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	<title>Insecte Nuisible &#187; Iwai Shunji</title>
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	<description>Le cinéma qui grouille</description>
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		<title>Petite amie chiante et petit chat mort</title>
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		<comments>http://insecte-nuisible.com/petite-amie-chiante-et-petit-chat-mort/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 20 May 2010 22:15:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Epikt</dc:creator>
				<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma japonais]]></category>
		<category><![CDATA[film de clipeur]]></category>
		<category><![CDATA[Hiroki Ryuichi]]></category>
		<category><![CDATA[Iwai Shunji]]></category>
		<category><![CDATA[Kitagawa Eriko]]></category>
		<category><![CDATA[petit chat]]></category>
		<category><![CDATA[teen movie]]></category>

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		<description><![CDATA[Double programme #5 : Love on Sunday: Last Words de Hiroki Ryuichi, suivi de Halfway de Kitagawa Eriko.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Double programme #5 : <strong>Love on Sunday: Last Words</strong> de Hiroki Ryuichi, suivi de <strong>Halfway </strong>de Kitagawa Eriko.<br />
(<a href="http://insecte-nuisible.com/tu-avances-et-tu-recules/">assister au double programme #4</a>)</p>
<p>J&#8217;aurais pu vous entretenir au sujet de <strong>Enter the Void</strong>, ça serait même pas mal même, mais je vais faire ma feignasse et donner dans la légèreté : au programme donc aujourd’hui, des <em>teen-movies</em> japonais. Et même pas des films frondeurs, insolents et hors-normes (oui oui, j’y travaille) mais leur pendant <em>mainstream</em>, codifié, avec ses passages obligés, ses figures types et autres jeunes filles sur des vélos. Sans que ce constat ne soit un reproche d’ailleurs. Car si ce sont des « petits films » loin d’être marquants, tous deux sont du genre à savoir se faire aimer, du genre à séduire progressivement le long de la projection, touchants malgré leur modestie (mais c’est peut-être parce que je suis une petite chose sensible et sentimentale) et dont l’inévitable <em>déjà-vu</em> accompagnant leur vision m’évoque, plutôt qu’une vindicte contre je ne sais quel formatage, une phrase de Fabrice Neaud dans le volume 4 de son <strong>Journal </strong>:</p>
<blockquote><p>Ce qui gène dans le cliché, ce n’est pas la fausseté de ce qu’il recouvre ou la « répétition » appauvrie du « même » [...] mais, au contraire, qu’il soit aussi proche que possible d’une notion vraie.</p></blockquote>
<p><a name="last-words"></a><img src="http://insecte-nuisible.com/images/last-words.jpg" alt="" /></p>
<div class="legende"><strong>Love on Sunday: Last Words</strong> (Hiroki Ryuichi, 2007)</div>
<p><strong>Love on Sunday</strong>, c’est un peu comme <strong>Terminator </strong>: on a beau se dire que le premier a tout pour être meilleur, qu’il est plus fin et moins formaté, moins typiquement commercial,&#8230; pour ces raisons mêmes (ou c’est tout comme) on préfère finalement le deuxième. Pourtant c’était pas gagné. Mais <strong>Last Words</strong> prend la forme inverse de son prédécesseur (qui échouait à faire d’une bonne idée quelque chose de vraiment convaincant) : il commence par faire craindre le pire dans sa scène d&#8217;intro mais en fin de compte emporte l’adhésion.<br />
D’ailleurs on peut questionner l’intérêt de cette scène d’ouverture, tant 1/ elle n’est pas développé par la suite et 2/ les quelques allusions qui lui sont faites auraient parfaitement fonctionné sans elle ; sans oublier que 3/ les scènes d’hôpital c’est le mal. Mais faut avouer que<strong> Last Words</strong> est un film qui ne semble pas vraiment écrit et ne sait pas trop où il va – à l’opposé, encore une fois, de<strong> Love on Sunday</strong> (c’est à se demander pourquoi on essaye de nous les faire considérer ensemble) beaucoup plus travaillé sur le plan du scénar. Après, je dis ça mais je dis rien, ce n’est pas un reproche que j’adresse au film : j’apprécie ce relâchement.<br />
[ah oui au fait, pour ceux qui aiment savoir c’est quoi l’histoire, c’est une fille qui retourne dans son village natal pour retrouver son cousin dont elle est amoureuse (inceste ! youpi !), sauf que le cousin a une aventure avec une autre femme, mariée en plus]<br />
Niveau mise en scène, dans <strong>Last Words</strong> Hiroki se défait d’un truc que je regrette souvent chez lui : une caméra trop distante, trop peu impliquée. Pas qu’elle soit ici plus proche (juste à peine), puisque les plans larges restent de rigueur, mais sa mise en scène est sans nul doute plus <em>empathique</em>. Une empathie légère, assez typique de ce genre de cinéma mainstream jap, invitant davantage à l’identification au personnage que prenant parti. Une empathie que certains auront vite fait de taxer de complaisance esthétisante (ça c’est parce qu’ils n’ont pas encore vu le film d’après, qui dans le genre fait bien « pire ») mais j’en sais trop rien, je trouve ça joli. D’autant plus que le film s’achève (à peu de choses prêt) sur un plan séquence très<em> sono-sion-esque</em> (enfin, un quasi, mais une coupe en neuf minutes c’est pas déshonorant), ce qui ne gâche rien.</p>
<p><a name="halfway"></a><img src="http://insecte-nuisible.com/images/halfway.jpg" alt="" /></p>
<div class="legende"><strong>Halfway </strong>(Kitagawa Eriko, 2009)</div>
<p>Ne trouvant pas de film de SF ricain avec lequel le comparer abusivement en guise d’introduction, je me contenterai d’attaquer avec la formule consacrée, comme quoi ce fut une bonne surprise. Pas que j’en attendais rien – après tout c’est une production de Iwai Shunji, bien que ça soit pas forcément gage de qualité (<strong>Rainbow Song</strong> m’avait gentiment ennuyé) – mais je me méfie toujours des <a href="http://insecte-nuisible.com/festival-du-cinema-asiatique-de-deauville-2010/#all-to-the-sea">premiers films cinéma des habitués des séries télés</a>.<br />
N-eme romance adolescente en dernière année de lycée sur fond de séparation annoncée pour cause d’université différente l’année prochaine, <strong>Halfway </strong>est peut-être encore plus radasse que <strong>Last Words</strong> en contenu explicitement <em>labélisable </em>– vous savez, celui qui permet au critique de cinéma qu’on a affaire à « un film qui parle de ». <strong>Halfway</strong>, et c’est tout à son honneur, ne parle de rien (ou c&#8217;est tout comme). Pas même, ou si peu, d&#8217;intrigue de comédie romantique sur le mode « pourquoi faire simple quand on peut faire tarabiscoté ? », puisque si effectivement la gamine ne sait pas ce qu’elle veut, ce qui est pas facile à gérer et introduit des semblants de péripéties, le film glisse sur ces contrariétés comme l’eau sur le pelage d’une loutre (j’ai hésité avec les plumes d&#8217;un canard, mais <a href="http://images.google.fr/images?q=loutre">une loutre c’est plus mignon</a>).<br />
Résultat des courses, <strong>Halfway </strong>est un film qui se ressent plus qu’il ne se pense, et c’est là qu’il marque des points car il est plutôt bien mis en scène. Rien de follement expérimental, ni même osé, bien entendu. On est dans un cinéma léger, en caméra portée et avec une photo lumineuse, dans la droite lignée du cinéma de Iwai justement, tendance <strong>April Story</strong> et autres <strong>Hana &amp; Alice</strong>. A ce sujet, ce n’est qu’après coup (là, il y a trente secondes) que je remarque qu’Iwai, en plus de scénariste et producteur, est également (co-)monteur du film. Et je comprends mieux cette première impression.<br />
Restons un peu sur le montage si vous voulez bien : j’aime bien comment ce film est monté. C’est, si vous me passez l’expression, un montage qui respire. Comprendre par là qu’il suit deux voies complémentaires, d’un coté des plans longs, de l’autre des scènes très découpées, toujours en épousant le flux (et le reflux) des mouvements de caméra, sans d’ailleurs que ne se créé la moindre opposition entre ces deux types de scènes (parce qu&#8217;intégrées dans le flux du film, on pourrait presque trouver les coupes imperceptibles). Ni que cela n’affecte le rythme du film, celui-ci étant porté par la caméra – le rythme n’est pas créé par les coupes, disait Tarkovski, mais par l’écoulement du temps au coeur des plans, c’est au moins vrai pour ce film.<br />
Par contre cela touche il me semble au rapport au temps du spectateur, à son rapport à l’ellipse. D’un coté, lors de plans séquences contemplatifs et sans tension, le montage étire le temps ; de l’autre, lorsque le montage, dans de faux jump-cuts (il y a changement d’axe, mais comme pour un jump-cut il y a une micro-ellipse), ne conserve que l’apex des plans sans laisser le temps à la fulgurance de retomber, le temps est comme compressé. En résulte une agréable et ouateuse insécurité, quand vient l’impression d’assister à une ellipse (en tout cas c’est ce que suggère la « grammaire » cinématographie) mais en fait non, on est toujours au même endroit, toujours au même moment. Et inversement.<br />
Pour ceux qui n’ont pas compris ce que je veux dire par là, c’est ce que certains appellent une mise en scène <em>clipesque</em>.</p>
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		<title>F.A.P.S. février 2008</title>
		<link>http://insecte-nuisible.com/faps-fevrier-2008/</link>
		<comments>http://insecte-nuisible.com/faps-fevrier-2008/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 02 Mar 2008 14:12:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Epikt</dc:creator>
				<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Ailleurs et Pas-tout-de-Suite]]></category>
		<category><![CDATA[Cirio Santiago]]></category>
		<category><![CDATA[Eddie Romero]]></category>
		<category><![CDATA[Han Sang-Hee]]></category>
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		<category><![CDATA[Kim Ji-Hun]]></category>
		<category><![CDATA[Koreeda Hirokazu]]></category>
		<category><![CDATA[Nakahara Shun]]></category>
		<category><![CDATA[Takahashi Tsutomu]]></category>

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		<description><![CDATA[Au programme : The Cherry Orchard (Nakahara Shun, 1990), Ichigo Chips (Nakahara Shun &#038; Takahashi Tsutomu, 2005), Déraciné (Nakahara Shun, 2002), Coquille (Nakahara Shun, 1999), Ichikawa Kon Monogatari (Iwai Shunji, 2006), Maboroshi no hikari (Koreeda Hirokazu, 1995), Tony Takitani (Ichikawa Jun, 2004), May 18 (Kim Ji-Hun, 2007), Virgin Snow (Han Sang-Hee, 2007), Beast of Blood (Eddie Romero, 1971) et Stryker (Cirio Santiago, 1983).]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Films de l’Ailleurs et du Pas-tout-de-Suite, ep.1</strong></p>
<p>Au sommaire de ce mois de février, du 100% asiatique, très porté sur le japonais en plus, pas que je n’ai regardé que ça, mais ça faisait déjà assez de texte comme ça (ça c’est une phrase très lourde avec tout plein de « ça » dedans).</p>
<p><span class="titrerevue">Un peu de </span><span class="titrerevue">Nakahara</span><span class="titrerevue"> Shun<br />
</span></p>
<p>Ces derniers temps j’ai entrepris (de manière décousue) une petite rétrospective de la filmographie de Nakahara Shun, réalisateur japonais malheureusement peu considéré et peu diffusé hors de son archipel. C’est bien dommage, le bonhomme ayant à son actif un certain nombre de films plutôt intéressants, que je me fis un plaisir de redécouvrir (découvrir tout court pour certains) dernièrement. Comme beaucoup de monde probablement je l’ai découvert avec le très joli et étrange (bien que partiellement raté) <strong>Tomie: Forbidden Fruit</strong>, à l’origine vu pour la présence au casting de la très précieuse Miyazaki Aoi. Je vous parlerai prochainement de ce film et de la série <strong>Tomie </strong>plus en détail, j’en resterai donc là pour l&#8217;instant.<br />
<a name="cherry"></a>Vinrent par la suite un certain nombre de films, vus cette fois par curiosité pour le réalisateur. <strong>The Cherry Orchard</strong> – qui retrace la journée d’une classe de lycéennes préparant la représentation de la pièce <strong>La Cerisaie</strong> de Chekhov, leurs appréhensions, leurs aventures sentimentales et tout ça – est un film à priori innocent mais d’une sensibilité et d’une délicatesse rares, bien écrit et tout en nuances, et par dessus le marché servit par des jeunes actrices talentueuses et une mise en scène toute en douceur. Un des meilleurs films de Nakahara que j’ai pu voir.<br />
<a name="chips"></a>Quinze ans après (en 2005 donc) Nakahara retrouve deux de ses actrices (Miyazawa Miho et Kajiwara Aki), à qui il confie par ailleurs le scénario, pour <strong>Ichigo Chips</strong> qu’il coréalise avec le mangaka Takahashi Tsutomu, plus connu pour avoir inspiré plusieurs films de Kitamura Ryuhei (<strong>Alive</strong>, <strong>Sky High</strong> et <strong>Love Death</strong>) et dont c’est le premier film. Cette alchimie bizarre explique probablement la relative déception qui accompagne le film, pas forcément mauvais mais en demi-teinte, l’intrigue parfois prometteuse et parfois nian-nian, la mise en scène parfois bien plate et parfois inspirée.<br />
<a name="deracine"></a>Miyazawa Miho et Kajiwara Aki sont encore au casting d’un autre film de Nakahara, le très séduisant <strong>Déraciné</strong>. Cette histoire de peintre tirée de la rue par une galliériste qui l’héberge et devient son modèle rappelle par certains cotés<strong> Ivre de femmes et de peinture</strong> de Im Kwon-Taek, mais en moins « grande fresque historique » (ce qui n’est pas si mal) et en plus brutal (ce qui est d’autant mieux). Je soupçonne même le film d’adopter une narration assez complexe, mais le film ne bénéficiant d’aucune édition sous-titrée (ni, pour autant que je sache, de <em>fansub</em>) vous me pardonnerez d’être passé à coté de certaines subtilités.<br />
<a name="coquille"></a>Dernier film de Nakahara Shun vu dernièrement, <strong>Coquille </strong>(autre titre directement en langue française), intéressant mais, comme <strong>Ichigo Chips</strong>, ne se montrant finalement pas à la hauteur de toutes nos attentes.</p>
<p><img src="http://insecte-nuisible.com/images/the-cherry-orchard-1.jpg" alt="" /></p>
<div class="legende"><strong>The Cherry Orchard</strong> (Nakahara Shun, 1990)</div>
<p><span class="titrerevue">Films en vrac</span></p>
<p><a name="ichikawa"></a>Tout d’abord une coïncidence troublante, j’ai appris la mort du réalisateur Ichikawa Kon le lendemain même après avoir regardé <strong>Ichikawa Kon Monogatari</strong>, le film que Iwai Shunji (un de mes cinéastes préférés) a consacré au réalisateur des <strong>Feux dans la plaine</strong>. C’est triste. Le film en lui-même n’est pas extraordinaire, trop écrit, trop discursif, pas assez approfondi. En fait, si on ressent véritablement que c’est un film que Iwai avait envie (besoin) de faire, à la fois comme une reconnaissance de dette et une déclaration d’amour, il ne s’agit pas forcément d’un film qu’on a envie de voir. Trop intime probablement, il aurait probablement du rester entre les deux cinéastes.<br />
<a name="maboroshi"></a>Rien à voir, mais j’ai rarement vu un film aussi maniaquement cadré que <strong>Maboroshi No Hikari</strong> de Hirokazu Koreeda. Sérieusement, le moindre plan est sciemment composé de manière sophistiquée, limite mathématique (tu le vois ton système de six équations à six inconnues pour déterminer l’unique endroit où placer ta caméra et comment l’orienter selon l’effet recherché ?). Et contrairement à ce que je pourrais laisser entendre, le film n’est jamais fermé ni froid, même si un peu austère quand même, il est même stupéfiant de beauté. Certes il faut aimer les films japonais contemplatifs où les personnages pansent/pensent leurs plaies en silence, mais en général ça me botte si c’est pas trop mal foutu (ce qui est le cas au delà de mes espérances). Alors pourquoi je ne suis malgré tout pas vraiment rentré dans le film ? Aucune idée, et c’est vexant car j’ai vraiment l’impression de passer à coter que quelque chose de beau.<br />
<a name="tony"></a>Le hasard du calendrier m’a amener à également regarder <strong>Tony Takitani</strong> de Ichikawa Jun (le réalisateur du plutôt sympa <a href="http://insecte-nuisible.com/how-to-become-myself-ichikawa-jun-2007/"><strong>How to become myself</strong></a>), adaptation de la nouvelle de Murakami Haruki qui tend aussi vers ce genre de mise en scène esthétisante et très strictement composée. Avec moins de réussite toutefois, malgré une vraie fluidité dans son montage (le film est pour une grande partie composé de travellings latéraux qui glissent de l’un à l’autre, donnant au film un rythme particulier), principalement à cause d’une voix off beaucoup trop présente et dirigiste, ôtant peu à peu leur signification aux images qui ne finissent par n’être qu’illustration.</p>
<p><img src="http://insecte-nuisible.com/images/maboroshi-1.jpg" alt="" /></p>
<div class="legende"><strong>Maboroshi no hikari</strong> (Koreeda Hirokazu, 1995)</div>
<p><span class="titrerevue">Le cinéma ça peut faire très mal à qui se sent un minimum concerné</span></p>
<p>Parmi les films asiat vus récemment, il y en a deux particulièrement mauvais dont j’aimerais vous entretenir, bien que vu fin janvier (c’est le premier numéro, je triche).<br />
<a name="18"></a>Le premier, c’est <strong>May 18</strong> de Kim Ji-Hun, blockbuster coréen très attendu puisque se déroulant lors du soulèvement de Kwangju en mai 1980 (l’armée tire sur la foule durant une manifestation, provoquant une insurrection sévèrement réprimée). De mon coté je n’en attendais pas des masses mais rien n’aurait pu me préparer à un tel film, un des rares qui m’ait littéralement donné mal au ventre. Pour plus de détails, lisez <a title="May 18 [cinemasie]" href="http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/splendidholiday/critiques.html?showext=1#Epiktistes">ce que j’en ai dit sur Cinemasie</a> (où il est le deuxième, après <a title="I don't want to sleep alone" href="http://insecte-nuisible.com/i-dont-want-to-sleep-alone-tsai-ming-liang-2006/47/"><strong>I don’t want to sleep alone</strong></a>, à recevoir l’honneur d’un 0/5, note que considérant réservée aux pellicules les plus indignes je n’attribue pas à la légère) qu’on pourrait résumé par cette petite citation : « <strong>May 18</strong> est de ces films heureusement rares mais gerbants qui, non contents d’être une insulte au septième art (ce dont on a l’habitude), sont surtout une insulte à l’Histoire, Histoire dont ils se proclament pourtant les hérauts. »<br />
<a name="snow"></a>Le second, c’est <strong>Virgin Snow</strong>, film nippo-coréen de Han Sang-Hee dont j’attendais à vrai dire encore moins : que voulez-vous attendre d’un film dont le titre (<strong>Hatsuyuki no koi</strong>) peut être traduit par « amour à la première (chute de) neige », sérieusement ? Mais voilà, dedans il y a la très précieuse Miyazaki Aoi  (encore), et accessoirement une bande originale interprétée par Lee Sang-Eun (pas extraordinaire cela dit). Mais que voulez-vous, ce film est une merde, une belle, carte-postalesque au possible (comment peut-on filmer le Japon contemporain sans un seul poteau électrique présent dans le cadre ? c’est stupéfiant)(par contre des kimonos et des temples, ça y en a !) et avec cette tête à claque de Lee Jun-Ki (à ne surtout pas confondre avec <a title="Lee Yoon-Ki" href="http://insecte-nuisible.com/tag/lee-yoon-ki">Lee Yoon-Ki</a>) à l’écran. Je fais une parenthèse sur ce gars, <em>idol </em>pour adolescente qui a le chic pour ne choisir que des films pourris (devinez quoi ? il joue aussi dans <strong>May 18</strong> !)(son moins pire ça doit être <a title="Le Roi et le clown" href="http://insecte-nuisible.com/fim-janvier-2008/307/#roi"><strong>Le Roi et le clown</strong></a>, c’est dire) dont le (non) jeu se résume à sourire d’un air niais soi-disant mignon comme s’il posait pour un photobook hors-commerce réservé à son fan-club de prépubères. Alors pensez bien que face à Aoi 1, il fait vraiment pale figure et 2, la chimie entre les deux acteurs est quasi nulle. La pauvre Aoi quand à elle, elle se démerde comme elle peut pour faire exister un rôle qui ne tient qu’au cliché. Une vraie torture pour un fan comme moi. Heureusement les prochains films que je verrai avec elle (entre autre <strong>Sad Vacation</strong> de Aoyama Shinji qui devrait sortir en DVD sous peu) s’annoncent d’un tout autre niveau.</p>
<p><img src="http://insecte-nuisible.com/images/virgin-snow-1.jpg" alt="" /></p>
<div class="legende"><strong>Virgin Snow</strong> (Han Sang-Hee, 2007)</div>
<p><span class="titrerevue">Du gros Bis qui tache !!!</span></p>
<p>Rien de tel pour oublier nos déconvenues que de se faire une petite soirée de cinoche bis. Et outre les chaînes câblées le must du must c’est la cinémathèque française (qui croyait encore que c’était que des gros coincés là bas ?) qui un vendredi sur deux nous propose des double-programmes parfois réjouissants, une bonne manière de patienter avant la Nuit Excentrique (j’ai mes places pour l’édition 2008 !!!! JOIE IMMENSE !!!). C’était donc le 15 février, spéciale série B philippines, une bonne occasion pour moi de voir de ce cinéma à la flatteuse réputation mais que je connais très peu (quoi que j’ai du voir un certain nombre de films sans même savoir qu’ils étaient philippins).<br />
<a name="beast"></a>Au menu donc, le très célèbre <strong>Beast of Blood</strong> de Eddie Romero (tape ton pseudo opportuniste). Le fait qu’il s’agisse du troisième film d’une série ne pose finalement pas tant de problème que ça étant donnés 1, l’incohérence du truc qui fait qu’on est pas à ça près et 2, l’archétypisme total des situations qui fait qu’on est jamais perdu. Ça part comme <strong>King Kong</strong> (un savant sur une île sauvage accompagné d’une potiche), continue comme <strong>James Bond</strong> (héros vs. méchant et autres machinations diaboliques + héros qui se tape la vahinée de service) pour finir à la <strong>Reanimator </strong>(le méchant qui ressuscite des cadavres), le tout dans la bonne humeur et l’abondance de faux raccords. Même si honnêtement le film est très chiant et long. Bref, ça usurpe un peu beaucoup sa réputation et tient malheureusement plus du navet que du nanar.<br />
Un mot de la projection qui fut épique. Dès la première bobine je me fais la réflexion « mon dieu l’image est dégueulasse ». En effet, copie trouvée dans la cave de papy oblige, les couleurs sont totalement passées pour ne laisser que le rouge, le son crachote et l’écran est zébré de rayures. Mais je ne savais pas encore que c’était la bobine la mieux conservée du lot ! Une en particulier donna énormément de mal au projectionniste, sautant au moins trois ou quatre fois (plus ?) avant qu’il se résigne et passe à la suivante. Moralité de l’histoire : je suis pas mécontent de l’avoir vu, il y a des chances que la copie soit morte et que pareille occasion ne se représente plus de si tôt.<br />
<a name="stryker"></a>Le deuxième film (dans une copie autrement plus propre) fut <strong>Stryker </strong>de Cirio Santiago, hallucinant décalque de <strong>Mad Max</strong> (le deuxième volet principalement). En effet, si on passe sur le fait que la ressource recherchée est l’eau et plus l’essence, les emprunts (entre le look des amazones, les bagnoles custom, l’attaque de la citerne, la femme du héros tuée par le méchant,&#8230;) sont flagrants et frisent parfois l’indécence. Mais le plus drôle (et c’est là que le film devient nanar) ce sont les dialogues d’un ridicule consommé et d’une vraie naïveté volontiers philosophe. Dommage, j’ai plus d’exemples sous là main&#8230;</p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://insecte-nuisible.com/faps-mars-2008/">Lire l’épisode suivant</a></p>
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