses dedans, voir <a title="Eden Log" href="http://insecte-nuisible.com/eden-log-franck-vestiel-2007/121/">ma chronique</a> pour plus de détails.</p>
<p><strong>Le lauréat du prix du « film bien mais pas top ou au contraire pas top mais bien » (oui, je viens d’inventer qu’il y aurait un prix pour récompenser un film dans chaque sélection, choisit au pif, avec mauvaise foi ou avec un peu de coeur) est donc :</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>The Return</strong><br />
(prix décerné pour d&#8217;évidentes raisons sentimentales)</p>
<p><img src="http://insecte-nuisible.com/images/the-return-1.jpg" alt="" /></p>
<div class="legende"><strong>The Return</strong> (Asif Kapadia, 2007)</div>
<p><span class="titrerevue">Les films tout pourrites que parfois c’en est même honteux</span></p>
<p><a name="aliens"></a>Entame avec un outsider modeste, <strong>Aliens vs Predator : Requiem</strong> de Colin et Greg Strause. Il fallait bien être deux pour réaliser ce monument d’absurdité. Bon, j’avoue qu’il y a des passages bourrins mais constamment en plan serré et avec trois plans par seconde que s’en est illisible. Reste à admirer la chouette galerie de portraits et l’admirable habileté des scénaristes qui non content de nous balancer des dialogues vraiment inédits réalisent un vrai tour de force sur le final « merde y nous reste 10 minutes pour boucler le film et les héros sont dans la grosse merde qu’on sait pas comment on va les en sortir sans employer une bombe atomique !!! »<br />
Expédions rapidement un autre chalenger sans grande prétention, les deux films tirés du manga <strong>Death Note</strong> dont <a title="Death Note" href="http://insecte-nuisible.com/death-note-death-note-2-kaneko-shusuke-2006/132/">je vous parlais y a pas si longtemps</a> et maintenant on peut attaquer les films vraiment bourrins, carrément prétentieux par moment, et avec de vrais chance de succès au palmarès.<br />
Cocorico la France est représenté (c’eut été étrange), entre autre par le désolant <strong>Frontière(s)</strong>, film qui aurait du être sous-titré « <a title="Frontière(s)" href="http://insecte-nuisible.com/frontieres-xavier-gens-2006/137/">je suis un ado en révolte contre l’injustice, le racisme et le F-Haine, j’aime <strong>Massacre à la tronçonneuse</strong> et je veux faire un film</a> ».<br />
<a name="reviens"></a>Viennent bien entendu les habituelles boursouflures historico-sentimentales, la première venant d’outre-Manche avec la délicieuse Keira Knightley à l’écran, j’ai nommé <strong>Reviens-moi</strong> de Joe Wright. Film qui contrairement à <strong>Orgueil et préjugés</strong> du même réal semble contenir quelques idées, notamment dans la narration, mais à chaque fois ça foire, ce qui n’est pas étonnant lorsque la moindre sophistication supposée consiste en fait à bien montrer au spectateur ce qu’il doit avoir vu. Signalons au passage un long plan séquence qui a du coûter une bagatelle de l’ordre du PIB du Burkina Faso, avec au moins 5000 figurants, des chevaux qui font les morts, une grande roue et une chorale patriotique.<br />
<a name="lust"></a>Ce film trouve néanmoins opposant à sa mesure en présence du nouveau film de Ang Lee : <strong>Lust Caution</strong>. Vous êtes déjà tombé dans une faille spatio-temporelle ? Non ? C’est l’occasion ou jamais, ce film de 2h30 est garanti le triple en temps subjectif ! En plus y a plein de scènes de cul, si ça c’est pas cool.<br />
<a name="roi"></a>Autre pâtisserie asiatique indigeste, <strong>Le Roi et le clown</strong> de Lee Joon-Ik, bête de festival et de box-office (en Corée hein, parce qu’en France sorti sur huit écrans il va pas faire long feu) ce qui n’étonnera personne puisqu’on a affaire au parfait avatar de la fresque vaguement grandiose qu’affectionne les jurys, pile poil entre rigueur auteurisante propre à satisfaire la critique et bouffonnerie sentimentale pour nourrir le public. C&#8217;est beau, c&#8217;est léché, c&#8217;est lisse, tout le monde est content et c’est la grande joie chez les vendeurs de pop-corn. Dire qu’ici on vend ça comme un « film d’auteur ».<br />
<a name="graine"></a>Continuons dans la rupture en attaquant les films réalisto-sociaux avec propos social lourdingue, avec le futur lauréat du césar 2008 du meilleur film, j’ai nommé <strong>La Graine et le mulet</strong> de Abdellatif Kechiche, film unanimement salué par la critique qui prouve une fois de plus qu’elle n’est qu’un ramassis de branquignoles ! Car non, créer deux trois personnages attachants et des dialogues confondants de naturel ne suffira jamais à faire un bon film ! Et ça n’excusera jamais de filmer 2h30 de repas de famille en cadrant constamment entre le menton et les sourcils ! Quand je pense qu’il y en a pour qualifier ce type de « filmeur hors pair », ça laisse sur le cul. Alain Spira, puisque c’est ainsi que se nomme notre oiseau, critique cinéma à Paris Match de son état (vous pourriez sourire devant ce très bel oxymore si ce gars n’était pas payé à écrire de telles conneries), se fend d’ailleurs d’<a title="une &Atilde;&copy;normit&Atilde;&copy; [paris match]" href="http://www.parismatch.com/parismatch/match-guide/match-cinema/la-graine-et-le-mulet-d-abdellatif-kechiche/(gid)/8323" class="broken_link">un papier</a> qui est un modèle du genre. C’est tellement gros qu’on en vient à espérer que ce soit une parodie ! Passons sur le fabuleux « peu de cinéastes savent aussi bien que lui filmer un repas de famille », compliment que je reprendrai avec bonheur quand je chroniquerai la vidéo de la première communion de ma petite soeur par Tata Henriette, pour admettre que pour le meilleur et pour le pire « nous avons enfin trouvé notre Ken Loach ».<br />
<a name="free"></a>Ken Loach justement – qui depuis longtemps nous a prouvé que pour recevoir des prix il fallait mieux faire pleurer sur les pauvres et casser du sucre sur le dos des méchants exploiteurs que de faire de la mise en scène – nous revient avec son nouveau film, ironiquement intitulé <strong>It’s a free world</strong>. Bien moins indigeste que le film de Kechiche, <strong>It’s a free world</strong> est même intéressant sur certains points (montrer une femme d’origine modeste, et l’étant d’ailleurs toujours, n’ayant pas le moindre scrupule à exploiter les plus faible qu’elle). Bon, on repassera sur la chose purement cinématographique et sur un certain nombre de lourdeurs, mais on trouve bien pire dans la filmo du réalisateur anglais – de toute façon, un Loach contemporain sera toujours moins mauvais que ses films historiques.</p>
<p><strong>Le très convoité prix du « film tout pourrite que parfois c’en est même honteux » est accordé à l’unanimité à :</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>La Graine et le mulet</strong><br />
(pour sa <em>fuck you attitude</em> et pour donner envie de manger du couscous poisson)</p>
<p><img src="http://insecte-nuisible.com/images/graine-et-le-mulet-1.jpg" alt="" /></p>
<div class="legende"><strong>La Graine et le mulet</strong> (Abdellatif Kechiche, 2007)</div>
<p><span class="titrerevue">Les films qu’ils sont plutôt cool et qu’on les voyait pas venir</span></p>
<p>Parce que oui, en bon rebelle à l’essetablichemante cinématographico-critico-médiatico-hype je ne me suis pas allé voir les grosses pointures. C’est donc plus tard que je vous parlerai (peut-être) des nouveaux Coen bros (qu’il n’y a pas de raison que ça soit mauvais) ou Burton (qu’il n’y a pas de raison que ça soit bon).<br />
<a name="queens"></a>On commence donc par <strong>Dancing Queens</strong> de Darren Ashton, un pseudo documentaire sur des écoles de danse en Australie. C’est comme <strong>Little Miss Sunshine</strong> mais en bien, avec des vraies idées de mise en scène dedans et un vrai intérêt pour la transgression. Malheureusement justement cette transgression (qui reste le sujet porteur du film) se prend les pieds dans le tapis lors du final, très convenu et qu’on croirait sorti de MTV. Dommage.<br />
<a name="live"></a>L’autre film improbable du mois tâte aussi des frontières entre cinéma et documentaire/télé, j’ai nommé le très surprenant et plutôt cynique <strong>Live!</strong> de Bill Guttentag qui narre les péripéties d’une productrice montant une émission de téléréalité où six candidats jouent à la roulette russe. N’évite pas un certain nombre d’enfonçage de portes ouvertes et évite certains dilemmes pourtant cruciaux (le protocole de la dernière balle ? mince, ça devrait être abordé ça !), mais a le mérite de replacer le couch potatoe dans son rôle d’animal politique.<br />
(et mon dieu l’assistante de la productrice est trooooop hooooot !!! *bave* )</p>
<p><strong>Et donc le prix du « film qu’il est plutôt cool et qu’on le voyait pas venir » est décerné à :</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Dancing Queens</strong> et <strong>Live!</strong>, <em>ex-aequo</em><br />
(palmarès établi par flemme, refus d’engagement et désir de saluer la thématique commune de ces films qu’ils font du bien)</p>
<p><img src="http://insecte-nuisible.com/images/dancing-queens-1.jpg" alt="" /></p>
<div class="legende"><strong>Dancing Queens</strong> (Darren Ashton, 2007)</div>
<p><span class="titrerevue">Rékapépète du palmarès du rékapépète :</span></p>
<p>- <strong>The Return</strong> si vous voulez un petit film qui vole pas bien haut mais loin d’être déshonorant.<br />
- <strong>La Graine et le mulet</strong> si vous voulez vous convaincre qu’il ne faut surtout pas écouter la critique pour choisir ses films.<br />
- <strong>Live!</strong> et <strong>Dancing Queens</strong> si vous voulez des films surprenants que même moi j’aurais pas parié un centime dessus.</p>
<p><img src="http://insecte-nuisible.com/images/live-1.jpg" alt="" /></p>
<div class="legende"><strong>Live!</strong> (Bull Guttentag, 2007)</div>
<p style="text-align: right;">Lire l&#8217;épisode suivant</p>
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