Articles parlant de 2006

A bloody Aria (Won Shin-Yeon, 2006)

Un film malin, loin d’être sans défauts mais qui souffle un peu de vent frais en ce genre très prisé et propice aux boursouflures qu’est le « film noir coréen violent et esthétisant ».

Tachiguishi Retsuden (Oshii Mamoru, 2006)

Grand film. Déconseillé aux cinéphiles du dimanche – sauf bien sur à ceux qui douteraient encore de l’existence de films à la fois beaux, intelligents, profonds et novateurs.

Ten Nights of Dream (omnibus Nikkatsu, 2006) #2

Omnibus de dix films adapté des Dix Rêves de Natsume Soseki. Plus d’une fois surprenant et plutôt chouette dans son genre.

Ten Nights of Dream (omnibus Nikkatsu, 2006) #1

Omnibus de dix films adapté des Dix Rêves de Natsume Soseki. Plus d’une fois surprenant et plutôt chouette dans son genre.

Frontière(s) (Xavier Gens, 2006)

Du talent, c’est justement ce qui manque à Xavier Gens, dont on ne remettra en cause ni l’amour du cinoche de genre ni la volonté de bien faire. Reste qu’on ne n’apprécie pas un film sur sa seule note d’intention, et le Texas Chainsaw Massacre-wannabe est un « genre » demandant davantage à son réalisateur qu’une simple révérence au film de Tobe Hooper et au cinéma de genre des années 70.

Death Note + Death Note 2 (Kaneko Shusuke, 2006)

Pas beau, platement mis en scène, mâchant honteusement le travail du spectateur, parfois bêtement incohérent mais heureusement sauvé par la bouille craquante de la miss Toda. Vous m’aurez compris, sauf peut-être pour les fans du manga (quoique) et les pervers plus ou moins refoulés, ça vaut pas un bezef.

Journal d’une jeune nord-coréenne (Jang In-Hak, 2006)

Idéologiquement c’est pas plus abrutissant que le blockbuster impérialiste moyen, la comédie franchouillarde raciste ordinaire et autres matraquages publicitaires qui curieusement font bien moins de vagues.

Yokohama Mary (Nakamura Takayuki, 2006)

Yokohama Mary est plus émouvant que n’importe quelle fiction dramatique, et en même temps en dit plus sur la société et avec infiniment plus de finesse que la plupart des films soi-disant politiques ; j’en connais des réalisateurs feraient bien d’en prendre de la graine.

Strawberry Shortcakes (Yazaki Hitoshi, 2006)

Strawberry Shortcakes tire pleinement parti de son matériau de base en béton armé. Une belle écriture donc et des ajouts à l’oeuvre originale qui n’ont pas altéré la justesse des personnages, la crédibilité de leurs comportements et l’authenticité des émotions qui les habitent. Alors si on conseillera toujours en premier la lecture du manga, le film est loin de lui faire honte.

Aria (Tsubokawa Takushi, 2006)

Ça n’a pas un intérêt énorme. C’est juste lent, pas hyper original, encore moins personnel et loin d’être passionnant.