Articles parlant de cinéma japonais

Lost Chapter of Snow (Somai Shinji, 1985)

Le film le plus abouti de Somai, qui allie splendidement sophistication formelle et regard intimiste.

Putains de films d’action qui déchirent leur race

Double programme #7 : Valhalla rising de Nicolas Winding Refn, suivi de The Sky Crawlers de Oshii Mamoru.

Petite amie chiante et petit chat mort

Double programme #5 : Love on Sunday: Last Words de Hiroki Ryuichi, suivi de Halfway de Kitagawa Eriko.

Tu avances et tu recules, comment veux-tu que je t’en(ta)cule ?

Double programme #4 : Angel of Darkness, suivi de Heroine Tentacle Insult.

Paranoia Agent (Kon Satoshi, 2006)

Paranoia Agent peut faire figure d’oeuvre somme et globalisante, sorte de synthèse de tout ce pourquoi Kon Satoshi est un cinéaste génial.

Vampire Girl vs. Frankenstein Girl (Nishimura Yoshihiro & Tomomatsu Naoyuki, 2009)

Un peu comme pour The Machine Girl, regardez le trailer plutôt que le film.

Quand c’est mieux que bon, c’est Aibon

Double programme #2 : Ju-on: Kuroi Shojo de Asato Mari, suivi de Kung-Fu Chefs de Yip Wing-Kin

À propos de Endless Eight, à propos de son manque d’humanité surtout

En voulant se la jouer petit malin, Endless Eight se plante sur toute la ligne, n’ayant sans doute pas saisi l’opportunité de réaliser quelque chose d’aussi ambitieux que la première saison de La Mélancolie… Il ne pourra alors que se réfugier dans des justifications boiteuses, qui ne seront au mieux que des notes d’intentions (au pire de la mauvaise foi) mais qui en aucun cas caractéristiques du produit fini.

Tachiguishi Retsuden (Oshii Mamoru, 2006)

Grand film. Déconseillé aux cinéphiles du dimanche – sauf bien sur à ceux qui douteraient encore de l’existence de films à la fois beaux, intelligents, profonds et novateurs.

Ten Nights of Dream (omnibus Nikkatsu, 2006) #2

Omnibus de dix films adapté des Dix Rêves de Natsume Soseki. Plus d’une fois surprenant et plutôt chouette dans son genre.

Ten Nights of Dream (omnibus Nikkatsu, 2006) #1

Omnibus de dix films adapté des Dix Rêves de Natsume Soseki. Plus d’une fois surprenant et plutôt chouette dans son genre.

Chloe (Riju Go, 2001)

Il manque à Chloe la densité étrange du roman du Boris Vian, où chaque phrase ou presque est l’occasion d’une légère distorsion du réel, d’un petit détail étrange ou d’une allusion du même acabit, installant son ambiance particulière constamment en petites touches. En comparaison le film de Riju Go traite son étrangeté de manière beaucoup trop ponctuelle.

Casshern (Kiriya Kazuaki, 2005)

Casshern adopte des parti-pris assez radicaux (et pas toujours heureux) qui diviseront forcément les spectateurs. Mais force est de constater qu’on y trouve de belles choses.

Rétrospective Shochiku (septembre 2008)

Au programme : Fleur pâle (Shinoda Masahiro, 1964), La Femme de la brume (Gosho Heinosuke, 1936), Coeur enchaîné (Shimizu Hiroshi, 1937), Le Samouraï du crépuscule (Yamada Yoji, 2002), Choeur de Tokyo (Ozu Yasujiro, 1931), Le Visage (Sakamoto Junji, 2000), Yae, notre petite voisine (Shimazu Yasujiro, 1934), Tora-san (Yamada Yoji, 1969 &+), La Saison des mauvaises femmes (Shibuya Minoru, 1958) et Contes des chrysanthèmes tardifs (Mizoguchi Kenji, 1939).

Débordements #4 : Ninjas lesbiennes vs. Monstres visqueux

Aujourd’hui on racole avec des films bien déviants : Killer Pussy (Nakano Takao, 2004), Sukeban Boy (Iguchi Noboru, 2006) et la trilogie La Blue Girl (Kobayashi Yo & Kuramoto Kaoru, 1994-1996).

Su-Ki-Da, (Ishikawa Hiroshi, 2005)

Je l’ai revu dix fois, vingt fois peut-être. Et je le trouve à chaque fois d’une beauté stupéfiante, d’une grande sensibilité, d’une vraie intelligence dans la mise en scène,… bref un film magnifique.

Débordements #2 : des Fleurs et des Peaux

Trois films érotique explorant le motif du tatouage : L’Enfer des tortures (Ishii Teruo, 1969), La Vie secrète de madame Yoshino (Konuma Masaru, 1976) et Tatouage (Masumura Yasuzo, 1966).

Chambardements #5 : Démons et Post-Modernisme

Présentation de trois films de sabre contemporains : Gojoe (Ishii Sogo, 2000), Zatoichi (Kitano Takeshi, 2003) et Izo (Miike Takashi, 2004).

Cinéma et Connaissance : atout ou piège pour le spectateur ?

Quel intérêt à connaître l’histoire japonaise pour mieux appréhender les films japonais ? Et d’une manière plus générale quel impact de la culture dans l’appréciation un film ?

Burst City (Ishii Sogo, 1982)

Burst City est un de ces films radicaux et improbables qui font recracher leur cinéphilie aux apparatchiks du cinéma normal.

Chambardements #1 : Code d’Honneur et Décadence

Retour sur trois films de sabre emblématiques : Les sept samouraïs (Kurosawa Akira, 1954), Hitokiri (Gosha Hideo, 1969) et Les derniers samouraïs (Misumi Kenji, 1974).

Eros + Massacre (Yoshida Kiju, 1969)

Dans Eros + Massacre pour une fois on parle de révolution en mettant ses préceptes à l’oeuvre et l’engagement politique rejoint la radicalité esthétique.

Nice no mori (Ishii Katsuhito feat. Aniki & Miki Shunichiro, 2005)

Nice no mori en perturbera certains, ceux qui veulent à tout prix sortir d’un film en y ayant compris quelque chose et en pouvant raconter ce qu’il s’y passe ; il en enchantera d’autres, ceux qui n’en ont rien à faire de toute sorte d’intrigue et ne vont au cinéma que pour prendre leur pied face au dernier film d’un cinéaste généreux, bourré d’audace et de talent.

Baby Cart : L’Enfant massacre (Misumi Kenji, 1972)

Ce qui me fascine dans L’Enfant massacre : la manière avec laquelle la radicalisation des caractéristiques typiquement « exploitation » conduit à un film aux frontières de l’abstraction.

Suicide Club (Sono Sion, 2002)

Le spectateur ne sait sur quel pied danser : Suicide Club, en bon film d’amour et de mort, est un film qui distille chez le spectateur un indicible et indélébile malaise.

Meatball Machine (Yamaguchi Yudai et Yamamoto Junichi, 2005)

C’est un genre qui a parfois tendance à recycler ses codes fondateurs, mais réjouissons nous le cyberpunk cinématographique nippon n’est pas mort. Gageons même qu’il trouve avec Meatball Machine un de ses plus brillants représentants – délirant et extravagant, mais surtout (à la surprise générale) vrai bon film.

Death Note + Death Note 2 (Kaneko Shusuke, 2006)

Pas beau, platement mis en scène, mâchant honteusement le travail du spectateur, parfois bêtement incohérent mais heureusement sauvé par la bouille craquante de la miss Toda. Vous m’aurez compris, sauf peut-être pour les fans du manga (quoique) et les pervers plus ou moins refoulés, ça vaut pas un bezef.

Yokohama Mary (Nakamura Takayuki, 2006)

Yokohama Mary est plus émouvant que n’importe quelle fiction dramatique, et en même temps en dit plus sur la société et avec infiniment plus de finesse que la plupart des films soi-disant politiques ; j’en connais des réalisateurs feraient bien d’en prendre de la graine.

Strawberry Shortcakes (Yazaki Hitoshi, 2006)

Strawberry Shortcakes tire pleinement parti de son matériau de base en béton armé. Une belle écriture donc et des ajouts à l’oeuvre originale qui n’ont pas altéré la justesse des personnages, la crédibilité de leurs comportements et l’authenticité des émotions qui les habitent. Alors si on conseillera toujours en premier la lecture du manga, le film est loin de lui faire honte.

Aria (Tsubokawa Takushi, 2006)

Ça n’a pas un intérêt énorme. C’est juste lent, pas hyper original, encore moins personnel et loin d’être passionnant.

The Matsugane Potshot Affair (Yamashita Nobuhiro, 2006)

Ça sera jamais un film comique comme on l’entend dans nos contrées mais The Matsugane Potshot Affair reste assez drôle et intéressant, caustique parfois. Malheureusement il n’a pas la fraîcheur de Linda Linda Linda, ni son dynamisme naïf, sa légèreté et son formidable pouvoir d’immersion.

Faces of a Fig Tree (Momoi Kaori, 2007)

La première chose qu’on remarque est la photo, très belle, qui prend des teintes complètement loufoques, appuyées et contrastées. Malgré tout, pas de mauvais goût, cela reste très équilibré et ce n’est pas inutilement ostentatoire. Et la raison de cette réussite, il ne faut pas la chercher bien loin : un énorme travail sur les décors, les accessoires et les costumes.

Freesia (Kumakiri Kazuyoshi, 2007)

Le film est malheureusement très déséquilibré : d’un film décalé et bisseux, on glisse dans un film faussement grandiloquent et même nian-nian !

How to become myself (Ichikawa Jun, 2007)

Un bon petit film. On apprécie surtout que, loin d’être paresseux, il ose. Dommage qu’il s’empêtre un peu trop dans le conformisme.

Life can be so wonderful (Minorikawa Osamu, 2007)

« Recoller les morceaux » semble un peu le leitmotiv de ce film, parfaitement évocateur de son fond comme de la forme qu’il prend. Bon, c’est vrai que le cinéma c’est par définition une histoire de coller des petits morceaux, mais c’est pas non plus tous les films qui procurent ce genre de sensations.

Deathfix: die and let live (Miki Satoshi, 2007)

On passe un bon moment, même si on parie pas bien cher sur son souvenir du film dans trois mois.

Ido (Fujiwara Kei, 2006)

Ido est un grand film, véritablement jusqu’au-boutiste, probablement le plus beau que j’ai vu en 2007 et sans aucun doute le plus traumatisant – dix ans d’attente ne sont pas si cher payés si c’est pour se retrouver face à une oeuvre de cette trempe. Il est même probable que dix ans ne soient pas de trop pour s’en remettre.

Linda Linda Linda (Yamashita Nobuhiro, 2005)

Linda Linda Linda, c’est comme surprendre une fille qui chante sous sa douche, c’est délicieux.