Mirrors (Alexandre Aja, 2008)

Je sais, vous vous demandez quel est l’intérêt de parler d’un film qui est sorti depuis deux mois, dont tout le monde se popogne, et qui est, en plus, d’une médiocrité effrayante. Cet intérêt est double : d’abord, faire plaisir à Epikt qui me reproche à outrance d’ignorer la « nouvelle vague horrifique française » et, ensuite, faire plaisir à Epikt qui me reproche à outrance de ne faire que des glop et des glop-glop, voire des glop glop-glop et des mini-glop glop. Soucieux de ces écarts de conduite, je me suis donc dévoué pour aller voir Mirrors, le (déjà) quatrième long métrage d’Alexandre Aja, réalisateur, si on peut dire, français et fer-de-lance de cette fameuse nouvelle vague qui fait frémir le Tout-Hollywood (63 millions de recettes pour Mirrors et 56 millions pour le The Eye des frères boiteux).
(ah et arrêtez de faire vos mauvais esprits en prétendant que je me fais mon opinion avant de voir les films – non que ce soit erroné, mais je n’y peux rien si les mauvais réalisateurs ne me surprennent que trop rarement).

Alexandre Aja, donc. Passons sur sa biographie de fils à papa, pour s’intéresser plus objectivement à sa filmographie en tant que metteur en scène. Premier film : Furia (2000). Pas de chance pour lui, j’ai été le voir au cinéma celui-là (et pour le coup avec un a priori positif – certes faussé par la présence opportune de la désormais incontournable Marion Cotillard). Vendu comme un film d’anticipation rebelle, Furia n’est qu’un Mad Max du pauvre au scénario insipide que n’aurait pas renié Bruno Mattéi. Hop, je copie/colle sans scrupules le synopsis qui tue : « Dans une société dévastée par une guerre engagée par un gouvernement totalitaire, Theo, vingt ans, sort tous les soirs clandestinement afin de dessiner sur les murs son idée de la liberté. Un soir, il rencontre Elia, une jeune fille qui dessine aussi. À travers leurs oeuvres, une étrange histoire d’amour s’instaure » (ça tue, hein ?). Ce film prétendument punk patauge comme un canard cul-de-jatte, notamment quand Aja s’attarde à filmer le summum de l’acte de rébellion, à savoir un Stanislas Mehar monolithique jeter bas sa motocyclette et donner des coups de pieds dedans (mais, après, ça passera et il retournera gribouiller sur les murs que les gens c’est tous des vilains). Cette pauvreté et cette naïveté de principe ne sont guère sauvées par la réalisation à l’emporte-pièce d’Aja qui culmine lors d’un gunfight mollasson où (attention : scène culte) un des cadavres ouvre les yeux avant de les refermer subitement en réalisant que la scène n’est pas finie, le tout évidemment filmé en gros plan.

Cette déception ne m’a pas empêché d’aller voir en salle le deuxième film d’Alexandre Aja (comme quoi vous voyez que j’ai bon fond), son fameux Haute-Tension (2003), une œuvre qui s’annonçait, de loin, comme un sympathique slasher (enrichi de la présence opportune de la désormais quasi incontournable Cécile de France). Le résultat fait plouf-plouf une fois de plus, car si Haute-tension peut faire office de sympathique slasher fauché si on ne le regarde que d’un oeil, il sombre totalement dans son final, via un twist sévèrement stupide, très mal inséré dans la narration du métrage et qui sent à plein nez le « et putain j’ai une super-idée : si on faisait comme dans Fight Club ? » (ce qui confirme qu’en France on n’a pas de pétrole et on n’a pas d’idée non plus).  Défaut plus grave, pour les amateurs de fantastique tout au moins, la première moitié du film est un plagiat non avoué de l’excellent roman de Dean R. Koontz Intensité, plagiat d’autant plus insupportable qu’il substitue à l’ambigu et subtil tueur du roman un bouseux se branlant avec la tête d’un cadavre (la France le pays du vaudeville, etc.).

Las de ces échecs, et ayant appris sur le tard la filiation d’Aja avec le réalisateur de Pour Sacha, je n’ai pas osé me rendre à une projection de son troisième long-métrage, hollywoodien cette fois – Haute-tension ayant fait illusion auprès des exécutifs des studios (6 millions de recettes). Sage décision, car Hills Have Eyes (2006) s’est avéré, comme l’a dit en son temps Epikt avec son tact habituel, « une merde sans nom ».

(Jack, sa lampe et son miroir)

Malheureusement, le succès au box-office de HHE (69 millions de recettes) confirme Aja et son complice de toujours, Gregory le Vasseur, dans leur lancée et ils se voient confiés le remake hollywoodien du coréen Into the Mirror à la fâcheuse réputation (réputation certifiée conforme par Epikt). Aja et Le Vasseur ayant affirmé sans vergogne que leur Mirrors n’était pas un remake et qu’ils avaient entièrement revu le scénario, le rapport au film d’origine s’arrêtera donc là.

Voici donc le pitch du Mirrors version Aja & Le Vasseur : le héros de Mirrors, que j’appellerai Jack Bauer pour plus de commodités, est un ancien flic, mis hors service à cause d’une bavure imprécise, alcoolique et séparé d’avec sa femme (dans le genre pathos lourdingue : joli triplé). Afin de reprendre goût à la vie (insert bla-bla), il déniche un boulot de gardien de nuit dans un vieux grand magasin (un de ceux sur plusieurs étages) désaffecté pour cause d’incendie (allez savoir pourquoi ils ont besoin d’un gardien de nuit – pour éviter les squatters prétend un script opportuniste). Pas de chance, Jack Bauer découvre que le précédent gardien est mort dans d’étranges circonstances, et pire qu’une sombre malédiction pèse sur les lieux, malédiction s’exprime sa colère assassine au travers des miroirs…

— SPOILERS à partir de maintenant —

Si ce point de départ peut intriguer et la thématique « miroir » séduire, ils donnent tous deux lieu ici à un scénario gogolitesque. Jugez plutôt dans le détail : l’emplacement du magasin était précédemment occupé par un hôpital [cf. Poltergeist, Le Phare de l'angoisse, Creep] où a été internée une fillette schizophrène. Le médecin s’occupant du cas étant convaincu que cette maladie mentale pouvait se traiter scientifiquement, il a enfermé la fillette dans une pièce remplie de miroirs pour « faire sortir sa folie » (vous savez messieurs dames c’était dans le temps où les médecins n’étaient pas très malins). Au lieu de faire sortir cette folie, l’expérience fait sortir le mal/le démon qui dominait cette fillette en réalité possédée [cf. L'Exorciste] – car c’est bien connu : les fous sont possédés par le démon ; les maladies mentales n’existent pas ; la religion vaincra la science ; etc. Le démon prend alors possession du monde des miroirs, via lequel il tue tout le monde (en gros les reflets se suicidant, les gens meurent) sauf la petite fille qui s’échappe. L’hôpital détruit à cause de ce drame, c’est au tour du grand magasin d’être victime du grand démon, ce qui conduira à un incendie dramatique. Jack Bauer, notre gardien de nuit [cf. Le Veilleur de nuit] d’un magasin laissé à l’extrême abandon et qui porte encore les stigmates du drame [cf. Silent Hill], étant plus malin que tout le monde, réussit à reconstituer cet historique dramatique, malgré les jeux de miroirs qui se jouent de lui [cf. Volte-Face], et à comprendre qu’il doit livrer la fillette devenue femme au démon (qui en dépit de sa méchanceté native ne veut qu’une chose, retrouver le corps de la fillette, et il n’a de cesse de harceler le héros pour qu’il lui donne ce qu’il veut [cf. La Tempête du siècle]. Cette petite fille devenue bonne sœur (!) refuse dans un premier temps d’aider Jack Bauer, mais finit par se rallier à sa cause quand il lui explique que le démon veut s’en prendre à sa petite famille (celle de Jack Bauer) et à ses deux ravissants bambins – une famille qui considère pourtant notre bon héros comme un fou, obsédé qu’il est à peindre sur les miroirs [cf. Shining, Darkness]. Le monde des miroirs comprenant également le monde des flaques d’eau (allez savoir), le démon va même jusqu’à inonder la maison du héros [cf. Dark Water] pour montrer qu’il est très méchant et que Jack Bauer a intérêt à lui ramener ce qu’il demande. La petite bonne sœur retourne donc dans la salle de torture souterraine pour faire face au démon qui, comme de bien entendu, s’empare d’elle et la transforme en une furie sanguinolente [cf. La Mort en ligne] que doit affronter le héros dans un final destructeur digne de surhommes [cf. Terminator 3], un final dont notre héros national, épuisé et meurtri, sortira gagnant, victoire soulignée par les rayons lumineux du soleil [cf. Die hard, Daylight]. Évidemment, ce final n’est pas sans séquelles sur le héros, car celui-ci se retrouve, sans autre raison que la volonté d’insérer un twist final puant, prisonnier du monde des miroirs [cf. Silent Hill].

— c’est fini les SPOILERS —

(Jack, sa lampe et son miroir)

Bref. C’est du condensé façon tartare de tout ce qu’Aja et son pote ont vu au cinéma ses dernières années, le tout filmé, scénarisé et joué tellement mal que le film évoque au mieux les films amateurs de Soyez sympas, rembobinez, et ce d’autant plus que se grave sur le scénario un pathos de type « père de famille meurtri » et un manichéisme bondieusard balourd, faisant de Mirrors un film hollywoodien singulièrement rétrograde.

Niveau acteurs, si Kiefer Sutherland assure le service minimum et semble s’impliquer dans un personnage pourtant perclus de clichés (il est du niveau de ses performances standardisées de 24 et donc très loin de ce qu’il est capable de livrer – comme dans Dark City par exemple), on touche le fond avec Paula Patton (la femme de Jack Bauer) (mention spéciale aussi aux deux nains qui jouent ses enfants avec la même justesse qu’ils interprèteraient une chanson à l’école des fans) qui, consciente du pathos extrême de la situation, amplifie à l’extrême son jeu de patatoïde (gros yeux, gros nez, grosses bouches – et gros plan sur les seins) (vous me direz Halle Berry a bien eu un Oscar pour ce type de rôle). Le film n’est donc guère aidé par ces deux acteurs principaux, tout juste peut-on apprécier l’opportune (et trop courte) présence d’Amy Smart, toujours aussi prégnante à l’écran (se rapporter notamment à Road Trip et  à L’Effet papillon) et dont on peut regretter qu’aucun studio ne lui confie un rôle à la hauteur de son talent (tas de cons, comme on dit).

Ce ratage intégral est l’occasion de se pencher sur la mise en scène d’Aja, jusqu’à présent banale et maladroite mais pas foncièrement stupide (Furia et Haute tension). Mirrors lui donne en effet l’occasion de s’exprimer réellement en tant que metteur en scène via sa thématique riche (les miroirs) et son décor phénoménal (si de l’extérieur le grand magasin incendié n’est qu’une sale image de synthèse complètement cheap, de l’intérieur c’est un somptueux décor digne de Silent Hill qui a été reconstitué). Plouf-plouf, dans aucun cas Aja ne se révèle à la hauteur de ces atouts et passe même totalement à côté, prouvant par-là qu’il n’a décidément aucune notion de mise en scène. Il n’exploite ainsi jamais la thématique du double, se contentant d’instaurer la présence des miroirs comme une présence maléfique (comme il l’aurait fait de tout autre objet – portes, frigos ou saucissons) et ne jouant que trop rarement sur la dualité que ceux-ci sous-tendent (certes, j’ai mauvais fond, il le fait quand même deux fois : dans la scène d’introduction et dans la scène de « la brûlée qui rampe », mais il le fait dans les deux cas dans une intention de thriller [faire peur, générer l'irréalité] et jamais dans une optique de mise en scène duale [se rapporter à Volte-Face par exemple ou à la façon dont Jaume Balaguero peut filmer de façon identique deux « mondes » différents]). Quant au décor, Aja ne le traite jamais en tant que tel, c’est-à-dire dans sa réalité physique, se contentant de filmer sans cesse les mêmes grands angles de vue, de reproduire les mêmes mouvements de grue et d’isoler les scènes s’y déroulant dans des sous-décors totalement dissociés les uns des autres. On peut même parler de gâchis tellement un tel décor aurait mérité plus d’honneur.

(vous pensiez que j’allais vous mettre une troisième fois Jack, sa lampe et son miroir, c’était oublier que l’Insecte Nuisible chouchoute le lecteur : hop, un concours de t-shirt mouillé !)

Enfin, une scène, anodine en apparence, me parait symptomatique de « l’effet Aja » et j’aimerais m’y attarder. On y voit le héros descendre un escalier dérobé du magasin en direction des vieux souterrains (dont le spectateur ignore à ce stade l’existence). La scène commence par une vue subjective du héros commençant à descendre l’escalier – un escalier crade, sombre et presque tortueux (un procédé d’angoisse par lequel le spectateur plonge en compagnie du héros vers une destination inconnue et malsaine, qui évoque évidemment les jeux vidéos, en l’occurrence explicitement Silent Hill). Et, paf, ce choix de mise en scène (mais était-ce vraiment un choix ?) ne dure que trois secondes. Trois secondes au bout desquelles le plan subjectif est remplacé par un gros plan de face de la gueule du héros (histoire de bien rappeler que merde c’est Jack Bauer quand même et qu’il coûte suffisamment cher pour qu’il faille rentabiliser sa présence à l’écran), puis par un plan moyen du même héros vu de face (ou de 3/4) en train de descendre les marches – ce procédé d’extériorisation annihilant complètement l’angoisse que les premiers plans avaient suscitée et achève de désengager le spectateur de l’action, spectateur qui n’a plus qu’à reprendre une poignée de pop-corn et regarder ce brave Jack Bauer descendre un banal escalier le menant à la scène suivante (éventuellement précédée d’une coupure pub lors du passage télé). En résumé, comme je me le suis dit à moi-même lors de la séance (ouais je me parle à moi-même pendant les films), « Quel c@@ ce Aja ! »

En résumé, Mirrors est donc tout ce qu’il y a de plus mauvais, inexistant sur tous les plans, et confirme l’inanité de cette fausse nouvelle vague du cinéma d’horreur français (ouais je sais faut que je vois A l’intérieur et on se rappelle). Les plus indulgents, s’il y en a encore, se contenteront des deux courtes scènes gores du film (5 minutes sur 100) ; les autres iront voir l’étonnamment glop Vinyan du tout aussi étonnant Fabrice du Welz, qui lui, pour le coup, prend le parti pris d’une vraie mise en scène, quitte à refuser tout compromis à l’encontre des règles de formatage du divertissement d’horreur hollywoodien post-moderne.

Belgique 1 – France 0

A.K.

§ 7 commentaires sur “Mirrors (Alexandre Aja, 2008)”

  • Epikt says:

    Voilà qui fait un joli entracte en attendant la suite du cinéma coréen.
    Je tiens juste à préciser que les légendes débiles sous les photos sont de moi (on s’amuse comme on peut).
    Sinon, j’ai pas vu le film, j’aime beaucoup la référence à ‘Road Trip’ et promets (hum hum… disons que je vais faire en sorte d’y penser) de revenir sur ‘Vinyan’ un de ces jours (i.e. à la sortie du dividi), car c’est en effet très bien.

  • Naroungas says:

    A propos de Fabrice du Welz, son prochain projet a l’air très intéressant. Extrait de l’interview sur le site d’Arte : ” Normalement ce sera l’adaptation de « L’île aux trente cercueils » (NDLR : feuilleton télévisé de 1979, adapté d’un roman de Maurice Leblanc), si tout se passe bien. Le projet est lourd, cher, complexe, mais il y a une vraie volonté de faire un film qui soit plus populaire, plus accessible et qui traite de la mythologie fantastique française. Mais tout ça dans un réalisme magique, c’est-à-dire vraiment avec une grande attention au réel… Aujourd’hui, j’arrive à la fin du script, ça a été un long chemin difficile et laborieux, mais je crois que si on arrive à transcender cette matière là, ça peut faire vraiment une belle histoire d’amour très gothique, dans une France du début du siècle dernier, avec un traitement très moderne… Voilà ce que j’espère en tout cas.”

  • Laurent says:

    Je te trouve sévère, j’ai bien aimé ce film bien torché pour Kiefer (bon acteur, surtout en méchant ninetees, Freeway et autres J. Schumacher), mais c’est vrai que c’est inférieur aux 2 Aja précédents (Haute Tension est pour son twist un remake de Psychose je trouve, comme The Descent avait volé son twist final à Audition) et que l’intérêt principal réside dans les scènes gore, surtout celle de la baignoire (tiens, il a pas osé utiliser une douche).

  • Transhumain says:

    Cher AK, j’ai vu quelques minutes d’A l’intérieur, et ça m’a tout l’air d’être une belle merde. Comme Haute tension d’ailleurs.
    Tiens, en parlant de daube, AK, va voir La journée de la jupe.

  • Epikt says:

    Ah non mon cher Transhu, je peux pas te laisser dire ça.
    A l’intérieur c’est branquignol, mais c’est pas une belle merde. En fait, contrairement à Haute Tension et à d’autres films du genre, il n’essaye pas de paraitre intelligent (le superbe twist final de Haute Tension, l’art de se tirer une bal dans le pied en se croyant malin)(bon, c’est vrai, au début il y a quelques trucs pas cool) et se contente d’être efficace et bien gorêt. Il ne peut avoir que ma sympathie.

  • X says:

    Pourquoi évoquer “Vinyan” dont le final est encore plus stupide que celui de “Mirrors ? Ne s’agit-il pas d’un couple qui a perdu son enfant ? autant cliché que le personnage de Jack Bauer dans “Mirrors” (?). Je dirai même qu’il est encore plus formaté que “Mirrors” dans le sens où il essaie de créer une rupture avec le cinéma fantastique traditionnel – rupture qui s’inscrit également dans un style qui est connu de nombreux cinéphiles. Il ne suffit pas de tourner un film en Thaïlande pour sortir du “formatage”. Et encore moins en nous balançant à la figure de méchants petits enfants.

    D’un autre côté, le papier sur “Mirrors” est assez juste.

  • AK says:

    Mmm…
    2 choses :
    -> la perte de l’enfant est un point de départ (peu original mais 99% des points de départs le sont). Dans Mirrors je parle des “clichés” qui caractérisent les personnages. Mirrors est une histoire de démon/miroir, quel intérêt de surdoser le héros avec un pathos alcool, divorce, etc ? Aucun si ce n’est respecter un certain formatage hollywoodien.
    -> j’avoue ne pas comprendre ce que tu dis. “il est encore plus formaté que “Mirrors” dans le sens où il essaie de créer une rupture”. Rupture = ne pas s’insérer dans un format. Ou alors, tu définis toute rupture comme un formatage (genre rébellion adolescente), et dans ce cas-là, autant rien faire, arrêter de faire des films et se limiter à baiser et faire caca.
    Dans Vinyan, c’est le traitement graphique du sujet qui est intéressant, original, audacieux et surtout risqué. On peut ne pas aimer le résultat, moi, j’aime la démarche. Je trouve ça stimulant.

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