Articles parlant de 2008

Morse (Tomas Alfredson, 2008)

Au-delà de qualités graphiques, Morse (Let the Right One in) s’avère passionnant dans sa relecture socio-moderne du mythe du Vampire.

Démineurs (Kathryn Bigelow, 2008)

La force de sa réalisation, alliée à une narration hors-norme, impose Démineurs comme une œuvre ancrée dans son temps, à la mise en scène impliquée et personnelle, réflexive et novatrice, et soucieuse de ne pas délivrer de pseudo-messages à l’emporte-pièce, mais de montrer la réalité telle qu’elle est – ou plutôt les réalités telles qu’elles sont.

Ricky (François Ozon, 2008)

Qu’on se le dise, Ricky n’est qu’un pitch, une idée. Il n’en ressort qu’une chose, avec son absence de mise en scène et son incapacité à faire de son conte fantastique autre chose que du premier degré abrutissant, Ricky ne vaut pas plus qu’un film familial sur les premiers pas du petit neuveu.

Mirrors (Alexandre Aja, 2008)

Mirrors est tout ce qu’il y a de plus mauvais, inexistant sur tous les plans, et confirme l’inanité de cette fausse nouvelle vague du cinéma d’horreur français.

Entre les murs (Laurent Cantet, 2008)

Alors ? Coup marketing, coup politique, coup de poing, coup de gueule ? À bien regarder, Entre les murs n’est rien de tout cela – mais il ne cherche jamais à l’être – il est juste un coup dans l’eau, aussi complaisant que pénible tellement les enjeux actuels de l’Éducation Nationale ne méritent pas d’être traités de façon aussi négligée.

Martyrs (Pascal Laugier, 2008)

Martyrs est un énorme condensé de cinéma fantastique, qui séduit sur sa forme et intrigue sur son fond ; et surtout s’impose, faute d’une réelle concurrence, comme l’un des films français les plus novateurs de ces dernières années.

J’aimerais partager le printemps avec quelqu’un (Joseph Morder, 2008)

De tous ces films récents adoptant un point de vue en caméra subjective, force est de constater que J’aimerais partager le printemps avec quelqu’un est à la fois le plus radical et le plus en phase avec son sujet. Mais force aussi d’admettre que, vu d’une manière plus globale en tant que film, l’exercice est loin d’être concluant.

[REC] (Paco Plaza & Jaume Balagueró, 2008)

Un exercice formel est souvent à double tranchant et [REC] en est le parfait exemple : à refuser sa radicalité et à rester le cul entre deux chaises on perd souvent bien davantage que ce que l’on y gagne.

Angles d’attaque (Pete Travis, 2008)

« 8 inconnus, 8 points de vue, 1 vérité » nous dit la tagline ; si le second point est sujet à caution le troisième ne fait aucun doute : « 8 inconnus, 1 point de vue, 1 vérité », USA fuck you all, you faggots!

Cloverfield (Matt Reeves, 2008)

Cloverfield ne va malheureusement pas plus loin que son sujet, bateau mais porteur, sans explorer ni exploiter les possibilités que lui offrait pourtant son principe de prise de vue. Alors c’est divertissant, soit, et à sa manière c’est suffisant. Reste un manque flagrant d’ambition et de radicalité, qu’on peut parfaitement voir comme une tendance à prendre les spectateurs pour des gorets.