Articles parlant de cinéma français

8 femmes (François Ozon, 2001)

Il y avait vraiment de quoi en faire quelque chose : des actrices de standing, un scénar qui tient la route, des personnages avec des répliques bien écrites, des chansons, une direction artistique out-of-this-world,… il ne manquait pour sublimer cela qu’une réalisation qui fasse mieux qu’un téléfilm France 3 Nord-Pas-de-Calais.

Ricky (François Ozon, 2008)

Qu’on se le dise, Ricky n’est qu’un pitch, une idée. Il n’en ressort qu’une chose, avec son absence de mise en scène et son incapacité à faire de son conte fantastique autre chose que du premier degré abrutissant, Ricky ne vaut pas plus qu’un film familial sur les premiers pas du petit neuveu.

Entre les murs (Laurent Cantet, 2008)

Alors ? Coup marketing, coup politique, coup de poing, coup de gueule ? À bien regarder, Entre les murs n’est rien de tout cela – mais il ne cherche jamais à l’être – il est juste un coup dans l’eau, aussi complaisant que pénible tellement les enjeux actuels de l’Éducation Nationale ne méritent pas d’être traités de façon aussi négligée.

Martyrs (Pascal Laugier, 2008)

Martyrs est un énorme condensé de cinéma fantastique, qui séduit sur sa forme et intrigue sur son fond ; et surtout s’impose, faute d’une réelle concurrence, comme l’un des films français les plus novateurs de ces dernières années.

J’aimerais partager le printemps avec quelqu’un (Joseph Morder, 2008)

De tous ces films récents adoptant un point de vue en caméra subjective, force est de constater que J’aimerais partager le printemps avec quelqu’un est à la fois le plus radical et le plus en phase avec son sujet. Mais force aussi d’admettre que, vu d’une manière plus globale en tant que film, l’exercice est loin d’être concluant.

Compte-rendu bordélique d’une Nuit Excentrique (quatrième du nom)

Au programme : Le Congrès des belles mères (Emile Couzinet, 1954), Karaté Olympia (Ivan Hall, 1980), Hurlements 2 (Philippe Mora, 1985), Super Inframan (Hua Shan, 1975) et tout plein d’autres trucs nanar !

Frontière(s) (Xavier Gens, 2006)

Du talent, c’est justement ce qui manque à Xavier Gens, dont on ne remettra en cause ni l’amour du cinoche de genre ni la volonté de bien faire. Reste qu’on ne n’apprécie pas un film sur sa seule note d’intention, et le Texas Chainsaw Massacre-wannabe est un « genre » demandant davantage à son réalisateur qu’une simple révérence au film de Tobe Hooper et au cinéma de genre des années 70.

Eden Log (Franck Vestiel, 2007)

Le gros problème de Eden Log, c’est son scénario qui à mesure qu’il se révèle se fait de plus en plus convenu, appuyant avec trop peu d’originalité et de subtilité son décorum biblique et le discours des plus convenus qui sous-tend sa raison d’être. Eden Log s’effondre alors comme un soufflé, alléchant à première vue mais vide en fin de compte.

I don’t want to sleep alone (Tsai Ming-Liang, 2006)

« Nul ». Un bon adjectif pour décrire le film. A prendre au sens propre comme au figuré, désignant le contenu comme le contenant. Tsai Ming-Liang, cinéaste du néant, créateur de films vides et poète apocalyptique.

Compte-rendu bordélique d’une Nuit Excentrique (troisième du nom)

Au programme : L’Ile aux femmes nues (Henri Lepage, 1953), L’Homme puma (Alberto De Martino, 1980), Les Rats de Manhattan (Bruno Mattei, 1984), Le Bras armé de Wang Yu contre la guillotine volante (Jimmy Wang Yu, 1976) et tout plein d’autres trucs nanar !