Articles parlant de littérature

Dogra Magra (Yumeno Kyusaku, 1935)

Quelque part entre histoire de détective, expérimentation formelle et fascination surréaliste pour la chose psychiatrique (oui, j’aurais peut être du évoquer cet aspect…), Dogra Magra est un grand roman roublard et manipulateur, terriblement ambitieux et protéiforme : plongée dans une psyché malade, tragédie familiale, roman d’investigation complexe forçant le lecteur à donner de sa personne, métaphore de la relation lecteur/auteur,…

Le Syndrome de la chimère (Max Mallmann, 2000)

Le Syndrome de la chimère est ma foi un bon roman. Assez en tout cas pour que j’ais envie de vous en toucher mot bien que n’ayant pas énormément de choses à dire à son sujet.

Appel du pied (Wataya Risa, 2003)

L’auteur semble d’ailleurs avoir conscience de sa faiblesse stylistique puisqu’elle avoue « Je n’arrive jamais à trouver les adjectifs que je veux. Pour compenser, j’empile les détails. ». Et pour empiler elle empile, les détails, les phrases, les paragraphes, à l’instinct plutôt qu’après mûre réflexion, de manière parfois anarchique.

La Forêt zèbre (Tian Yuan, 2002)

Un beau roman, étonnant même pour un premier roman d’une si jeune auteur, et dont les petits défauts sont largement compensés par l’amplitude conférée au texte par sa structure et sa grande sensibilité.

Fleur noire (Kim Young-Ha, 2003)

Malgré son coté roman historique didactique, Fleur noire contient assez de bons éléments pour ne pas que je jette Kim Young-Ha de suite. La lecture de son troisième roman permettra de se faire une opinion plus précise : si Fleur noire fut un accident de parcours, ou au contraire La Mort à demi-mots une fulgurante erreur de jeunesse d’un auteur finalement académique.

Tokyo électrique (anthologie, 2006)

Face à une anthologie dont on n’a pas forcément envie de dire du mal mais qui n’emballe pas forcément des masses, il est d’usage de dire qu’elle est inégale. Ce qui n’est pourtant pas le cas de Tokyo électrique, dont la plupart des textes se valent mais qui, sans pour autant être mauvais, peinent à convaincre véritablement.

Battle Royale (Takami Koushun, 1999)

En quelque sorte, Battle Royale c’est « Plus belle la vie s’est acheté un pistolet mitrailleur UZI ». Et au fond tout cela est tellement vrai : un ado c’est con et sentimental. Dommage seulement que le roman ne le montre pas avec moins de balourdise et plus de talent.

Bzjeurd (Olivier Sillig, 1995)

Mais ce qui fait la force de Bzjeud et son atypisme, ce sont son écriture et sa narration. Le récit minimaliste laisse peu de place à l’action et même si le lecteur (à peine moins que le héros) avance en aveugle, il n’est jamais question de suspense. Au contraire, l’écriture se concentre sur l’atmosphère, originale et prenante, installée avec subtilité.

Ring (Suzuki Koji, 1991)

Je suis curieux : mais pourquoi donc tant de foin autour d’un livre à ce point insignifiant ?