Articles parlant de drame

Café noir (Jung Sung-Il, 2009)

Si Café noir est incontestablement le film coréen le plus ambitieux de ces dernières années et un des plus singulier, il est aussi de ce cinéma qui gagnerait en puissance s’il abandonnait sa folie des grandeurs.

La petite fille de la terre noire (Jeon Soo-Il, 2007)

La petite fille de la terre noire fonctionne sur un principe dégueulasse, appuyer sur l’ignominie de « voler son enfance » à un petit être innocent et adorable. En terme de narratologie, j’appelle ça du racolage actif.

Martyrs (Pascal Laugier, 2008)

Martyrs est un énorme condensé de cinéma fantastique, qui séduit sur sa forme et intrigue sur son fond ; et surtout s’impose, faute d’une réelle concurrence, comme l’un des films français les plus novateurs de ces dernières années.

Eros + Massacre (Yoshida Kiju, 1969)

Dans Eros + Massacre pour une fois on parle de révolution en mettant ses préceptes à l’oeuvre et l’engagement politique rejoint la radicalité esthétique.

Yellow Flower (Lee Ji-Sang, 1998)

Un film bizarre, très instable, aérien par intermittences.

Camel(s) (Park Ki-Yong, 2002)

Radical et tirant le meilleur de ses parti-pris pourtant pas évidents, Camel(s) se trouve être un des meilleurs (le meilleur ?) avatars coréen du cinoche d’auteur austère.

Twenty (Shin Jeong-Gyun, 2000)

Les quinze premières minutes auraient fait un court-métrage plutôt chouette. Un peu développée, la première demi-heure auraient pu donner un long métrage tout ce qui a de plus honnête. Mais avec à peu de chose près une heure de trop, Twenty est finalement d’un grand et profond ennui.

Poison (Park Jae-Ho, 1997)

Il y avait du bon. Mais le film est le cul entre deux chaises, ne réussissant pas à choisir entre romance et film urbain et encore moins à harmoniser les deux. Et sans vraie mise en scène pour soutenir l’intérêt, l’ennui pointe son nez.

I don’t want to sleep alone (Tsai Ming-Liang, 2006)

« Nul ». Un bon adjectif pour décrire le film. A prendre au sens propre comme au figuré, désignant le contenu comme le contenant. Tsai Ming-Liang, cinéaste du néant, créateur de films vides et poète apocalyptique.

Ad-lib Night (Lee Yoon-Ki, 2006)

Le plus beau film de Lee Yoo-Ki (à l’époque), le plus épuré, le plus pur, le plus poignant, le plus douloureux, le plus authentique, le plus triste, et finalement le plus vivant.

Domino (Tony Scott, 2005)

À contre-courant de la volonté actuelle du cinéma de tout normaliser et de ne pas froisser les spectateurs (autrement dit les apporteurs d’argent), Tony Scott et Richard Kelly choisissent de personnaliser complètement leur métrage et de lui donner une liberté visuelle et formelle totale.