La force de sa réalisation, alliée à une narration hors-norme, impose Démineurs comme une œuvre ancrée dans son temps, à la mise en scène impliquée et personnelle, réflexive et novatrice, et soucieuse de ne pas délivrer de pseudo-messages à l’emporte-pièce, mais de montrer la réalité telle qu’elle est – ou plutôt les réalités telles qu’elles sont.
Le sage nous dit qu’on doit juger un film à l’aune de sa scène de cul ; Near Dark est donc le meilleur film de tous les temps. CQFD.
Un peu comme pour The Machine Girl, regardez le trailer plutôt que le film.
Tout ce que je peux reprocher au film ne vous empêchera pas d’éventuellement l’aimer. Je me rends d’ailleurs compte que j’ai bien plus apprécié Avatar que ce que mon papier laisse entendre – du moins c’est ce que je pensais en l’écrivant, car à la relecture j’en sais plus trop rien. Faut dire aussi que je suis pas là pour vous dire si j’aime ou j’aime pas.
Double programme #1 : Starship Troopers de Paul Verhoeven, suivi des Lois de l’attraction de Roger Avary
Mirrors est tout ce qu’il y a de plus mauvais, inexistant sur tous les plans, et confirme l’inanité de cette fausse nouvelle vague du cinéma d’horreur français.
Sans vraiment être attendu, hormis par une horde de fans de seconde génération (spontanée) passablement désœuvrés, le second film découlant de la série culte/phénomène X-Files, sobrement intitulé I want to believe, s’invite sur les écrans cet été. Une petite contextualisation s’impose.
Le traitement de Romero est trop superficiel, ne dégage rien d’intéressant, ne met rien en forme,… bref ce n’est pas convaincant et fait tout au plus office de prétexte qu’on rappelle toutes les dix minutes comme pour convaincre le spectateur qu’effectivement le film prend le problème au bras le corps.
Au programme : Le Congrès des belles mères (Emile Couzinet, 1954), Karaté Olympia (Ivan Hall, 1980), Hurlements 2 (Philippe Mora, 1985), Super Inframan (Hua Shan, 1975) et tout plein d’autres trucs nanar !
Au détour d’une réaction d’internaute sur YouTube il s’en prend à l’industrie cinématographique « vous n’avez qu’à faire un nouveau film sur le 11 septembre, car tout le monde sait que la vie d’un américain vaut plus que celle d’un vietnamien, d’un afghan ou d’un irakien ». C’est probablement cette volonté de filmer à contre-courant et d’y aller frontalement à grand coup de rangers qui fait qu’un film de De Palma vaut plus que ceux des autres.
« 8 inconnus, 8 points de vue, 1 vérité » nous dit la tagline ; si le second point est sujet à caution le troisième ne fait aucun doute : « 8 inconnus, 1 point de vue, 1 vérité », USA fuck you all, you faggots!
Cloverfield ne va malheureusement pas plus loin que son sujet, bateau mais porteur, sans explorer ni exploiter les possibilités que lui offrait pourtant son principe de prise de vue. Alors c’est divertissant, soit, et à sa manière c’est suffisant. Reste un manque flagrant d’ambition et de radicalité, qu’on peut parfaitement voir comme une tendance à prendre les spectateurs pour des gorets.
À contre-courant de la volonté actuelle du cinéma de tout normaliser et de ne pas froisser les spectateurs (autrement dit les apporteurs d’argent), Tony Scott et Richard Kelly choisissent de personnaliser complètement leur métrage et de lui donner une liberté visuelle et formelle totale.
Il n’y a pas de raison de ne pas applaudir ce soporifique mais nécessaire enfonçage de portes ouvertes. Car ne nous voilons pas la face, dans nos contrées civilisées, bien pensantes et responsables, cette vérité rassure plus qu’elle ne dérange.
Qu’est ce qui nous reste de ce Lady in the Water noyant l’ondine dans son bouillon, incompréhensible pour du vent et fier de l’être ? Peut-être rien d’autre qu’une stupide fable pour enfants à la stupéfiante naïveté et dans laquelle la féerie comme la magie sont aux abonnés absents.
Après Haute tension rien ne nous empêchait d’espérer que Aja fasse mieux. Et Aja fait mieux, sans aucun doute : Haute tension était juste un mauvais film, pas de quoi en faire un fromage, mais La colline a des yeux est une merde sans nom.