F.I.M. été 2008

Films de l’Ici et du Maintenant, ep.7
(lire l’épisode précédent)

Après (presque) deux mois de vacances l’Insecte Nuisible reprend du service, et il commence par passer en revue les films vus cet été en salles. Une moisson bien pauvre comme vous vous en rendrez compte, beaucoup de films insignifiants voire même mauvais, qui plus est rapidement expédiée en quelques phrases lapidaires. Je me fous de la gueule du monde, vraiment.
Pour le reste, plein de bonnes choses à venir : un compte rendu de la rétrospective Shochiku, un brainstorm rigolo, une critique dithyrambique d’un monstre littéraire,… d’autres choses aussi à plus ou moins court terme. Signalons en passant que le monsieur Arkady Knight (A.K. pour les intimes) qui avait déjà signé quelques textes en ces pages (à propos de Domino par exemple) semble vouloir se faire plus présent. Gloire à lui !

Les sorties de l’été

Mes amis, mes amours de Lorraine Levy : Pour une réalisatrice de comédie romantique, ne pas être capable de filmer un couple que s’embrasse c’est quand même grave. A voir toutefois pour Vincent Lindon et ses chemises totalement ringardes et pour Virginie Ledoyen et ses… ses… bah… on se comprend…

Seuls two de Eric et Ramzi : C’est sensé être un film comique, mais à tout prendre Mes amis mes amours est plus rigolo.

Capitaine Alatriste de Agustín Díaz Yanes : Ça n’a pas l’air comme ça, mais c’est pas triste.
(cette critique vous est offerte par le mouvement des journalistes de cinéma pour la réhabilitation des jeux de mots pourris)
(à ce sujet, petite pub pour le père Oli qui vient d’ouvrir son blog ciné, un vrai space-cake ce truc : programmation totalement out of this world et jeux de mots vraiment honteux, c’est un bonheur tellement ça ressemble à rien. Tous mes voeux de bonheur !)

Une épopée de François Magal : pas très épique, mais je crois que c’est volontaire. Pas très bon non plus, et ça je crains que ça soit pas voulu.

Glory to the Filmmaker de Kitano Takeshi : bon bah pour ceux qui auraient encore des doutes, Takeshi est un gros malade mental. Gloire à Kitano.

Wanted de Timur Bekmambetov : mauvais bis de Matrix, mais fun, et avec quelques idées démentes que d’autres plus talentueux feraient bien de lui piquer.

Les Proies de Gonzalo Lopez-Gallego : ça commence plutôt moyen comme un survival des plus classiques, mais le changement de point de vue en cours de film est plutôt malin et redonne de l’intérêt au tout.

Comme les autres de Vincent Garenq : c’est désormais officiel, les téléfilms France 3 Ile de France sont également programmés dans votre cinéma.

X-Files 2 de Chris Carter : pas forcément emballé, mais tout de même plutôt séduit par la tonalité et l’orientation que Carter donne à son film.
(voir également le texte de mon compère A.K. qui revient dessus en détail)

Wall-e de Andrew Stanton : mignon comme tout, parfois assez drôle mais beaucoup trop référentiel et de cette race agaçante de films « qu’on ne peut pas ne pas aimer ». Honnêtement, déjà oublié.

Surveillance de Jennifer Chambers Lynch : parfois assez joli et malin (les différentes versions contradictoires et toutes pipotées) même si on se tape pas le cul par terre, et qu’en fin de compte ça mène un peu nulle part.

The dark Knight de Christopher Nolan : assez chouette, le meilleur Batman au cinéma (ce qui ne veut pas dire grand chose, c’est vrai). J’apprécie beaucoup l’orientation réaliste de Nolan, mais certains risquent de détester.

Broken English de Zoe R. Cassavetes : c’est toujours drôle de voir Melvil Poupaud jouer les French lovers, mais contrairement à son joli générique (et à son affiche, très chouette elle aussi) le film est très fadasse (et convenu).

Braquage à l’anglaise de Roger Donaldson : film de gangster sympatoche, qui tient surtout par son intrigue et donc aux types qui il y a X années ont cambriolé une banque. On se demande alors quand même à quoi a bien pu servir le réalisateur.

La Princesse du Nebraska de Wayne Wang : assez moche avec de temps à autre des jolis plans hyper esthétisants dont on se demande d’où ils sortent. Brasse du vide aussi.

Martyrs de Pascal Laugier : après Saint Ange ça fait quand même mal au cul de voir Laugier revenir à une mise en scène à ce point basique. Plutôt intéressant quand même.
(voir aussi la critique qu’en fait A.K., qui a plus aimé que moi)

Manipulation de Marcel Langenegger : l’entame est intrigante, mais on déchante vite. Typiquement le genre de film dont l’idée même est absurde.

Le Silence de Lorna des frères Dardenne : prix du scénario à Cannes, et ça me fait une belle jambe. J’aurais mieux fait d’aller voir le prix de la mise en scène.

Les reprises
(parce quand on en a marre de voir des films récents tout pourrites, on va (re)voir des vieux films qui en général sont un peu mieux)

La Harpe de Birmanie de Ichikawa Kon : simplement magnifique (et accessoirement si vous voulez un film pour me faire pleurer à chaudes larmes du début à la fin, ne cherchez plus).

Mad Max de George Miller : personnellement je préfère le deuxième, qui castagne plus. Reste que quand il s’agit de filmer des bagnoles sur des routes désertiques il y a un avant et un après Mad Max.

Fleur Secrète de Konuma Masaru : un pinku assez rigolo, mais franchement en dessous de La Vie secrète de madame Yoshino du même réal (et avec la même actrice).

Pecker de John Waters : je croyais que Waters était subversif… j’ai du me tromper de porte.

Storytelling de Todd Solondz : excellent, forcément puisque tout Solondz c’est excellent, même si (dans le même genre et du même réal) je lui préfère Palindromes.

Bienvenue dans l’âge ingrat de Todd Solondz : excellent, forcément puisque tout Solondz c’est excellent, même si (dans le même genre et du même réal) je lui préfère Happiness. Argument choc en bonus, c’est un des films préférés de Bae Doo-Na (et oué).

Lire l’épisode suivant

Comments are closed.

À propos de ce texte