Articles parlant de film en caméra subjective

Diary of the Dead (George A. Romero, 2007)

Le traitement de Romero est trop superficiel, ne dégage rien d’intéressant, ne met rien en forme,… bref ce n’est pas convaincant et fait tout au plus office de prétexte qu’on rappelle toutes les dix minutes comme pour convaincre le spectateur qu’effectivement le film prend le problème au bras le corps.

J’aimerais partager le printemps avec quelqu’un (Joseph Morder, 2008)

De tous ces films récents adoptant un point de vue en caméra subjective, force est de constater que J’aimerais partager le printemps avec quelqu’un est à la fois le plus radical et le plus en phase avec son sujet. Mais force aussi d’admettre que, vu d’une manière plus globale en tant que film, l’exercice est loin d’être concluant.

[REC] (Paco Plaza & Jaume Balagueró, 2008)

Un exercice formel est souvent à double tranchant et [REC] en est le parfait exemple : à refuser sa radicalité et à rester le cul entre deux chaises on perd souvent bien davantage que ce que l’on y gagne.

Redacted (Brian De Palma, 2007)

Au détour d’une réaction d’internaute sur YouTube il s’en prend à l’industrie cinématographique « vous n’avez qu’à faire un nouveau film sur le 11 septembre, car tout le monde sait que la vie d’un américain vaut plus que celle d’un vietnamien, d’un afghan ou d’un irakien ». C’est probablement cette volonté de filmer à contre-courant et d’y aller frontalement à grand coup de rangers qui fait qu’un film de De Palma vaut plus que ceux des autres.

Cloverfield (Matt Reeves, 2008)

Cloverfield ne va malheureusement pas plus loin que son sujet, bateau mais porteur, sans explorer ni exploiter les possibilités que lui offrait pourtant son principe de prise de vue. Alors c’est divertissant, soit, et à sa manière c’est suffisant. Reste un manque flagrant d’ambition et de radicalité, qu’on peut parfaitement voir comme une tendance à prendre les spectateurs pour des gorets.