Articles parlant de 2007

La petite fille de la terre noire (Jeon Soo-Il, 2007)

La petite fille de la terre noire fonctionne sur un principe dégueulasse, appuyer sur l’ignominie de « voler son enfance » à un petit être innocent et adorable. En terme de narratologie, j’appelle ça du racolage actif.

Diary of the Dead (George A. Romero, 2007)

Le traitement de Romero est trop superficiel, ne dégage rien d’intéressant, ne met rien en forme,… bref ce n’est pas convaincant et fait tout au plus office de prétexte qu’on rappelle toutes les dix minutes comme pour convaincre le spectateur qu’effectivement le film prend le problème au bras le corps.

Redacted (Brian De Palma, 2007)

Au détour d’une réaction d’internaute sur YouTube il s’en prend à l’industrie cinématographique « vous n’avez qu’à faire un nouveau film sur le 11 septembre, car tout le monde sait que la vie d’un américain vaut plus que celle d’un vietnamien, d’un afghan ou d’un irakien ». C’est probablement cette volonté de filmer à contre-courant et d’y aller frontalement à grand coup de rangers qui fait qu’un film de De Palma vaut plus que ceux des autres.

Telepolis (Esteban Sapir, 2007)

En ce début d’année 2008 Telepolis est, malgré son titre français peu fédérateur et sa provenance pas casher, le premier film à me faire sortir les yeux des orbites.

Eden Log (Franck Vestiel, 2007)

Le gros problème de Eden Log, c’est son scénario qui à mesure qu’il se révèle se fait de plus en plus convenu, appuyant avec trop peu d’originalité et de subtilité son décorum biblique et le discours des plus convenus qui sous-tend sa raison d’être. Eden Log s’effondre alors comme un soufflé, alléchant à première vue mais vide en fin de compte.

Faces of a Fig Tree (Momoi Kaori, 2007)

La première chose qu’on remarque est la photo, très belle, qui prend des teintes complètement loufoques, appuyées et contrastées. Malgré tout, pas de mauvais goût, cela reste très équilibré et ce n’est pas inutilement ostentatoire. Et la raison de cette réussite, il ne faut pas la chercher bien loin : un énorme travail sur les décors, les accessoires et les costumes.

Freesia (Kumakiri Kazuyoshi, 2007)

Le film est malheureusement très déséquilibré : d’un film décalé et bisseux, on glisse dans un film faussement grandiloquent et même nian-nian !

How to become myself (Ichikawa Jun, 2007)

Un bon petit film. On apprécie surtout que, loin d’être paresseux, il ose. Dommage qu’il s’empêtre un peu trop dans le conformisme.

Life can be so wonderful (Minorikawa Osamu, 2007)

« Recoller les morceaux » semble un peu le leitmotiv de ce film, parfaitement évocateur de son fond comme de la forme qu’il prend. Bon, c’est vrai que le cinéma c’est par définition une histoire de coller des petits morceaux, mais c’est pas non plus tous les films qui procurent ce genre de sensations.

Deathfix: die and let live (Miki Satoshi, 2007)

On passe un bon moment, même si on parie pas bien cher sur son souvenir du film dans trois mois.

À louer (Jaume Balagueró, 2007)

Frustrant peut-être, mais Balagueró fait dans le classique et dans l’efficacité à l’épreuve des balles. C’est glauque, c’est tordu et incroyablement pervers.