Festival du cinéma asiatique de Deauville 2009

Films de l’Ici et du Maintenant, ep.8
(lire l’épisode précédent)
et/ou
Films de l’Ailleurs et du Pas-tout-de-Suite, ep.6
(lire l’épisode précédent)

Avant de continuer avec la deuxième partie de la critique de Ten Nights of Dream, un petit retour sur cette ensoleillée et médiocre onzième édition du festival du film asiatique de Deauville. Ca va me permettre entre autres de déterrer provisoirement mes fameux films de l’Ici et du Maintenant et de l’Ailleurs et du Pas-tout-de-Suite, délaissés depuis longtemps et qui retournent immédiatement à leur léthargie.
D’ailleurs, pourquoi cette catégorie bâtarde ? Simplement parce qu’on ne peut que déplorer qu’un festival, alors qu’il devrait être un espace d’exploration et de découverte de films rares et inattendus, devienne un lieu d’avant-premières de films qui sortent en salles ou DVD dans les mois qui viennent… il doit en avoir au moins quatre dans le lot (je vous rassure de suite, My dear Enemy n’est pas dans la liste) et si ça se trouve j’en loupe. D’autant plus gênant que le nombre de salles de projection a été réduit, difficile alors que ne pas penser que chaque Chaser ou 24 City programmé c’est un film qui apporte vraiment un plus à la sélection qui ne l’est pas (le nouveau Sono Sion ? Ishii Katsuhito ?). Sans même aller chercher sur le plan il est vrai subjectif de la sélection proprement dite, bien paresseuse. Enfin… sur ce sujet je vous laisse lire l’article de Guillaume et je m’attelle aussitôt au compte-rendu des films.
En vous prévenant tout de même que, comptant à l’origine ne rien écrire, j’ai pris aucune note de la semaine et que ça risque d’être parfois folklo et/ou expédié. Les films dont le titre est suivi d’un astérisque sont ceux que j’avais déjà eu l’occasion de voir (en salle, en DVD, ou téléchargés comme un porc par torrent) et que je ne suis pas retourné voir.

Des gens qui dorment par terre, Epikt ne peut qu’aimer

Compétition officielle

All around us de Hashiguchi Ryosuke : hasard de l’ordre alphabétique, on commence par le dernier film vu. Et bon film en plus, même si après une entame très enlevée le film se plombe un peu au bout d’une vingtaine de minutes. La faute à un enfant mort né (ce qui devrait être interdit par la charte de la bonne conduite cinématographique) qui entraîne les personnages et le film dans la dépression. Heureusement le film reprend du poil de la bête sur la dernière heure en même temps que le couple retrouve ses marques. Et ça se finit bien, donc c’est chouette.
En passant, une ou deux remarques que la mise en scène de Hashiguchi, principalement composée de longs plans séquences. La preuve que de temps à autre j’aime ça – quand cela est fait avec une certaine sensibilité et un talent d’écriture, pas uniquement parce qu’on trouve cool de montrer un type qui fume une clope en entier. D’ailleurs, le meilleur de tous (un des plus marquants en tout cas)(et, parce que ses effets jouent dessus, peut-être bien justement du fait de sa longueur) est parmi les plus longs, une dizaine de minutes sans doute. On y voit notamment en arrière plan deux enfants qui chahutent et on devine bien qu’ils vont casser quelque chose (on se doute même de ce que cela va être), on y fait donc attention tout en suivant la discussion des adultes en premier plan. Mais le moment venu Hashiguchi braque l’attention du spectateur (pourtant vigilant) sur autre chose, de manière à ce que la casse prenne au dépourvu et surprenne malgré tout. Et le plan continue.
Pour finir, le film comporte pas mal de scène de tribunal (autre chose qui devrait être interdit par la charte de la bonne conduite cinématographique) et ma foi celles-ci sont très belles ! Cela mérite d’être signalé. Le problème des scènes de tribunal dans les films, c’est qu’elles sont souvent là comme espace de débats et de déclamations, principalement focalisées sur le texte et le contenu purement informatif, en deux mots c’est hyper balourd. Dans All around us le personnage est dessinateur d’audience, croquant sur le vif le procès, et Hashiguchi relègue en arrière plan l’aspect purement judiciaire pour braquer son regard sur le public, sur des petits détails (splendide scène où le personnage observe les chaussures des gens), sur les réactions aux événements plutôt qu’aux événements eux-mêmes,… parti pris gagnant si vous voulez mon avis, qui mériterait d’être généralisé même dans les cas où le scénario n’appelle pas ce genre de regard.

Breathless de Yang Ik-June : Assez rigolo ce Breathless, puisque les trois premiers quarts du métrage sont une succession quasiment ininterrompue d’insultes, de crachats et de coups de points dans la gueule ; tout le monde insultant tout le monde et tapant sur tout le monde. Une habitude dans le cinéma coréen diront certains, mais « oui, mais non ». Parce que là c’est quand même hyper poussé (ce qui n’est pas une qualité en soit, et qui par certains cotés dessert le film en le rendant un peu nawak), mais surtout parce que Breathless m’a semblé bien moins aseptisé et lisse qu’un bon paquet de films coréens récents montrant pourtant le même genre d’actes. Il y a dans le film un coté brutos qui rappelle le cinéma des années 90, un peu branquignol mais beaucoup plus vivant. Et parce qu’enfin, émergent au milieu de chaos méprisant et vantard quelques pointes d’humanité plutôt justes.
Breathless aurait donc pu faire office de chouette surprise si (en plus de déjà tomber dans le mauvais goût au court du film à l’occasion de deux flashbacks ridicules) la fin n’était pas aussi naze. Non mais franchement, que le caïd se fasse assassiner pile poil le jour où il décide de prendre un taf honnête et que son neveu l’attend pour son spectacle scolaire de fin d’année, un peu comme dans le drama du samedi aprèm sur KBS, qui peut prendre ça au sérieux ?
Prometteur donc, mais raté quand même.

Chant des mers du sud de Marat Sarulu : film Ushuaia très typé festival, avec des beaux paysages de la steppe dedans, des chevaux, la liberté tout ça… le pire c’est que c’est même pas dégueulasse, mais ça a beaucoup trop une tête de film pour bobos en soif d’exotisme.
Reste que selon toute vraisemblance il s’agit de mon premier film kirghiz, ce qui se fête.

Claustrophobia de Ivy Ho : le film se présente sous la forme de flashbacks successifs, ce qui peut être une bonne idée (dans Peppermint Candy par exemple, ou encore Irréversible) mais qui sonne ici comme un gimmick sans trop d’intérêt. Il manque en effet d’un vrai mystère ou d’un événement fort qui motiverait ce retour en arrière, car dans l’état actuel des choses le film n’y gagne rien et aurait été tout aussi bien monté dans l’ordre chronologique.
Sinon ça se regarde (sans pour autant être mémorable), si on passe sur les scènes de pluie où les personnages font exprès d’être mouillés pour bien montrer combien ils sont tristes et malheureux.

Du karaoke, Epikt ne peut qu’aimer

L’Enfant de Kaboul de Barmak Akram : ceux à qui le titre donne envie de voir le film peuvent arrêter de lire ce blog. De mon coté j’y suis allé quand même, mais seulement parce que j’avais rien à faire.
Tout comme Chant des mers du sud c’est un film Ushuaia d’Asie centrale, mais bénéficiant en tant que film de pays en guerre d’un bonus « bonne conscience +10 », bonus doublé pour les adeptes du commerce équitable. Sinon, oui il s’agit de mon premier film afghan, mais à la sortie de la salle j’aurais préféré fêter un bon film.

Members of the Funeral de Baek Seung-Bin : grosse déception pour un film qui avait du potentiel (après Breathless, une mauvaise habitude des films de nouveaux réals coréens). On y trouve en effet tout plein de choses bien, autant dans la mise en scène qui est plutôt pas mal que dans quelques trips bien déviants (du genre une gamine leucémique qui crache du sang dans un cahier pour faire une décalcomanie souvenir). Voilà seulement, le film se présente comme une mise en abyme de mise en abyme de mise en abyme, avec un air de « t’as vu comme je suis super intelligent et que t’y piges que dalle car mon film il est trop supérieur », ce qui à vrai dire ne mène un peu à rien si ce n’est à vouloir faire passer des vessies pour des lanternes.

Naked of Defenses de Ichii Masahide : ça fait toujours du mal de dire ça d’un film japonais, mais déjà que c’est très cheap (ce qui n’est pas un défaut en soit) mais c’est surtout mené avec des gros sabots (frisbee mon amour !). En fait le film doit surtout servir de vidéo souvenir au réalisateur puisqu’on y voit sa femme, actrice principale, accoucher en frontal. J’attends avec impatience le numéro deux avec les premiers pas du gamin (quoi que le sixième, porno gay intimiste dépeignant son coming-out et son dépucelage dans un marché au poisson, s’annonce lui aussi bien cool).

The Schaft de Zhang Chi : encore un film de « pays pauvre » du genre que les élites intellectuelles bien-pensantes françaises aiment bien, sur des gens dans un village minier de Chine occidentale cette fois (à croire que chaque édition du festival a son film de mineurs). C’est pas forcément folichon mais cela a toujours plus de gueule que Chant des mers du sud et L’Enfant de Kaboul : certes il faut se taper une première partie plus lourdingue que le reste (symboles à-la-con inside) mais ponctuellement le film touche juste (la toute dernière séquence par exemple). C’est donc pas si mal.
N’empêche que je cautionne pas pour autant. Perso j’aurai sabré le chapitrage, bancal et inutile, pour fusionner les trois histoires en une seule – mais c’est du détail. Le gros problème est que le film fait tout pour contenir la moindre émotion, ne rien laisser échapper (ce qui, en langage journalistique s’appelle une « douleur sourde », souviens-t-en z’en), à adopter le regard le plus détacher possible. Dès lors on a le droit de s’en foutre, non ?

Trivial Matters de Pang Ho-Cheung : mon préféré du festival (cela dit, je n’en ai vu que deux de vraiment bons), un film à sketchs un premier temps comique et absurde, se défaisant progressivement de ces deux étiquettes en cours de route. Des films à sketch il est coutume de dire que tout ne vaut pas, et c’est sans doute un peu vrai pour Trivial Matters, mais grosso-modo tout est bon. Faut dire que j’ai particulièrement aimé le segment avec les deux amies d’enfance (le cinquième) qui n’est visiblement pas du goût de tout le monde (c’est le plus long et le seul dépourvu d’humour). Mais il y a des scènes de karaoke (je suis obligé d’aimer) et du coup c’est mon préféré après le premier sketch (splendide film qui confronte les confessions à un sexologue de deux amants, faisant ressortir des malentendus toujours très drôles). Qui plus est c’est très bien mis en scène, ce qui était rare cette semaine abonnée aux trucs plan-plan.

Pas vus : Firaaq (un film indien, à-la-con sans aucun doute) et Island Etude (avec un sourd qui fait le tour de Taiwan à vélo, ahah).

Des scènes de pluie, Epikt ne peut que aimer trouver ça lourd

Action Asia

Fireball de Thanakorn Pongsuwan : film de basketball de combat, incroyablement crétin et incroyablement nul, farci des séquences nunuches à trois sous, cadré par un aveugle et monté par un creutzfeldt-jakobien. Par contre c’est hyper bourrin, ça fait donc plaisir, et au coeur de cette sélection où tout était joué d’avance j’aurais bien aimé qu’un jury de sales gosses le récompense en lieu et place de The Chaser.

The Chaser * de Na Hong-Jin : un thriller coréen post-Oldboy tout ce qu’il y a de plus classique mais plutôt correct dans son genre, sans doute même le moins pire de tous ceux que j’ai pu voir ces dernières années.
Cela dit sa sélection ici laisse songeur. Un premier temps parce que le film avait déjà été projeté à de multiples reprises et sort la semaine d’après. Mais surtout parce que sans véritable challenger tout ça ressemble plus à une entreprise promo lui garantissant un prix à coller sur l’affiche.

The divine Weapon * de Kim Yoo-Jin : grande fresque historique où on apprend comment les coréens ont inventé une sorte de baliste à propulsion (histoire vraie, patati patata) pour défendre la patrie contre ces bâtards de chinois. C’est mou et sans grand intérêt, et bien évidemment plombé par le patriotisme gerbant typique de ce genre de productions.

The Moss de Derek Kwok : une ouverture splendide avec de plans de ouf de Hong-Kong, mais pas de bol le film part en sucette au bout d’une vingtaine de minutes. Et retour aux ingrédients de base : nian-nianseries, violence démonstrative et montage épileptique… mais pas autant que The Sniper.

The Sniper de Dante Lam : une des pires bouses du festival, encombré de poncifs absolument splendouillets, mis en scène avec les tongs avec plein d’effets à la mords-moi-le-noeud (dont un magnifique bullet-time suivant une balle de fusil qui percute une pièce de monnaie, pièce qui tourbillonne dans les airs avant que la caméra ne passe à travers le trou percé par la balle)(le film préféré du réalisateur doit être Piège à Hong-Kong). Et fait malheureusement parti de ces nanars qui sont plus rigolos à se rappeler la stupidité que durant la projection, particulièrement ennuyeuse (sauf peut-être pour ceux qui aiment quand Edison Chen prend des poses).

Une fille à lunettes et coiffure Mireille Mathieu, Epikt ne peut qu’aimer

Panorama

24 City de Jia Zhang-Ke : intéressant parce que mélangeant sans complexe témoignage et fiction, conscient que l’un n’est pas plus vrai ou faux que l’autre. Du coup on se demande quand même ce qui le pousse à monter son film comme des entretiens en longs plans-séquences fixes, cadrés sans particularité et au final franchement chiants (à tel point qu’on se demande parfois si c’est pas avec ce film qu’on torture les dissidents politiques). Les mêmes textes en voix-off sur des vraies images (ce qui est parfois fait) aurait eu vachement plus de gueule, mais voyez-vous ça fait pas assez « film d’auteur ».

All about Women de Tsui Hark : c’est nunuche et con comme une comédie romantique HK peut l’être, mais ça fonctionne pas mal (même si avec Tsui Hark aux manettes on aurait pu l’espérer plus perché). Le film suit trois personnages dont deux plutôt cool – une nerd atteinte de crispation paralysante dès qu’un homme la touche qui met au point des patch de phéromones pour qu’on tombe amoureux d’elle et une punkette persuadée d’être la petite amie d’un chanteur à la mode – mais je ne sais pas trop pourquoi on ne s’y accroche pas vraiment. Mais si comme moi vous êtes tolérant à ce genre de chose ça devrait passer (ou pas).
Un mot quand même sur quelque chose qui m’énerve sérieusement et qu’on retrouve trop souvent dans ce genre de productions commerciales à la con, les soi-disant rockeurs et autres marginaux qui font de la musique pour adolescentes. Voilà qui me laisse sceptique, mais que puis-je y faire s’ils sont heureux avec leurs lieux alternatifs sponsorisés par des multinationales ?

Jay de Francis Xavier Pasion : décidément, dès qu’on sort du gros bis qui tache j’ai vraiment pas de bol avec le cinéma philippin, Jay se révélant le film LOL du festival. L’idée pouvait être drôle, puisqu’il s’agit d’une équipe de télé qui suit le deuil de la famille d’un bonhomme assassiné de la manière la plus racoleuse possible. Malheureusement la critique de la télé poubelle est bien trop convenue pour faire mouche. Et non content de finalement se résumer à 90 minutes de lamentations simulées le film se paye de luxe d’être tourné en bétacam toute pourrie.
Signalons quand même LE moment fort du film, lorsqu’un petit poussin innocent décède écrasé par un couvercle de cercueil et que l’équipe de télé se fait une séance de photo kawaii avec son cadavre.

My dear Enemy * de Lee Yoon-Ki : je reviendrai prochainement sur ce film plus en détail, mais c’est sans contestation possible le meilleur film projeté durant ces cinq jours.

Secret Sunshine * de Lee Chang-Dong : film honnête mais beaucoup trop paresseux, se reposant sur son scénar et ses acteurs. Pour plus de détails je vous invite à lire ce que j’avais écrit sur Cinémasie il y a un peu moins d’un an.

Yamagata Scream de Takenaka Naoto : LA déception du festival, puisqu’il s’agissait du seul à être vraiment alléchant sur le papier (des écolières et des zombies, forcément) mais peine à convaincre. Il peine à tenir le rythme surtout, car ça commence très bien. Lycéennes kawaii, de l’outrance à chaque instant, des gros délires bien régressistes,… alors ça oui, ça n’a pas la finesse d’un Funky Forest, mais ça fait du bien par où ça passe (c’est fin Funky Forest ? me demande le lecteur outré). Le problème c’est qu’après une première moitié bien chouette le film s’écrase comme un gros soufflé, allant même s’enliser dans des clichés inutiles (cherchant peut-être à approfondir les personnages ? rien à battre !). Et surtout, on n’y trouve ni gros gore qui tache, ni plan culotte, ce qui pour un film de zombies avec des lycéennes est une aberration cosmique.

Pas vus : A frozen Flower (film historique coréen avec parait-il du cul dedans), Beasty Boys (film de gigolos coréen avec semble-t-il du cul dedans), Departures (oscar du film étranger, quelque part ça me fait peur) et Gochu le violoncelliste (un jour va falloir m’expliquer ce qui passe par la tête des programmateurs).

Un film de Lee Yoon-Ki avec Jeon Do-Yeon qui fait la gueule, Epikt ne peut qu’aimer

Hommage à Lee Chang-Dong et Regards sur Lee Yoon-Ki

Un petit mot, même si je ne suis pas retourné voir les films, sur le coup de projecteur sur deux cinéastes coréens.
Lee Chang-Dong, sans être de mauvais goût, est un choix prout-prout. « Auteur » mais pas mal du tout quand même, c’est le choix de la sécurité. Un peu désespérant quand on sait que tous ses films sont déjà sortis en France et on eu une certaine visibilité. Prout-prout quoi. Quitte à rendre hommage à un grand réalisateur coréen, je vais vous faire un programme moi : hommage à Jang Sun-Woo, avec ses vieux films relativement invisibles (Seoul Jesus, Age of Success, Lovers in Woomukbaemi, To you from me et A Petal), Cinema on the Road et le montage long de Timeless bottomless bad movie. Et s’il y a de la place, pour me faire plaisir, Hwaeom-kyung. Ça ça a de la gueule, et c’est utile en plus, plutôt que de projeter des films que tout le monde a déjà vu, ou au pire déjà entendu parler et de toute façon peut se procurer facilement.
Par contre, et même si c’est un peu du réchauffé (deux de ses films ont déjà été montrés, et récompensés, à Deauville), la projection des films de Lee Yoon-Ki ne peut que me faire plaisir. Reste à savoir si cela va permettre de faire rentrer dans la tête des gens que Lee Yoon-Ki est de loin le meilleur réalisateur coréen de ces dernières années et qu’il serait pas mal de sortir Ad-Lib Night ou My dear Enemy en France, plutôt que La petite fille de la terre noire ou A Tale of legendary Libido.

De la choupiness et des joues, Epikt ne peut qu’aimer

Ze Palmarès

Prix Mac Gyver de la geekette sexy : je ne sais plus qui dans Yamagata Scream, pour avoir fabriqué un pisto-laser avec un téléphone portable et un tank avec un motoculteur
Prix du flashback moisi et de la fin merdique dans un film pourtant pas mal : Breathless
Prix de la technique de drague qui tue : Edison Chen dans Trivial Matters
Prix du petit poussin involontairement sacrifié sur l’autel de l’art : Jay
Prix des scènes de tribunal qu’elles sont même pas pourrites : All around us
Prix de vrac de la gamine leucémique qui crache des glaviots, du cadavre qui régurgite et du polaroïd d’animaux morts : Members of the funeral
Prix de l’actrice choupinette et joufflue : Kim Kkot-Bi dans Breathless

Images : All around us, Trivial Matters, Fireball, All about Women, My dear Enemy, Kim Kkot-Bi

§ 2 commentaires sur “Festival du cinéma asiatique de Deauville 2009”

  • Boebis says:

    Tiens, j’étais pas encore passé sur ton nouveau site. En plus je le fais en écoutant du Jun Togawa. Ils me font marrer tes articles, où les trucs que tu qualifies d’ultra connus sont bien obscurs même pour quelqu’un s’intéressant un peu au ciné asiatique comme moi^^ Je te trouve sévère sur la fin de Breathless, ça m’a pas choqué, ça s’inscrit dans le film je trouve, sincère, brutal et au fond assez gentil.

    a+ (en notant quelque part le nom de Lee Yoon-Ki)

  • Epikt says:

    Jun Togawa c’est le bien.

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