Articles parlant de 2005

Casshern (Kiriya Kazuaki, 2005)

Casshern adopte des parti-pris assez radicaux (et pas toujours heureux) qui diviseront forcément les spectateurs. Mais force est de constater qu’on y trouve de belles choses.

Su-Ki-Da, (Ishikawa Hiroshi, 2005)

Je l’ai revu dix fois, vingt fois peut-être. Et je le trouve à chaque fois d’une beauté stupéfiante, d’une grande sensibilité, d’une vraie intelligence dans la mise en scène,… bref un film magnifique.

Nice no mori (Ishii Katsuhito feat. Aniki & Miki Shunichiro, 2005)

Nice no mori en perturbera certains, ceux qui veulent à tout prix sortir d’un film en y ayant compris quelque chose et en pouvant raconter ce qu’il s’y passe ; il en enchantera d’autres, ceux qui n’en ont rien à faire de toute sorte d’intrigue et ne vont au cinéma que pour prendre leur pied face au dernier film d’un cinéaste généreux, bourré d’audace et de talent.

Meatball Machine (Yamaguchi Yudai et Yamamoto Junichi, 2005)

C’est un genre qui a parfois tendance à recycler ses codes fondateurs, mais réjouissons nous le cyberpunk cinématographique nippon n’est pas mort. Gageons même qu’il trouve avec Meatball Machine un de ses plus brillants représentants – délirant et extravagant, mais surtout (à la surprise générale) vrai bon film.

Linda Linda Linda (Yamashita Nobuhiro, 2005)

Linda Linda Linda, c’est comme surprendre une fille qui chante sous sa douche, c’est délicieux.

Coma (OCN drama, 2005)

Coma est indiscutablement une surprise. Et ce qui ne gâche rien, une excellente surprise.

Domino (Tony Scott, 2005)

À contre-courant de la volonté actuelle du cinéma de tout normaliser et de ne pas froisser les spectateurs (autrement dit les apporteurs d’argent), Tony Scott et Richard Kelly choisissent de personnaliser complètement leur métrage et de lui donner une liberté visuelle et formelle totale.

La jeune fille de l’eau (M. Night Shyamalan, 2005)

Qu’est ce qui nous reste de ce Lady in the Water noyant l’ondine dans son bouillon, incompréhensible pour du vent et fier de l’être ? Peut-être rien d’autre qu’une stupide fable pour enfants à la stupéfiante naïveté et dans laquelle la féerie comme la magie sont aux abonnés absents.

Fragile (Jaume Balagueró, 2005)

Fragile est un film rare, unique, précieux, sincère, foutrement maladroit, imparfait et tout ce que vous voulez, mais dont la faiblesse, la force, bref la fragilité risque qui sait de vous toucher, même pas aux larmes non, mais au-delà, dans cette zone non identifiée et non localisée qui fait que quelque part l’amour et la mort ont encore un sens à vos yeux.