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	<title>Insecte Nuisible &#187; 2001</title>
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	<description>Le cinéma qui grouille</description>
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		<title>Films coréens improbables avec de la musique dedans</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Feb 2010 22:01:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Epikt</dc:creator>
				<category><![CDATA[cinéma]]></category>
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		<description><![CDATA[Double programme #3 : Mago de Kang Hyun-Il, suivi de Teenage Hooker became a killing Machine in Daehakroh de Nam Ki-Woong]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Double programme #3 : <strong>Mago </strong>de Kang Hyun-Il, suivi de<strong> Teenage Hooker became a killing Machine in Daehakroh</strong> de Nam Ki-Woong<br />
(<a title="quand c'est mieux que bon, c'est Aibon!" href="http://insecte-nuisible.com/quand-c%E2%80%99est-mieux-que-bon-cest-aibon/">assister au double programme #2</a>)</p>
<p>Il m&#8217;est déjà arrivé de me plaindre, ici ou ailleurs, du conformisme du cinéma coréen. Honnêtement je ne sais pas trop d&#8217;où ça vient, peut-être est-ce paradoxalement la conséquence d&#8217;une industrie forte et dynamique, mais il est en effet rare d&#8217;y trouver des films s&#8217;écartant radicalement des canons locaux. Quelques <a title="Yellow Flower" href="http://insecte-nuisible.com/yellow-flower-lee-ji-sang-1998/">exceptions à la règles</a>, malheureusement rares (et déjà anciennes) mais qui ont le mérite d&#8217;exister, dont les deux que je présente ici.<br />
(en passant, le premier est le film dont je parlais à la fin de <a href="http://insecte-nuisible.com/avatar-james-cameron-2009/">ma critique d&#8217;<strong>Avatar</strong></a> ; comme quoi, parfois, l&#8217;Insecte Nuisible tient ses promesses)</p>
<p><a name="mago"></a><img src="http://insecte-nuisible.com/images/mago.jpg" alt="" /></p>
<div class="legende"><strong>Mago</strong> (Kang Hyon-Il, 2001)</div>
<p>Non seulement <strong>Mago </strong>fait tache dans le paysage cinématographique coréen, mais sans doute fait-il figure d&#8217;OFNI tout court dans le cinéma actuel. En effet, difficile à croire que tel film a été réalisé en 2001 tant il fait penser à ce genre de cinéma pour hippies drogués des années 70s. En fait, ça ressemble presque à du Jodorowsky, histoire de situer la bestiole et de mesurer combien il peut sembler une aberration temporelle.<br />
[Sait-on jamais je préfère prévenir, même si je pense que les personnes intéressées en ont vu d'autres, ce film n'est pas pour les âmes sensibles. Et encore moins pour les amis des animaux : si on trouvera bien craspek (mais classe) la première scène où des tanks passent sur une route couverte de crapauds sans pour autant vraiment s'en offusquer, il en sera sans doute autrement des scènes d’abattoir où des cochons se font éventrer, entre autres traitements pas glop. Rien que ne puisse endurer un fan de films cannibales ritals, mais j’en connais qui trouvent le principe douteux.]<br />
On y voit un homme – L’Homme en fait – à la recherche de Mago (qui est à la fois son amour et sa mère, l’Eden et la Terre en cours de destruction)(à peu près) et des douze esprits en lesquels elle s’est incarnée à la suite du péché originel. Sauf qu’en fait il va assister impuissant à la destruction des avatars de Mago et à leur révolte contre les hommes. Pour le reste, c’est assez difficilement résumable.<br />
Je vous disais que ça ressemble à un film d’il y a trente ans, et en effet, c’est expérimental et avec de la musique psychée – y a même une scène au début qui est un hommage/pompage flagrant, aussi bien au niveau de la musique que des images, de <a href="http://www.youtube.com/watch#v=M_bvT-DGcWw">la plus célèbre séquence de <strong>Pink Floyd: The Wall</strong></a> – ce qui en fait quelque chose de franchement plus groovy que, unique comparaison valable dans le cinéma coréen, les films de Roh Gyeong-Tae (<strong>Land of the Scarecrows</strong>). Le film recherche constamment le plan iconique, ce qui en fait plus une succession d’idées qu’autre chose ; et dans l’ensemble ça ose pas mal, empruntant plein de style et de ton différents.<br />
Ça aurait même pu être un putain de bon film si seulement 1/ il ne s’écrasait pas comme un gros soufflé au bout de même pas une demi heure et 2/ il n’avait pas été si écolo new-age avec femmes à poil qui barbotent dans une source d’eau claire. Il n’en reste pas moins le seul film à ma connaissance où une femme se fait violer par une pelleteuse.</p>
<p><a name="teenage-hooker"></a><img src="http://insecte-nuisible.com/images/teenage-hooker.jpg" alt="" /></p>
<div class="legende"><strong>Teenage Hooker became a killing Machine in Daehakroh</strong> (Nam Ki-Woong, 2000)</div>
<p>Ce deuxième film, s’il est tout aussi improbable, est bien moins obscur que le premier. En fait, il doit s’agir du seul film underground coréen à avoir su se bâtir une réputation à l’international : un premier temps uniquement disponible au Japon (pas en Corée), il est désormais trouvable dans toutes les bonnes supérettes d’Anglosaxonie. Rien à voir mais c&#8217;est pour le plaisir de la petite histoire, il détient le glorieux <a href="http://www.koreafilm.org/feature/ans_1.asp">record du film coréen avec le plus long titre</a> (vingt-sept caractères). Et doit pas être loin du record du plus petit budget. Et autant vous le dire tout de suite, il figure dans mon top 5 coréen <em>of all time</em>.<br />
Comme dirait l’autre, tout est dans le titre : une lycéenne, prostituée à ses heures, se fait surprendre par son professeur et le bonhomme profite de la situation pour faire un tour gratis. Résultat des comptes, la gamine tombe enceinte et amoureuse. Mais si elle rêve pour sa progéniture d’une vie de chanteuse d’opéra, le futur papa n’est pas du même avis et paye trois malfrats pour pratiquer un avortement à la scie. Son corps est ramené à la vie pour en faire une assassine (petit remake de <strong>Nikita</strong> !), mais blessée par une balle elle prend conscience de sa nature robotique et se rappelle de son passé. Du coup, elle s’en va botter les culs de son prof et de ses sbires.<br />
Dit comme ça et à la vue du premier quart d’heure (poursuite en vue subjective d’un phallus, petite séquence de danse sur musique funky, dialogues nawak et incompréhensibles,&#8230;) on peut s’attendre à un film délire – d’autant plus que c’est un film fauché et que, c’est bien connu, il est facile de <a title="Vampire Girl vs Frankenstein Girl" href="http://insecte-nuisible.com/vampire-girl-vs-frankenstein-girl-nishimura-yoshihiro-tomomatsu-naoyuki-2009/">camoufler la pauvreté par la bouffonnerie</a>. Bizarrement, à l’opposé également de la fureur à laquelle on aurait pu s’attendre d’un <em>rape-revenge cyberkeupon</em>, <strong>Teenage Hooker</strong> est un film calme, contemplatif même, mélancolique et lyrique. On aura donc droit, en le prenant pour ce qu’il n’est pas, de le trouver ni très palpitant ni très <em>délire</em>.<br />
De la même manière, quand on se dit que c’est filmé avec une mini-DV sur laquelle est sans complexe monté un objectif <em>fish-eye</em> on s’attend à un film vraiment dégueulasse (ce qu’il est, d’une certaine manière) mais en fait non, c’est très beau ! Pour traiter son image, Nam Ki-Woong applique l’infaillible technique <a title="Rub Love" href="http://insecte-nuisible.com/rub-love-lee-seo-goon-1998/"><strong>Rub Love</strong></a> consistant à exacerber les défauts plutôt que d’essayer de les cacher. Et à la puissance dix : Nam met vraiment les mains dans le cambouis et les pieds dans le plat, noyant l’image dans la lumière, la saturant de halos colorés (halos qui, idée absolument splendimissime, débordent sur l’extérieur du cadre !). Un travail de post-production aussi outrancier que beau !<br />
Alors, ce qui avait tout pour être un N-eme petit film fauché délirant se révèle un objet étrange, spectral et abstrait, finalement plus proche de <a href="http://insecte-nuisible.com/tag/oshii-mamoru">Oshii Mamoru</a> que de Lloyd Kaufman. Un grand machin indescriptible, aussi fascinant que paradoxal où se confrontent les contraires : <strong>Teenage Hooker</strong> tient autant du théâtre d’ombres que du jeu de lumière, les personnages s’y expriment par grimaces bestiales aussi bien que par tirades grandioses, l’opéra sacré y côtoie l’électro-funk psyché,&#8230; Il en est ainsi d’un film qui semble saturé de symboles en tout genre mais qu’on ferait peut-être mieux d’accepter avant tout comme expérience esthétique ; abstraite et détachée mais malgré tout, pour une raison qui m&#8217;échappe encore, étrangement émouvante.</p>
<p style="text-align: right;">(<a title="tu avances et tu recules, comment veux-tu que je t'en(ta)cule ?" href="http://insecte-nuisible.com/tu-avances-et-tu-recules/">assister au double-programme #4</a>)</p>
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		<title>8 femmes (François Ozon, 2001)</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Feb 2009 14:52:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Epikt</dc:creator>
				<category><![CDATA[cinéma]]></category>
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		<description><![CDATA[Il y avait vraiment de quoi en faire quelque chose : des actrices de standing, un scénar qui tient la route, des personnages avec des répliques bien écrites, des chansons, une direction artistique out-of-this-world,... il ne manquait pour sublimer cela qu’une réalisation qui fasse mieux qu’un téléfilm France 3 Nord-Pas-de-Calais.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« Encore du Ozon ? », s’offusquera le lecteur déjà stupéfait de voir qu’on a parlé de <a title="Ricky" href="http://insecte-nuisible.com/ricky-francois-ozon-2008/"><strong>Ricky</strong></a> en ces pages, et qui en plus pourra légitimement se demander qu’est-ce que peut bien y faire un texte (écrit à l’arrache en plus, comme tout ce que j’écris sur Ozon) sur ce film ni forcément d’actu ni forcément intéressant – mais je sais qu’il m’attirera plus de lecteurs qu’un <a title="Ido" href="http://insecte-nuisible.com/ido-fujiwara-kei-2006/">obscur</a> <a title="Su-Ki-Da," href="http://insecte-nuisible.com/sukida-ishikawa-hiroshi-2005/">chef-d’oeuvre</a> <a title="Eros + Massacre" href="http://insecte-nuisible.com/eros-massacre-yoshida-kiju-1969/">japonais</a> (et sans doute aussi plus de mails soutenant que je comprends rien à rien) et j’ai également comme l’impression que ce <strong>8 femmes</strong> découvert récemment a tout pour devenir un de mes plaisirs coupables.<br />
Et tant qu’on est dans le déballage, autre plaisir coupable, si j’ai vu ce film c’est uniquement parce qu’y joue Virginie Ledoyen. Ma légendaire faiblesse pour les actrices me perdra, c’est bien connu, d’autant plus que Virginie Ledoyen n’est rien de moins que l’archétype de la femme devant laquelle je perds tous mes moyens (donc, chère lectrice, si tu es secrètement amoureuse de moi et que tu ressembles à Virginie Ledoyen, tu as toutes tes chances)(Virginie, si tu me lis, laisse-moi le temps de me remettre de mes émotions et je t’invite à un déjeuner super romantique devant un bol d’udon). Mais trêve de conneries. Elle est plutôt bonne actrice en plus, même si elle a une diction parfois bizarre et n’est donc pas la plus douée pour les dialogues. Par contre, et non ce n’est pas contradictoire, elle a une voix absolument magnifique. Je vais vous dire quoi, un de mes plus grands fantasmes de <em>wannabe</em>-cinéaste, c’est un film avec Virginie Ledoyen faisant la voix-off – ce qui ma foi serait une façon splendide de mettre en scène la plus belle actrice du cinéma français.</p>
<p><img src="http://insecte-nuisible.com/images/8-femmes-1.jpg" alt="" /></p>
<p><strong>8 femmes</strong> donc. Un titre simple, qui décrit à la fois l’histoire et le procédé, puisque ces huit femmes seront les seuls personnages qu’on verra de tout le film (à l’exception d’un homme qu’on voit une seconde, de dos et à moitié hors cadre). Pas de figurants donc, et une volonté de donner à chacune une importance égale &#8211; ainsi qu’une égale potentielle culpabilité. Car nous avons affaire à une intrigue policière, un meurtre, huit suspectes toutes aussi soupçonnables les unes que les autres et qui mentent toutes autant qu’elles sont. Le tout, bien entendu, en huis clos, parce qu’il y a de la neige et que la voiture a été sabotée – aussi parce que c’est plus rigolo ainsi. Tout ça sent le théâtre de boulevard.<br />
L’intrigue est donc classique, mais ma foi plutôt bien menée. Je vais lui casser du sucre sur le dos pendant le reste de l’article donc reconnaissons lui au moins ça, Ozon a bien écrit son scénar. C’est carré, efficace, ça soutient même l’attention (mais qui est la meurtrière ??? on veut savoir !), on a même droit à quelques personnages plutôt intéressants même s’ils ne se défont pas des archétypes du genre. La grande erreur de Ozon, c’est de penser qu’il pourrait s’en contenter (de ça et d’autres atouts du film) et se permettre de ne pas mettre en scène son film ! Beurk !<br />
Euh&#8230; léger doute&#8230;<br />
Le critique se rend donc sur Wikipédia pour vérifier quelque chose (en fait ça se passe pas tout à fait comme ça, mais pour la vraie version qui dit l’indicible vérité, y va falloir attendre le making-of classé X) et se rend compte qu’en fait le film est adapté d’une pièce de théâtre (<strong>Huit femmes</strong>, de Robert Thomas)(le réalisateur de <strong>Mon curé chez les nudistes</strong> et <strong>Mon curé chez les thaïlandaises</strong> ! Oh my God !) et que donc Ozon n’en a pas écrit tant que ça. Une pièce de théâtre, tiens donc, il ne s’en aurait douté&#8230; Et il commence à comprendre la motivation profonde de la non-mise en scène de Ozon : précurseur et avant-gardiste, cinéaste engagé surtout, concerné aussi, Ozon connaît le prix d’un siège dans un théâtre parisien et se dit qu’il doit en avoir du monde pour payer moins cher à aller voir du théâtre au cinéma. Huit (coïncidence ? ne doit-on pas voir là une nouvelle preuve de l’exigence formelle du film ?) ans avant la crise économique François Ozon s’occupe déjà du pouvoir d’achat des français, et là je dis respect, c’est grand et noble.</p>
<p><img src="http://insecte-nuisible.com/images/8-femmes-2.jpg" alt="" /></p>
<p>Promis, j’arrête le nawak.<br />
Par contre, le film, lui, l’est, nawak (une phrase, huit mots, quatre virgules, je pousse la langue française dans ses retranchements). Les motivations y sont parfois étranges, on y range la grand-mère assommée (et ivre) dans le placard, la déco est rococo, et surtout on y chante et danse ! C’est peut-être alors (puisque l’histoire n’est pas de lui) la seule bonne idée de Ozon, ponctuer son film de scènes de comédie musicale. Chaque actrice reprend alors une chanson (un vieux tube ringard le plus souvent !) sensée représenter son état d’esprit, en voilà une idée qu’elle est sympathique. D’autant plus que, il faut le reconnaître, les huit femmes s’en sortent dans l’ensemble plutôt bien. Mention spéciale à Virginie Ledoyen qui, comme chacun sait, a une voix magnifique et à Emmanuelle Béart qui nous fait un joli show. Mais on se demande pourquoi (oui pourquoi ?) les chorégraphies sont aussi nazes ! Peut-être pour s’allier avec le kitch que dégage l’ensemble (j’y reviens), mais le nanar volontaire est un genre qui demande plus de radicalité pour être vraiment réussi : à défaut, c’est juste nul. Les chorégraphies sont donc à peine dignes d’un spectacle de fin d’année d’école primaire. Quand à la mise en scène, ça vaut pas mieux que le reste du film, à savoir que Ozon ne fait rien de ses plans, découpe au petit bonheur la chance (sa seule préoccupation semble de respecter l’équilibre du temps de présence à l’écran), ne se permet aucune excentricité, aucun petit jeu d’axe (comme au théâtre, encore une fois, les scènes ne sont vu que sous un seul angle), aucun mouvement de caméra audacieux,&#8230; c’est vexant. Alors que justement ces incongrus moments de comédie musicale ne demandaient pas mieux qu’un peu de folie !<br />
Coïncidence encore, j’écris ce texte alors que je viens de voir <strong>Le Bal des actrices</strong> de Maïwenn Le Besco, autre film dédié aux actrices, autre film bizarrement ponctué de scènes de comédie musicale exprimant les désirs et personnalités intimes de leurs interprètes (je me demande d’ailleurs si la référence à <strong>8 femmes</strong> n’est pas volontaire). Et ben dans ce film (au visuel très austère) la comédie musicale est l’occasion de jouer un peu sur la direction artistique, de sortir la grue de travelling et tout le tintouin. C&#8217;est pas Bizance, mais ça rend bien ! Pourquoi <strong>8 femmes</strong> ne fait pas ce petit effort ? Cela donne vraiment l’impression de se retrouver devant un film de paresseux, amateur (un comble !), n’ayant pas les moyens de son excentricité.<br />
Accessoirement, le film de Maïwenn met un bon coup de pied dans les couilles (sic), violent mais juste, au fantasme glamour de <em>film d’actrices</em> qu’incarne <strong>8 femmes</strong>.</p>
<p><img src="http://insecte-nuisible.com/images/8-femmes-3.jpg" alt="" /></p>
<p>Bah oui, si Ozon est aussi feignasse avec sa caméra c’est peut-être aussi parce que devant il se coltine une bonne demi douzaine de stars et qu’il les laisse faire le boulot. Le petit malin.<br />
Au menu donc – et on était en droit de l’attendre –, une bonne prestation de la part des huit actrices, même si je ne pourrai décidément jamais me faire à Catherine Deneuve et ses airs de grande dame. Il n’en est pas de même pour Emmanuelle Béart qui est véritablement excellente dans son rôle de « fausse bonne », acerbe, faussement froide et bêcheuse, et pour tout dire dégageant une énergie sexuelle hors du commun – et on se dit (mais à tord) que si Ozon n’avait affaire qu’à des actrices de la trempe de Béart et surtout autant en adéquation avec leur rôle il pourrait se permettre de faire son fainéant et de les laisser faire le travail. Isabelle Huppert est aussi très bien, bénéficiant il est vrai du meilleur rôle de toutes, une vieille fille rancunière et fleur bleue qu’elle habite parfaitement. Un glop donc pour Isabelle et Emmanuelle (un petit aussi pour Virginie, fan-service oblige, qui est très chou), mais un pas-glop intégral pour le père Ozon qui ne fait rien absolument rien pour les mettre en valeur et les sublimer.<br />
Je suis pas forcément toujours d’accord avec Jean-Luc Godard (ahah ! comme si je débattais souvent avec lui), mais il y a une chose qu’il dit et à laquelle je souscris totalement c’est quand (une peu romantique sur les bords) il soutient que le cinéma doit révéler à l’oeil l’invisible et le « pas encore vu ». Il doit révéler, le cinéma est une révélation. Nous ne sommes donc pas en théâtre, ce que semble oublier François Ozon, il n’y a donc pas que les actrices sur la scène qui s’expriment et se démerdent, non, il y a surtout le regard du cinéaste qui les transforme – « du » ou « de la » cinéaste, c’est pas une bête considération hétérosexuelocentrée (ça se dit ?)&#8230; il suffit d’ailleurs de voir ce que (encore une fois) fait Maïwenn de ses actrices, c’est parfois splendide !<br />
Doit-on vraiment réduire cela à cette histoire d’amour entre cinéaste et actrice ? Quoiqu’il en soit, Ozon n’aime pas ses actrices. La preuve, il ne porte aucun regard sur elles. Il ne les rend pas plus belles, intrigantes, sensibles, étranges, ou que sais-je encore&#8230; qu’elles ne le sont déjà ; il faillit à son devoir de cinéaste.</p>
<p><img src="http://insecte-nuisible.com/images/8-femmes-4.jpg" alt="" /></p>
<p>Que de hargne, de belles phrases et d’envolées lyriques et solennelles !<br />
Il n’en reste pas moins que les décors et costumes font preuve d’un soin absolument kitchissime, et ça ici on aime ! Avant d’oublier, ce serait criminel, mentionnons l’écran titre qui ressemble à celui de, suivant l’humeur, un <em>soap-opera</em> télé des années 80 ou une production Marc Dorcel ! C’est génial ! Quand à la maison, elle est décorée avec un goût exquis digne d’une comtesse écossaise désargentée, tout jure avec tout, c’est un délice pour les yeux. Par contre, ce qui ne jure pas c’est la tenue de Suzon (Virginie Ledoyen), c’en est presque émouvant comme ses boucles d’oreilles sont assorties à son rouge à lèvre qui est assorti à sa robe (très classe) qui est assortie à ses chaussures, et comment tous ça est assorti à la crosse du petit pistolet qu’elle sort du sac d’une suspecte ! Bref, pour qui apprécient la mode grande bourgeoise provinciale et tout le mauvais goût qui va avec je vous assure que <strong>8 femmes</strong> est, sur ce point là du moins, absolument savoureux ! Plaisir coupable quand tu nous tiens&#8230;<br />
Il y avait donc vraiment de quoi en faire quelque chose : des actrices de standing, un scénar qui tient la route, des personnages avec des répliques bien écrites, des chansons, une direction artistique <em>out of this world</em>,&#8230; il ne manquait pour sublimer cela qu’une réalisation qui fasse mieux qu’un téléfilm France 3 Nord-Pas-de-Calais. Ça a un nom tout cela, oui oui ma petite dame : le gâchis.</p>
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		<title>Chloe (Riju Go, 2001)</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Feb 2009 11:24:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Epikt</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il manque à Chloe la densité étrange du roman du Boris Vian, où chaque phrase ou presque est l’occasion d’une légère distorsion du réel, d’un petit détail étrange ou d’une allusion du même acabit, installant son ambiance particulière constamment en petites touches. En comparaison le film de Riju Go traite son étrangeté de manière beaucoup trop ponctuelle.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sur le papier c’est tentant.<br />
Réalisé par Riju Go, que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam (pas en tant que réalisateur en tout cas) mais qui a réalisé un film (<strong>Elephant Song</strong>) écrit par Minorikawa Osamu (le réalisateur du <a title="Life can be so wonderful" href="http://insecte-nuisible.com/life-can-be-so-wonderful-minorikawa-osamu-2007/110/">très beau <strong>Life can be so wonderful</strong></a>), sans doute un type bien quoi. Avec un casting des plus alléchants, rassemblant Nagase Masatoshi, Matsuda Miyuki et Tsukamoto Shinya. Photographié par Shinoda Noboru, excellent chef opérateur de Iwai Shunji depuis <strong>Undo </strong>(c’est à dire de quelques films assez splendides, <strong>All about Lily Chou-Chou</strong> pour n’en citer qu’un). Et par dessus le marché adapté de <strong>L’Écume des jours</strong> de Boris Vian, chef-d’oeuvre de la littérature aussi magnifique qu’inadaptable mais regorgeant d’idées superbes.<br />
Bref, même si on ne se fait pas forcément d’illusion quand à la comparaison avec le matériel original (et effectivement le résultat final n’est pas toujours probant) on ne peut qu’être intrigué.</p>
<p>On a donc Kotaro, jeune homme bien sous tous rapports mais pour une raison ou une autre toujours célibataire. Qu’à cela ne tienne, pour l’instant il s’amuse bien avec son grand ami Eisuke et la copine de ce dernier et se permet visiblement (le film ne développe pas) d’ignorer les avances de sa cousine. Puis il rencontre Chloé, fille sortie de nulle part et nommée d’après un morceau de Duke Ellington. Il en tombe fou amoureux, elle aussi, et les voilà qui filent le parfait amour. Jusqu’à ce qu’on diagnostique à Chloé une étrange maladie : une fleur de nénuphar pousse dans son poumon et l’empêche de respirer.</p>
<p>Pour qui connaît le roman de Vian (que je ne peux que vous intimer à lire si ne n’est déjà fait), son adaptation au cinéma (je n’ai malheureusement pas vu la version de Charles Belmont, assez introuvable) pose la question de la transposition à l’écran de sa constante étrangeté. En effet, si l’histoire en elle-même est plutôt jolie le roman ne saurait s’y réduire – comme tous les bons romans, mais en particulier celui-là –, une bonne part de son intérêt et de sa singularité se trouvant dans sa description de ce qui est accessoire, en marge de l’action proprement dite (et sa capacité à lui conférer une contenance particulière). C’est le premier faux-pas de <strong>Chloe</strong>, qui semblent trop miser sur la simple force de l’histoire d’amour entre Colin (devenu Kotaro dans le film) et Chloé.</p>
<p><img src="http://insecte-nuisible.com/images/chloe-1.jpg" alt="" /></p>
<p>Faisons preuve d’honnêteté : c’est pas faute d’essayer. De petites bizarreries émaillent alors le métrage. Par exemple ce meurtre à la patinoire, inexpliqué, totalement ignoré et relégué à l’arrière-plan, comme anecdotique. Ou cette allusion au fait que dans ce monde subtilement différent du notre tout le monde est peintre. Il y a aussi ce plan de Kotaro attendant son métro, avec à coté de lui un miroir dont on ne peut que trouver le reflet trop rectiligne. Il y en a donc un certain nombre comme ça dans le film, de manière discrète et épisodique, un certain nombre inspirées du roman, à l’image de la chambre de Chloé qui rétrécie et dont les ouvertures s’obstruent au fur et à mesure (ce qui donne lieu à des choses plutôt jolies d’ailleurs).<br />
Une remarque en aparté, une des plus belles étrangetés du film est sans doute involontaire – enfin, il est peu probable qu’il ne l’ait pas fait consciemment, mais pas dans l’esprit de participer à l’étrangeté qui m’intéresse (si c’est le cas c’est fort !) – les dialogues entre Chloé et Kotaro montés en champ-contrechamp (deux, si ma mémoire est bonne) sont filmés en saute d’axe ! C’est croquignolet (vous me connaissez, <a title="Apologie du faux raccord" href="http://insecte-nuisible.com/apologie-du-faux-raccord-1-sada-de-obayashi-nobuhiko/">les entorses à la bienséance filmique</a> ça me plaisent plus que raison) et ma foi ça passe très bien. C’est même très beau lorsque lors de leur première rencontre le procédé souligne leur élocution hésitante et que sur la fin l’axe est « replacé correctement » non pas par un déplacement de caméra mais grâce à un mouvement du personnage. <em>Yummy</em>.<br />
Mais retour à nos moutons, je ne peux m’empêcher de trouver ces initiatives, toutes louables soient-elles, bien timides. Il leur manque la densité et la constance de celles du livre – où chaque phrase ou presque est l’occasion d’une légère distorsion du réel, d’un petit détail étrange (mais toujours présenté comme normal) ou d’une allusion du même acabit, installant son ambiance particulière constamment en petites touches. En comparaison (je m’en excuse, si le film souffre de sa comparaison avec l’original ma chronique souffre de le rappeler constamment) le film de Riju Go traite son étrangeté de manière beaucoup trop ponctuelle. Il aurait fallu pour ce genre de projet un cinéaste hyper visuel, Michel Gondry peut-être (il est très bon lorsqu’il illustre l’univers d’un autre, même s’il est peut-être un peu <em>light </em>pour celui de Vian), Oshii Mamoru, voire même (ce qui aurait été sans aucun doute magnifique) Peter Greenaway.</p>
<p><img src="http://insecte-nuisible.com/images/chloe-2.jpg" alt="" /></p>
<p>Une chose va pourtant dans ce sens (quoiqu’on pourra ensuite discuter de sa pertinence), la photographie procure parfois au film une aura irréelle, voire parfois même fantastique. Les habitués du travail de Shinoda Noboru ne seront pas dépaysés – une grande attention accordée au rendu diaphane de la lumière (évoquant ce qu’il fera trois ans plus tard sur <strong>Hana and Alice</strong>), des couleurs très chaudes, une image granulant volontiers,&#8230; c’est sans conteste très esthétisant, mais aussi très joli – mais remarqueront toutefois la manière avec laquelle il varie ses approches suivant les scènes. Exemple : la lumière dans la chambre de Chloé devient au fur et à mesure de sa maladie (et du rétrécissement de son espace vital et de ses ouvertures sur l’extérieur) de plus en plus onirique, jusqu’à la scène de sa mort qui monte en parallèle d’un coté des plans de Kotaro (à l&#8217;extérieur) à l’image très précise et naturelle et de l’autre des plans de Chloé agonisant dans une atmosphère féerique.<br />
Cela dit, même si en l’état ça fonctionne plutôt bien, un chef-op comme Shinoda était-il indiqué pour rendre l’atmosphère poisseuse de <strong>L’Écume des jours</strong> ? Il est clair dès ce choix que le film prendrait une direction toute autre, plus légère, éthérée et aérienne. Il est dommage alors que la caméra reste trop souvent au sol ! La mise en scène de Riju Go n’est pas honteuse – cadré pas dégueulasse même si c’est du scope comme ça aurait pu être du 1.85 et un montage ne cédant pas toujours à la facilité – mais il n’a pas la virtuosité d’un Iwai (ou, puisque je l’ai évoqué, d’un Minorikawa). Bon point par contre pour le son, très travaillé (et ça ça fait plaisir !)</p>
<p><img src="http://insecte-nuisible.com/images/chloe-3.jpg" alt="" /></p>
<p>Toujours pour parler en terme d’adaptation, <strong>Chloe </strong>n’est strictement pas une adaptation de <strong>L’Écume de jours</strong>, mais plutôt de l’histoire de Colin/Kotaro et Chloé – d’une certaine manière le titre suggère d’emblée ce parti pris. Ainsi, même si les personnages ne disparaissent pas du film, l’histoire de la passion compulsive de Eisuke pour les ouvrages de l’artiste/philosophe/gourou Kitano (référence au comédien et cinéaste bien connu, de la même manière que Jean-Sol Partre était un clin d’oeil évident à Sartre ?)(le personnage est incarné à l’écran par un autre cinéaste, Aoyama Shinji) se voit accorder moins de place que ce à quoi on pouvait s’attendre. Il y a d’ailleurs sans doute là un manque de radicalité dans l’adaptation, qui soit n’a pas su couper assez vif dans le contenu originel – la trame est trop présente pour ne pas être ignorée ou être considérée comme sans importance – soit n’en a pas gardé assez pour qu’elle conserve sa place de premier plan – elle n’a plus l’importance qui dans le roman fait d’elle le pendant de la première histoire. Bref, c’est bancal, dommage – d’autant plus que cette histoire, un premier temps pittoresque, met en lumière combien <strong>L’Écume des jours</strong> est un grand roman de (plus que de l’amour) la passion jusqu’au-boutiste et destructrice.<br />
Point de cela dans <strong>Chloe</strong>, dont on ne pourra s’empêcher de trouver la conclusion trop sage (en particulier en comparaison de&#8230; oh mon dieu !). Cela dit, même réduit à un simple « film d’amour confronté à la mort » il a le bon goût de ne jamais emprunter les chemins beaucoup plus douteux du « film de maladie », celui qui fait pleurer (à grand renfort de coups bas et jetant aux toilettes toute dignité) sur la mort d’un petit être innocent. Non, là ça reste sobre et distingué, saluons cela.</p>
<p><img src="http://insecte-nuisible.com/images/chloe-4.jpg" alt="" /></p>
<p>Désolé (en fait même pas !) pour ce texte qui est plus une critique de <strong>Chloe </strong>comme adaptation de <strong>L’Écume des jours</strong> que de <strong>Chloe </strong>comme film – mais si ça se trouve c’est tout aussi intéressant.<br />
En tant que film ? Bah ça se laisse voir, disons qu’en choisissant un film au pif vous avez peut-être 50/50 de chances de tomber sur quelque chose de mieux ou de pire. Comme ça vous êtes bien avancés et vous trouvez que décidément je me mouille pas trop. Il ne manquerait plus que j’écrive (horreur et abomination !) « pour les amateurs du genre » pour que, perplexes, vous vous demandiez mais de quel genre je peux bien parler.</p>
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		<title>Hera Purple: Devil Goddess (Chung Gil-Chae, 2001)</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Sep 2007 14:35:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Epikt</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le doublage américain particulièrement mauvais doit bonnifier un peu la chose. Associé à des dialogues parfois surréalistes et des faux raccords rigolos, il est possible que cela procure à ce gentil navet comme un petit parfum de nanar.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hop ! Un nouveau film coréen pas connu, et aujourd’hui messieurs dames c’est du lourd ! Un film dans le genre que les coréens – tout occupés à promouvoir une bonne image de leur industrie cinématographique en exportant des gros films et des grands réalisateurs – ils disent pas qu’ils en font aussi des comme ça ! Mince, trois phrases exclamatives de suite&#8230; <strong>Hera Purple</strong> donc (vous m’épargnerez le « devil goddess » qui semble n&#8217;être qu&#8217;un sous-titre rajouté à la version américaine, enfin, j’en sais rien) n’est pas le genre de film à rendre les coréens fiers de leur cinéma national : mais il va leur falloir se rendre à l’évidence, eux aussi font des films d’horreur érotiques. Ça n’a jamais fait de mal à personne d’ailleurs, et si je ne fondais pas un petit espoir que ce film puisse être digne d’intérêt je serais pas allé le chercher. On a tous nos petits défauts.</p>
<p>Ce genre de film a donc un avantage certain, celui de ne pas s’embarrasser d&#8217;un scénario fouillé. Ça se passe donc sur le divan d’un psychanalyste, où une femme plongée dans un état d’hypnose se rappelle et lui raconte ce qui se cache au plus profond de son être pervers. Ahah ! La donzelle (pourtant une femme d’âge mur et mariée) est habitée par une sorte de démon qui prend possession de son corps, la transforme en une vamp qu’on dirait la méchante dans <strong>Xena la guerrière</strong> et tue des hommes – après avoir baisé bien entendu. C’est donc parti pour une succession de flash-back – le premier, en faisant intervenir le psy au coeur du récit de sa patiente, contient ce qui doit être une des rares vraies bonnes idées du film –, où on va suivre les parties de jambes en l’air et les meurtres de la madame en folie, et alternativement l’enquête de la police sur ces assassinats bizarres. Ils ne tarderont d’ailleurs pas à se douter que la coupable n’est autre que Hera, et oui, la déesse grecque vengeresse des femmes bafouées ! On a le droit de trouver que c’est du n’importe quoi.<br />
J’en viens à pourquoi j’aime ce genre de films : justement parce que c’est du n’importe quoi ! Mais le n’importe quoi sur le papier ne garantit malheureusement rien, encore faut-il trouver la délicate alchimie à base de tétons, des tripes et de démons qui fera de ces quatre-vingt-dix minutes un souvenir cinématographique inoubliable (dites-moi quand je commence à en faire trop) ! Et c’est justement là que <strong>Hera Purple</strong> se met le doigt dans l’oeil, l’équilibre ! Car c’est une loi dans ce genre de film, si les passages de nénés sont parfois rigolos, ils sont souvent chiants à la longue et il est indispensable de les rehausser d’un peu de bidoche ou d’effets spéciaux. Or, <strong>Hera Purple</strong> n’est quasiment qu’érotique ! Alors c’est clair c’est varié, on aura de la baise sur lit (normal), sur neige (froid), dans l’eau (mouillé), la tête en bas (acrobatique), sur un cheval (sportif), avec un curé (blasphématoire) ou encore homosexuel (sulfureux) (notons tout de même qu’il s’agit de sexe homosexuel masculin, et pas lesbien, ce qui surprend agréablement dans ce genre de productions calibrées pour les mâles)&#8230; bref, dans une débauche d&#8217;acrobaties il s’en donne à grande joie le petit cochonnou !</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://insecte-nuisible.com/images/hera-purple-1.jpg" alt="" /></p>
<p>Ce qui ne l’empêche pas de nous mentir sans complexe sur la marchandise ! Car je sais pas ce que vous en pensez, mais avec un pitch pareil (et une jaquette de DVD super kitch avec des pentacles laser dessus) on est en droit d’espérer des effets spéciaux numériques vraiment fauchés griffouillés par dessus le film, ce genre de cochonneries ! Et un peu de tripaille aussi ! Les démons, c’est plus ce que c’était&#8230; Tout au plus des yeux qui rougeoient quand la fille se transforme en déesse folle de sexe et un mauvais coup de ventilateur en guise de super pouvoirs. C’est un équilibre je vous disais, car sans délire gore (ou associé), l’exploitation érotique tourne vite à la beaufitude, n’est-ce pas ? Regardez pourtant un petit Takao Nakano (j’y pense parce qu’hier j’ai justement regardé le très sympathique <a href="http://insecte-nuisible.com/debordements-4-ninjas-lesbiennes-vs-monstres-visqueux#pussy"><strong>Sexual Parasite: Killer Pussy</strong></a>), en voilà un réalisateur qui, s’il ne saura sûrement jamais cadrer avec un minimum d’inspiration ni diriger des acteurs, sait foutrement bien marier les plans de petites culottes et de nibards à des scènes de bébête de l’espace !</p>
<p>Donc voilà, un ch’tit film dont je ne conseillerais pas la vision. Quoique le doublage américain particulièrement mauvais (réalisé par des immigrés chinois sans papiers et à la maîtrise plus qu’approximative de la langue de George Bush) puisse bonnifier un peu la chose. Associé à des dialogues parfois surréalistes (le scénariste a visiblement tout appris sur la police criminelle dans les séries télé) et des faux raccords rigolos (indispensables dans un film érotique si on ne veut pas s&#8217;embarrasser de scène d&#8217;effeuillage), il est possible que cela procure à ce gentil navet comme un petit parfum de nanar.</p>
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