Articles parlant de fantastique

Morse (Tomas Alfredson, 2008)

Au-delà de qualités graphiques, Morse (Let the Right One in) s’avère passionnant dans sa relecture socio-moderne du mythe du Vampire.

Tu avances et tu recules, comment veux-tu que je t’en(ta)cule ?

Double programme #4 : Angel of Darkness, suivi de Heroine Tentacle Insult.

Paranoia Agent (Kon Satoshi, 2006)

Paranoia Agent peut faire figure d’oeuvre somme et globalisante, sorte de synthèse de tout ce pourquoi Kon Satoshi est un cinéaste génial.

Near Dark (Kathryn Bigelow, 1987)

Le sage nous dit qu’on doit juger un film à l’aune de sa scène de cul ; Near Dark est donc le meilleur film de tous les temps. CQFD.

Ten Nights of Dream (omnibus Nikkatsu, 2006) #2

Omnibus de dix films adapté des Dix Rêves de Natsume Soseki. Plus d’une fois surprenant et plutôt chouette dans son genre.

Ten Nights of Dream (omnibus Nikkatsu, 2006) #1

Omnibus de dix films adapté des Dix Rêves de Natsume Soseki. Plus d’une fois surprenant et plutôt chouette dans son genre.

Ricky (François Ozon, 2008)

Qu’on se le dise, Ricky n’est qu’un pitch, une idée. Il n’en ressort qu’une chose, avec son absence de mise en scène et son incapacité à faire de son conte fantastique autre chose que du premier degré abrutissant, Ricky ne vaut pas plus qu’un film familial sur les premiers pas du petit neuveu.

Chloe (Riju Go, 2001)

Il manque à Chloe la densité étrange du roman du Boris Vian, où chaque phrase ou presque est l’occasion d’une légère distorsion du réel, d’un petit détail étrange ou d’une allusion du même acabit, installant son ambiance particulière constamment en petites touches. En comparaison le film de Riju Go traite son étrangeté de manière beaucoup trop ponctuelle.

Mirrors (Alexandre Aja, 2008)

Mirrors est tout ce qu’il y a de plus mauvais, inexistant sur tous les plans, et confirme l’inanité de cette fausse nouvelle vague du cinéma d’horreur français.

Coleção Zé do Caixão (José Mojica Marins)

Plongée dans le monde halluciné de Zé do Caixão, croque-mort mégalo et psychopathe.

Diary of the Dead (George A. Romero, 2007)

Le traitement de Romero est trop superficiel, ne dégage rien d’intéressant, ne met rien en forme,… bref ce n’est pas convaincant et fait tout au plus office de prétexte qu’on rappelle toutes les dix minutes comme pour convaincre le spectateur qu’effectivement le film prend le problème au bras le corps.

[REC] (Paco Plaza & Jaume Balagueró, 2008)

Un exercice formel est souvent à double tranchant et [REC] en est le parfait exemple : à refuser sa radicalité et à rester le cul entre deux chaises on perd souvent bien davantage que ce que l’on y gagne.

Cloverfield (Matt Reeves, 2008)

Cloverfield ne va malheureusement pas plus loin que son sujet, bateau mais porteur, sans explorer ni exploiter les possibilités que lui offrait pourtant son principe de prise de vue. Alors c’est divertissant, soit, et à sa manière c’est suffisant. Reste un manque flagrant d’ambition et de radicalité, qu’on peut parfaitement voir comme une tendance à prendre les spectateurs pour des gorets.

Death Note + Death Note 2 (Kaneko Shusuke, 2006)

Pas beau, platement mis en scène, mâchant honteusement le travail du spectateur, parfois bêtement incohérent mais heureusement sauvé par la bouille craquante de la miss Toda. Vous m’aurez compris, sauf peut-être pour les fans du manga (quoique) et les pervers plus ou moins refoulés, ça vaut pas un bezef.

Hera Purple: Devil Goddess (Chung Gil-Chae, 2001)

Le doublage américain particulièrement mauvais doit bonnifier un peu la chose. Associé à des dialogues parfois surréalistes et des faux raccords rigolos, il est possible que cela procure à ce gentil navet comme un petit parfum de nanar.

Ido (Fujiwara Kei, 2006)

Ido est un grand film, véritablement jusqu’au-boutiste, probablement le plus beau que j’ai vu en 2007 et sans aucun doute le plus traumatisant – dix ans d’attente ne sont pas si cher payés si c’est pour se retrouver face à une oeuvre de cette trempe. Il est même probable que dix ans ne soient pas de trop pour s’en remettre.

Coma (OCN drama, 2005)

Coma est indiscutablement une surprise. Et ce qui ne gâche rien, une excellente surprise.

La jeune fille de l’eau (M. Night Shyamalan, 2005)

Qu’est ce qui nous reste de ce Lady in the Water noyant l’ondine dans son bouillon, incompréhensible pour du vent et fier de l’être ? Peut-être rien d’autre qu’une stupide fable pour enfants à la stupéfiante naïveté et dans laquelle la féerie comme la magie sont aux abonnés absents.

Fragile (Jaume Balagueró, 2005)

Fragile est un film rare, unique, précieux, sincère, foutrement maladroit, imparfait et tout ce que vous voulez, mais dont la faiblesse, la force, bref la fragilité risque qui sait de vous toucher, même pas aux larmes non, mais au-delà, dans cette zone non identifiée et non localisée qui fait que quelque part l’amour et la mort ont encore un sens à vos yeux.

The Holy Virgin vs the Evil Dead (Chun Yeung-Wong, 1990)

The Holy Virgin vs the Evil Dead est au cinéma ce que Dash super méga + alpha est à la lessive en poudre : du 6 en 1.