Long live Uwe Boll!

Autoproclamé meilleur cinéaste du monde, quasi unanimement dénoncé comme le plus gros tâcheron de ces dix dernières années, Uwe Boll est un réalisateur et producteur qui fait grincer pas mal de dents mais qu’ici on a toujours défendu – disons plutôt, cet article étant le premier se penchant vraiment sur son cas, qu’on en a toujours pensé du bien –, peut-être davantage qu’il ne le mériterait. Du commun des cinéphiles, le bonhomme est surtout connu pour ses adaptations de jeux vidéo. Force est, même pour le fan, d’admettre qu’on y croise le pire (House of the Dead, superbement nul mais très drôle), voire l’infâme (Alone in the Dark, superbement nul mais même pas drôle), mais également des séries B assez plaisantes (Dongeon Siege ou encore BloodRayne, deux films pas top mais qui passent très bien avec des pizzas et de la Kro). Mais même si le cinéaste allemand semble trouver un malin plaisir à massacrer des licences (plus ou moins) chères aux gamers (on avait parlé de lui pour faire World of Warcraft !) sa filmographie est très loin de s’y réduire (ce qu’oublie par exemple sa notice Wikipedia, aussi drôle qu’orientée à charge) puisqu’il a entre autres touché au teen-movie (Heart of America), au film de guerre (Tunnel Rats), d’horreur (Seed) ou encore de prison (Stoic, qui calma tout le monde lors de la dernière édition du BIFFF), des films souvent bien loin des bouses annoncées par ceux qui, n’ayant vu que House of the Dead, font du Boll-bashing systématique.
C’est ce que rappelle la quinzième édition (parisienne) de l’étrange festival – festival dont on ne dira jamais assez de bien – qui a programmé trois de ses films (projetés en sa présence !), des films qui, loin des images préconçues, dressent le portrait d’un cinéaste ne faisant certes pas dans la dentelle et érigeant la fuck-you-attitude en art de vivre, mais également éclectique, frondeur, subversif et iconoclaste – en un mot « pas normal », et c’est pour ça qu’on l’aime.

Amoklauf (1994)

Le troisième film de Boll est ma foi un drôle d’objet qui ajoute encore à la curiosité de sa filmographie. Étrange à la vue de l’orientation que prendra par la suite sa carrière, Amoklauf s’inscrit dans cette vague(lette) de cinéma underground allemand des années 80-90, sombre, violente, politiquement incorrecte et/ou nihiliste, quelque part entre Olaf Ittenbach et Jörg Buttgereit – plus proche de ce dernier d’ailleurs (on pense notamment à Schramm, réalisé l’année d’avant).
Typiquement dans ce genre de cinéma, Amoklauf peint l’existence d’un homme vidé de toute substance, sans perspectives et pour qui chaque minute est plus morne et blasée que la précédente, en quelque sorte un désert existentiel et affectif de très haut niveau. Il soulage (et cultive) vaguement sa frustration devant des enregistrements d’exécutions et des vidéos porno, mais même ce voyeurisme ne le stimule pas plus que cela. A ce sujet et en lien avec les conditions de projection, le fait que les dialogues des émissions de télé qu’il regarde ne soient pas sous-titrés (drôle d’idée quand on réalise qu’il s’agit de deux tiers de tous les dialogues !) accentue cette sensation de vide et de misère, rendant la chose totalement anecdotique et automatique, sans substance (et d’ailleurs pas difficile à saisir, car après tout ce qui y est raconté, que ce soit au Juste Prix ou dans un film porno, est toujours la même chose et n’a aucune espèce d’importance). Et forcément (sinon c’est pas rigolo), le bonhomme finira par exploser et buter tout le monde.
Le film est réalisé avec un budget de trois deutschemarks cinquante, ce qui se voit, mais ça fait parti du plaisir (on peut pas être underground avec une équipe de cent personnes). Très brut de décoffrage donc, propices à l’illustration sans fioriture de la misère humaine, avec (ce qui n’est pas incompatible, bien au contraire) une grande présence d’écrans filmés et de percées arty (gros grain inside) donnant à la chose une texture plus brouillée et physique. Résultat des courses, malgré un budget ridicule l’image est loin d’être dégueulasse (enfin, si, mais vous me comprenez). Il y a même parfois pas mal d’idées, des points de vue surprenants (par l’ouverture d’une branchie sur les humains en train de découper et d’observer le poisson, assez cocasse comme renversement de point de vue). On reprochera par contre à Uwe Boll, sans doute soucieux d’exprimer la dépression de son personnage, de faire durer ses scènes (et certains plans) plus que nécessaire. Pas particulièrement parce qu’elles deviennent ennuyeuses (je pense que certains n’auront pas besoin de cela pour s’ennuyer devant Amoklauf) mais parce que cela rend inutilement démonstratifs leurs procédés, pourtant souvent intéressants. Ainsi je ne doute pas une seconde que le cinéphile curieux de bizarreries glauques trouve la scène de masturbation absolument démente (même si, en effet, tirant en longueur). Idem du carnage final, qu’Uwe Boll décompose à l’extrême, multipliant les angles de prise de vue et opérant par micro flashs-back successifs, montrant les actions de multiples fois en étirant la scène. Très réussi dans sa plus grande partie.
Le même constat pourrait s’appliquer au film, qui certes ne contrôle pas toujours sa fougue et ses idées (Uwe Boll pensait à l’époque que cela serait son dernier, pour cette raison il a dû charger la mule) mais se trouve être une authentique bizarrerie.

Postal (2007)

Le cliché raconte qu’Uwe Boll tourne des adaptations toutes pourries de jeux vidéo, on n’est pas forcément obligé de le démentir. La preuve avec Postal, adaptation du jeu du même nom (le deuxième de la série) et pour le coup très très naze ! Sauf que – accrochez-vous c’est concept – contrairement à d’autres adaptations de Boll la nullité cosmique de Postal est la raison même de sa réussite. Pour ceux qui n’auraient pas eu la chance d’y jouer, rappelons que Postal 2 est un jeu aussi débile que jouissif où on se faisait poursuivre par des talibans et des associations de protection familiale, et qui par dessus le marché en voulait sérieusement à la gent féline (leu jeu se terminait par l’apocalypse, avec des chats qui pleuvaient du ciel et s’écrasaient toutes tripes dehors sur les trottoirs). Et autant on peut être sceptique concernant, disons, Alone in the Dark, autant pour porter Postal 2 à l’écran Uwe Boll, parce qu’il n’a aucune retenue, était sûrement le meilleur choix possible. En gros : « Vous trouvez que je fais des films merdiques ? Et bien je vais en faire un encore pire, et ça sera mon meilleur film ! »
Pari réussi, pour peu qu’on accroche à cette note d’intention peu ordinaire et à la connerie insondable de ce qui va suivre. Adaptation fidèle du jeu, on aura droit à des islamistes débiles qui courent en criant « yalla yalla ! », des peluches en forme de couilles, à un chat sodomisé par un flingue, à un nain violé par des chimpanzés,… Uwe Boll en rajoutant une couche parfois bien sentie, en accentuant le coté post 11 septembre par exemple (Oussama Ben Laden qui suit la conférence d’un entrepreneur capitaliste pour apprendre à fanatiser ses employés !) ou en se foutant de sa propre gueule (Uwe Boll joue son propre rôle de cinéaste médiocre et pédophile qui produit ses films avec l’or nazi). Vous l’aurez devinez mais je confirme, le film ne fait pas dans la finesse, pas une seule seconde. Par exemple quand il se moque des codes hollywoodiens il n’y va pas avec le dos de la cuillère, que ce soit en faisant prononcer à son héros un long et ridicule discours sur la tolérance et l’amitié entre les peuples ou en filmant une fusillade où les enfants se prennent systématiquement les balles perdues.
Le mieux dans tout ça, c’est que le film est atrocement mis en scène. Aucune photo, encore moins de cadre, un montage asthmatique,… ça ressemble à une mauvaise sitcom et les scènes d’actions doivent être les pires tournées dans l’année. Le revers de la médaille est que (du point de vue purement technique encore) le rythme en prend lui aussi pour son compte, ce qui pour le coup est vraiment dommage.
Finalement, on comprendrait presque la frilosité des distributeurs devant ce film dont le rire gras peut faire mouche chez le cinéphile pas très regardant mais pour le reste absolument indéfendable !

Rampage (2009)

On passe à tout à fait autre chose avec Rampage, sans doute le meilleur film de Boll – d’ailleurs quand on suit ses derniers films, non seulement ils vont globalement de mieux en mieux mais aussi Uwe Boll s’y montre de plus en plus vénère, ce qui n’est pas pour nous déplaire. Dans Rampage il met en scène un ado qui va prendre les armes et faire un carnage dans sa tranquille petite ville, tuant les gens au hasard et sans état d’âme. La faute aux jeux vidéo sans doute ? à une existence morne et aux humiliations quotidiennes ? à la planète qu’il faudrait dépeupler ? à moins que… la suite du film dévoilera que cela n’est pas si évident. Le personnage d’Amoklauf (qui lui aussi sortait dans la rue pour buter les passants) avait au moins l’excuse de la médiocrité de son existence, ce qui pouvait nous le rendre sympathique (façon de parler, disons qu’on lui trouvait des excuses), celui de Rampage n’est que l’incarnation du capitalisme poussé dans ses retranchements.
Ce qui fait plaisir au Boll-fan à la vue de Rampage, c’est qu’il y a vraiment du mieux là où justement Uwe Boll pèche souvent, même dans ses films « respectables » (Tunnel Rats par exemple). Par exemple la photo qui, accompagnée par la prise de vue très proche de l’action, rend le film très sec. La narration aussi est chouette, le film est écrit (si si). Les multiples inserts (des flashs-forward du massacre) rythment la première partie avec une grande efficacité : c’est très éclaté et c’est brutal, Boll a tout bon pendant au moins une bonne demi heure, vraiment très bonne. Malheureusement il met (quasiment) fin au dispositif (et pour cause, on peut guère falshforwarder l’action présente) lorsqu’arrive la fusillade, du coup beaucoup plus linéaire. On commence à se dire qu’on va finir par se lasser si le reste du film continue la tuerie sur ce mode, mais arrive bientôt un scène absolument géniale, lorsque le tueur débarque avec ses pistolets mitrailleurs et sa tenue de combat dans un hall rempli de vieux en train de jouer au bingo – j’en dirai pas davantage.
Quand à la mise en scène proprement dite, désolé de vous décevoir mais Boll est loin d’être mauvais, ce qui ne date d’ailleurs pas de ce film (il lui arrive par contre de tâcheronner, je ne prétends pas le contraire). Ici il opte pour une caméra portée (qui bouge donc beaucoup, trop selon ses détracteurs) assez spontanée et collée aux basques du personnages. Le montage donne un peu d’air à un cadre qui en manque en oscillant entre deux extrêmes, d’un coté un grand éclatement, aussi bien temporel que spatial, avec des cuts dans tous les sens et de l’autre des plans parfois longs genre cinoche indépendant pseudo-réaliste. Au sujet de ce dernier mot, si on reste bien loin du portnawak d’un Postal, Rampage donne lui aussi dans l’exagération et je ne doute pas une seconde qu’on trouve ici et là des gens pour trouver le script pas crédible. Grand bien leur fasse ! Combinée au premier degré des prises de vue (aucune distance n’est opérée) cette exagération rend le film assez fascinant.
Un petit mot pour conclure sur la fin du film. Si certains éléments de sa mise en place peuvent un premier temps sembler décevants, comme un renoncement au jusqu’au-boutisme qui caractérise le film, – l’action du personnage pouvant un premier temps être prise comme l’expression d’un malaise (social) et/ou comme portant une revendication politique (en gros des trucs bien, un comportement engagé, y compris de la part du cinéaste) mais prenant en fin de compte la forme de préoccupations parfaitement égoïstes – elle se trouve finalement terriblement cynique et immorale.
Uwe Boll n’a pas finir d’emmerder le monde, hourra !

Pour compléter ce compte-rendu, je vous encourage vivement à regarder le documentaire Visiting Uwe réalisé par le site allemand Wildscreen Avant-Garde.

§ 9 commentaires sur “Long live Uwe Boll!”

  • Gilles says:

    Uwe Boll est en effet un as du foutage de gueule et de la provocation. C’est pour ça que finalement, on l’aime. J’ai vu une vidéo que Fred Ambroisine a prise au festival où Boll bashe le cinéma hollywoodien. C’est assez intéressant sa vision. Je suis sûr que les gens vont finir par l’aimer ; même s’il fait beaucoup de gros films de merde, il a l’air d’être proches des spectateurs et de chercher le dialogue, et ça les spectateurs aiment. Je préfère largement son coté provoc’ pas du tout freiné que celui de Tarantino qui s’en sert vraiment comme outil marketing.

  • Epikt says:

    La vidéo a du être prise lors de la séance de questions-réponses qui a suivi la projection de Rampage, il a effectivement bien balancé.
    Au sujet de Hollywood, je ne peux être plus d’accord avec sa position (et en effet, cela le rend sympathique à mes yeux). Il y a d’ailleurs pas si longtemps je parlais avec je ne sais plus qui de l’éternelle question du financement de projets personnels par des films commerciaux, et du fait pour un réalisateur de monnayer un semblant de liberté contre un blockbuster calibré : personnellement, je doute que le deal vaille le coup. Prenons Steven Soderbergh, coutumier de la chose : Girlfriend Experience est un des meilleurs films que j’ai vu en salle cette année, pas de doute, mais pour avoir les coudées franche sur ce film devait-il vraiment faire Ocean’s 13, un diptyque sur le Che et The Informant ? Surtout quand on voit comment Girlfriend Experience a été (non) distribué. Je pense vraiment que ces réals, parfois talentueux, se font enculer à sec par cette manière de fonctionner, que malheureusement tout le monde trouve normale (pire, inversant la proposition les gens trouvent ça bien, faire des projets perso à coté de films commerciaux étant vu comme marque d’intégrité !).
    Pour en revenir à Uwe Boll, lui aussi fait du gros commercial qui tache. Mais étant indépendant le rapport commercial/perso est beaucoup plus avantageux pour lui car tout les bénefs ou presque servent au financement des projets perso. En gros, il fait Far Cry et avec ça il produit et s’assure les coudées franches sur Tunnel Rats, Stoic et Rampage (d’un autre coté, bénef de Ocean’s 13 : plus de 100M$, coût de Girlfriend Experience : 1.3M$, de qui se fout-on ?).
    Là je parle pas de qualité et de talent (Soderbergh est meilleur que Boll), juste de modèle économique.

    Sinon, je confirme qu’il est plutôt accessible.
    Enfin, relativement, car je doute qu’il apprécie qu’on vienne le voir pour lui dire avec une grande tape dans le dos “Uwe tes films ils sont tout pourris”.

  • BOB says:

    TL/DR mais c’est clair, Soderbergh, multi-oscarisé, régulièrement séléctionné dans les festivals les plus prestigieux du monde, reconnu internationalement, c’est un pauvre auteur martyrisé par le méchant Hollywood parce que son infâme bouze neuneue avec une star porno est mal distribuée sur paris (LOL).

    Pis le discours simpliste de Boll le bourrin l’autre soir à l’étrange ça reste une énorme blague, bonjour l’exemple moisi de Spielberg (“atch, mé la vamille ze réuni, barce gue cé pou les ados”) qui satisfait l’audience rebelle.

  • MK says:

    Le “je ne sais plus qui”, c’est moi. Merci.
    Et je reste sur mes positions : tu fais de l’art si t’as du pognon ou tu te fais du pognon.
    C’est un ou inclusif, par contre. Donc par chance, tu peux faire les deux mais c’est difficile. Car le grand public est con (et c’est bon d’être con, on a plus de choix, on vit mieux, tout ça) et si tu fais un truc trop intelligent, ils ne pigent pas et tu ne gagnes pas de sous.
    C’est comme au Poker : tu peux jouer SSS, c’est chiant, c’est mécanique mais en suivant cette strat faite par des matheux, t’es obligé de gagner à la longue OU tu peux jouer BSS, c’est marrant, tu réfléchis, mais t’es pas sûr de gagner.
    Donc si j’ai pas un stack de départ assez gros, je vais farm SSS et grind assez pour me garantir que même si je foire en BSS, je pourrais toujours rebondir.

    That’s said.

    Vive le poker.

  • Epikt says:

    BOB > je n’ai jamais parlé de “pauvre auteur martyrisé par le méchant Hollywood” (le cinéma fait rêver suffisamment de monde pour que les studios n’aient pas à se coltiner des chieurs récalcitrants), j’ai parlé de deal déséquilibré, en faveur du studio. La moindre des choses qu’on attendrait d’un studio, à fortiori avec des réal qui comme Soderbergh fournissent aussi bien des hit commerciaux que des machines à Oscars, c’est de soutenir les films (tous les films) de leurs cinéastes. Pas d’expédier rapidos ceux qui n’ont pas de potentiel commercial.
    [par ailleurs, GE était très bien distribué sur Paris (LOL), merci]

    MK > oups :P

  • BOB says:

    Je sais pas d’ou tu sors ton “la moindre des choses qu’on attendrait”. Les studios ou n’importe quel système de production ne fait pas-n’ont jamais fait dans du contrat moral, c’est une industrie.
    Soderbergh avec ou sans studio, il parvient à monter sa petite purge en sachant très bien comment la diffuser. Pis a coté t’apprends que meme un type comme Cameron roi du monde doit toujours batailler auprès des studios pour les convaincre. Normal, c’est pas les studios sont pas les restos du coeur, c’est des financiers. Mais ces réalisateurs parviennent au moins à monter leurs projets, combien ont cette chance. Depuis qq années, ces studios ont aussi developper des branches pour monter des projets qui font la joie des festivals du monde entier car pris comme du cinéma indépendant. Les mêmes studios qui financent certains films céfran qualité terroir.
    Faut arrêter aussi avec ce fantasme de cinéma personnel en marge d’un truc commercial, même Boll sous ses allures de clowns anti-hollywood venu satisfaire l’audience de bobo geekos appartient à cette industrie. Si ses films se vendaient pas, il serait pas là en train de faire le fier pour aller boxer du critique. Facile de se limiter aux défauts sans voir les résultats et leurs influences a travers le monde, de Kubrick à Cuaron. Mais non autant se limiter aux 4 fantastiques.

  • Epikt says:

    “La moindre des choses qu’on attendrait”, s’ils ne considéraient pas les films comme des paquets de lessive et les cinéastes comme des ouvriers. Je suis au courant de la manière dont ça fonctionne (je suis idéaliste mais pas aveugle), ce qui n’empêche pas de désapprouver un système dans lequel un mode d’expression artistique est un produit industriel.
    Si certains sont à l’aise avec ça, grand bien leur fasse. Quand aux autres, qu’ils se débrouillent.

    Sinon, je n’ai jamais parlé de Boll comme d’un cinéaste détaché de toute préoccupation commerciale (je suis idéaliste, mais pas naïf), je parlais justement de sa production commerciale dans mon premier commentaire. Pas plus que je n’oublie les bons films qui ont été produits par des studios (je suis idéaliste, mais pas con). Merci du procès d’intention.

  • BOB says:

    C’est cette remarque sur le système de prod’ qui me fait réagir et les propos abhérants d’un Boll se donnant en spectacle aux halles. Tu vois, ma fonction c’est de commenter l’article, pas l’auteur de l’article. C’est pour développer les idées hors des préjugés de chacun. Merci quand même de cet abcès d’intention langue de bois. Comme disait Giscard “Au Revoir !” →█

  • MK says:

    La moindre des choses qu’on attendrait d’un studio, à fortiori avec des réal qui comme Soderbergh fournissent aussi bien des hit commerciaux que des machines à Oscars, c’est de soutenir les films (tous les films) de leurs cinéastes.

    Oui.

    Et oui, AU REVOIR BOB !

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