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	<title>Insecte Nuisible, le blog &#187; epikt est un gros relou</title>
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	<description>Un blog utilisant WordPress</description>
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		<title>« Tu peux pas comprendre, c&#8217;est japonais. »</title>
		<link>http://insecte-nuisible.com/blog/c-est-japonais/</link>
		<comments>http://insecte-nuisible.com/blog/c-est-japonais/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 26 May 2011 13:49:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Epikt</dc:creator>
				<category><![CDATA[réflexions]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[epikt est un gros relou]]></category>
		<category><![CDATA[exotisme]]></category>
		<category><![CDATA[toi aussi écris comme un vrai critique de cinoche]]></category>

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		<description><![CDATA[Combien de fois aura-t-on lu/entendu cet argument tarte à la crème, au détour d&#8217;une conversation où on avouait trouver tel film japonais (ou d&#8217;une manière générale asiatique) bien chiant : « ouais mais pour bien apprécier ce film il faut connaître la culture japonaise, les tenants et aboutissants du shinto, du bushido, de la bombe [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://insecte-nuisible.com/blog/images/smg.jpg" alt="" /></p>
<p>Combien de fois aura-t-on lu/entendu cet argument tarte à la crème, au détour d&#8217;une conversation où on avouait trouver tel film japonais (ou d&#8217;une manière générale asiatique) bien chiant : « ouais mais pour bien apprécier ce film il faut connaître la culture japonaise, les tenants et aboutissants du shinto, du bushido, de la bombe atomique, du découpage de sushi, etc ». Vous voyez ce que je veux dire, c&#8217;est un classique.<br />
<span id="more-365"></span><br />
Tout d&#8217;abord, je ne peux m’empêcher de trouver cet argument bien condescendant, puisque supposant a priori l&#8217;ignorance de l&#8217;autre. De façon assez inutile d’ailleurs, car la plupart du temps l&#8217;interpellé se défend de la manière suivante : « pour qui tu me prends mon gars ? je regardais déjà des films japonais que tu mouillais toujours ton lit, <a href="http://www.youtube.com/watch?v=pn5uMr1CO6I&amp;t=1m25s">j&#8217;ai une facilité assez déconcertifiante avec les patronymes nippons</a>, j&#8217;ai écrit une thèse et dix bouquins sur le sujet, je vis au Japon depuis vingt ans, je suis un <em>Asian serial fucker</em> et si tu me crois pas je te copie-colle des extraits de la wikipédia jap », bref répond sur le même mode, façon qui pisse le plus loin.</p>
<p><a name="texte1"></a>C&#8217;est de bonne guerre, mais ça ne me semble pas une bonne manière de répondre à l&#8217;argument. Pour la simple raison que répondre sur le même registre que la mise en cause consiste à valider sa pertinence, alors qu&#8217;on devrait au contraire la remettre en question. On ne peut pas répondre à un argument invalide, sous peine d&#8217;orienter la discussion dans un cul de sac [<a href="#notes">1</a>].</p>
<p>Pourquoi donc cet argument est-il invalide ?<br />
<a name="texte2"></a>Pourquoi par exemple vous n&#8217;avez pas besoin de connaître quoi que ce soit aux rites funéraires japonais pour trouver <strong>Departures </strong>(Takita Yojiro, 2008) très nian-nian et salement mis en scène, avec ses cadres qui veulent rien dire et ses raccords complètement boiteux [<a href="#notes">2</a>].</p>
<p>L&#8217;exemple nous donne un premier élément du réponse : un film ne s&#8217;évalue, ni ne s&#8217;apprécie, sur des critères « culturels », mais sur la pertinence de ses options de narration et de mise en scène.<br />
<a name="texte3"></a>Et quand bien même ces options trouveraient leur source dans un trait culturel, une philosophie locale ou que sais-je encore, une argumentation bien menée peut en pointer les faiblesses aussi bien que de n’importe quelles autres options de cinéma. Cette argumentation n’aura pas besoin de la connaissance du fondement de la mise en scène décriée [<a href="#notes">3</a>], uniquement d’un système cohérent de critères d’évaluation [<a href="#notes">4</a>].</p>
<p><a name="texte5"></a>Autre chose. Les caractéristiques « typiques » défendues par les tenants de ce genre d&#8217;argument sont bien entendu des traits récurrents du cinéma japonais : caractère contemplatif, non-dit, hermétisme,&#8230; (ou, inversement, la bizarrerie)[<a href="#notes">5</a>]<br />
Et justement parce qu’ils sont récurrents, ces traits cinématographiques sont aussi facilement associés à des traits culturels par tout ceux qui ne peuvent s’empêcher d’entamer la critique d’un film étranger par un cours d’anthropologie sociale. Approximation, glissement dangereux, immonde gloubiboulga !<br />
Derrière cette envie de convertir la caractéristique cinématographique en caractéristique culturelle se cache (très mal) une vision du cinéma « exotique » : un film japonais est un « film japonais », dont on va traquer la « japanitude » pour la brandir tel un étendard pour expliquer les particularités du film. Avec souvent la conviction d’avoir affaire à une culture autrement plus spirituelle que la notre, qui a su conserver le lien avec le passé, la nature, la mort, etc (ou, inversement, totalement crétine).</p>
<p>Pour l’exemple, renversons la proposition et imaginons un japonais outré de ma déclaration comme quoi <a href="http://www.youtube.com/watch?v=ZLnNjK6e1ZI"><strong>Les Cinéphiles</strong> de Louis Skorecki</a> sont des films de merde. Lui, séduit par ce cinéma tellement français (austérité toute rohmérienne, conversation cinéphilique de comptoir, parisianisme innocent,&#8230;) me fait évidemment remarquer que je n’ai rien compris, que pour bien apprécier le film il faut le penser dans son contexte culturel, Saint Germain des prés, le courant très fort de l’existentialisme, mai 68, Henri Langlois, tout ça. Bon, ok, il est à coté de la plaque à cause d’une connaissance parcellaire, fantasmée et exotique de la culture française, mais pensez-vous vraiment qu’il en est autrement de tous ces français qui vont puiser dans la prétendue nipponitude d’un film matière à son interprétation ?<br />
<a name="texte6"></a>Pour vous faire plaisir, prenons un second japonais, plus éclairé, qui me fera remarquer que ces films doivent s’envisager comme illustration des réflexions de Skorecki dans ses articles [<a href="#notes">6</a>]. Je l’écouterai bien patiemment, le remercierai pour ce plaisant aparté, puis lui mettrai le nez dans le caca pour lui démontrer par A+B que le film est une daube malgré tout.</p>
<p>Y a rien à comprendre !</p>
<p><a name="notes"></a></p>
<div class="note">Notes :<br />
[<a href="#texte1">1</a>] C&#8217;est parfois difficile de tenir cette position, puisque la plupart du temps on se voit rétorquer « mais vous ne répondez pas à mon argument ! » sans avoir eu le temps de développer le moindre raisonnement. <a href="http://www.dailymotion.com/video/x4h0s8_sailor-moon-c-est-la-vie_news">C&#8217;est la vie</a>.<br />
[<a href="#texte2">2</a>] Quoiqu&#8217;il me faille être honnête : alors qu&#8217;on m&#8217;en avait dit pis que pendre, j&#8217;ai été surpris de trouver ce film pas désagréable.<br />
[<a href="#texte3">3</a>] On en aurait par contre besoin si l’envie nous prenait par exemple de discuter la pertinence de tel ou tel type de mise en scène de manière générale – mais pas pour la mise en scène d’un film en particulier.<br />
[<a href="#texte3">4</a>] Je sens les relativistes me tomber sur le râble sur ce point : oui, il faut laisser sa chance à un film, ne pas le juger sur des critères fixés a priori et lui permettre de mettre en place un fonctionnement qui lui est propre (et peut-être nouveau pour le spectateur) ; mais ça ne signifie pas abandonner tout jugement et tout point de vue critique.<br />
[<a href="#texte5">5</a>] Des traits authentiques qui ont cependant l’étrange pouvoir de transformer en ramassis de clichés 95% des discours qui les mettent en avant pour parler des films.<br />
[<a href="#texte6">6</a>] Le plus connu est, je crois, <a href="http://www.vacarme.org/article1180.html">Contre la nouvelle cinéphilie</a>, publié en 78 dans les Cahiers du cinéma. C’est même pas inintéressant par moments.</p>
<p>Illustration : <strong>Shyness Machine Girl</strong> (Iguchi Noboru, 2009), caution culturelle de ce billet.</p>
</div>
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		<title>Dossier de presse = bullshit</title>
		<link>http://insecte-nuisible.com/blog/dossier-de-presse-bullshit/</link>
		<comments>http://insecte-nuisible.com/blog/dossier-de-presse-bullshit/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 17 Mar 2011 22:17:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Epikt</dc:creator>
				<category><![CDATA[random]]></category>
		<category><![CDATA[bullshit]]></category>
		<category><![CDATA[dossier de presse]]></category>
		<category><![CDATA[epikt est un gros relou]]></category>
		<category><![CDATA[j'en connais qui feraient bien de changer de métier]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme d'investigation]]></category>
		<category><![CDATA[Sono Sion]]></category>

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		<description><![CDATA[(cette image aussi est de la publicité mensongère) Ami critique, journaliste, spectateur, le dossier de presse est ton ennemi. Souviens t&#8217;en z&#8217;en. C’est un cas flagrant de pompage de dossier de presse (pas de lien, par compassion envers la brebis égarée qui s’y est laissée tenter) qui m’a fait réaliser que je ne savais rien [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://insecte-nuisible.com/blog/images/cold-fish.jpg" alt="" /></p>
<div class="legende">(cette image aussi est de la publicité mensongère)</div>
<p>Ami critique, journaliste, spectateur, le dossier de presse est ton ennemi. Souviens t&#8217;en z&#8217;en.<span id="more-315"></span></p>
<p>C’est un cas flagrant de pompage de dossier de presse (pas de lien, par compassion envers la brebis égarée qui s’y est laissée tenter) qui m’a fait réaliser que je ne savais rien du fait divers ayant inspiré <strong>Cold Fish</strong>, le dernier film de Sono Sion. Pas que ça m’intéresse particulièrement, ça me ferait même plus marrer s’il s’agissait d’un canular, mais ma curiosité était titillée.</p>
<p>Voilà ce que me dit le dossier de presse de Wild Side qui nous a été distribué à Deauville (comme quoi j’ai bien fait de le garder) :</p>
<blockquote><p>Le génial réalisateur de Love Exposure et Suicide Club porte à l’écran le crime le plus terrible et le plus sanglant de l’histoire criminelle du Japon.<br />
<a name="texte1"></a>Racontant l’histoire vraie du plus grand serial-killer qu’ait connu le pays [<a href="#note">1</a>], Cold Fish nous plonge au cœur même du Mal et dépeint comment un implacable et terrifiant tueur en série peut fasciner et manipuler&#8230;</p>
<p>En se penchant sur cette série de meurtres brutaux sans précédent (dont le nombre exact n’est même pas connu avec certitude – on parle de 50 à 100 victimes&#8230;), une sujet devenu instantanément tabou pour la société japonaise et dont tous les témoins et protagonistes sont restés jusqu’ici silencieux, Sono Sion confirme son statut de cinéaste rebelle et iconoclaste, à contre-courant de ses pairs.</p></blockquote>
<p>C’est le même qui a du rédiger <a href="http://insecte-nuisible.com/blog/sky-crawlers-cest-un-putain-de-film-daction/">l’argu de <strong>The Sky Crawlers</strong></a>, un authentique artisan de la phrase choc.</p>
<p>Une ou deux requêtes Google plus tard, je tombe sur une poignée d’articles évoquant l’affaire (<a href="http://www.japantoday.com/category/crime/view/top-court-upholds-death-penalty-for-dog-breeder-ex-wife-over-murders">Japan Today</a> ; <a href="http://search.japantimes.co.jp/cgi-bin/nn20010322a3.html">The Japan Times</a> ; <a href="http://www.independent.co.uk/news/world/dog-breeder-suspected-of-killing-clients-o-murder-1567194.html">The Independant</a>). Dans l’un d’eux je lis :</p>
<blockquote><p>According to lower court rulings, Sekine and Kazama conspired and killed the first murder victim, 39-year-old Akio Kawasaki, by poisoning in 1993 over a money trouble over a pet sale.</p>
<p>They also murdered the second and third victims, a gangster, 51, and his chauffeur, 21, also by poisoning the same year.</p>
<p>Sekine and Kazama dismembered the three bodies, burned them, and abandoned the remains in forests and rivers, according to the rulings.</p>
<p>In addition, Sekine killed the fourth victim, a 54-year-old housewife, also by poisoning later in the same year, the rulings said.</p></blockquote>
<p>Quatre victimes. Hum hum.<br />
Je me souviens de mon prof de résistance des matériaux qui un jour m’a sorti « quand tu dimensionnes un pont, tu fais tes calculs et après tu multiplies par dix par mesure de sûreté ». Prodigue-t-on le même genre de conseil dans les formations d’attaché de presse ?</p>
<p>Reste quand même  les six suspicions de meurtres évoquées dans l&#8217;article de The Independant (pas repris dans les autres, plus anciens) qui me turlupinent.<br />
<a name="texte2"></a>J&#8217;ai bien du mal à décoder <a href="http://ja.wikipedia.org/wiki/%E5%9F%BC%E7%8E%89%E6%84%9B%E7%8A%AC%E5%AE%B6%E9%80%A3%E7%B6%9A%E6%AE%BA%E4%BA%BA%E4%BA%8B%E4%BB%B6">la page wiki consacrée à l&#8217;affaire</a> [<a href="#note">2</a>], donc je me tourne vers le livre <strong>Tokyo Vice</strong> (<a href="http://www.sancho-asia.com/articles/mizue-kunizane-sion-sono#nb4">mentionné par Sancho</a> [<a href="#note">3</a>] comme évoquant l&#8217;affaire), écrit par un journaliste américain expatrié ayant enquêté sur l&#8217;affaire. Sauf à repousser la question aux calendes grecques, pas question d&#8217;acheter le livre ou de l&#8217;emprunter en bibliothèque, je me rabats  donc sur les pages disponibles sur Amazon [<a href="#note">4</a>] (Internet c&#8217;est vraiment génial). Malheureusement le livre est loin d&#8217;être une description détaillée du cas et témoigne davantage des intrications des meurtres et de l&#8217;enquête avec les yakuza (affaire bien véreuse quoi), ainsi que des sauteries de l&#8217;auteur avec son informatrice (le titre nous y avait préparé, mais ça sent le livre pas du tout putassier).</p>
<p>Je trouve quand même quelques extraits qui donnent des chiffres :</p>
<blockquote><p>According to Cobra&#8217;s cop source, a dog breeder near Kumagaya by the name of Gen Sekine was under suspicion of being a serial killer. Sekine was ayakuza, an ex-yakuza, or a yakuza affiliate. In the previous ten years, severa people associated with him had seemed just to disappear. There had been a saitama police investigation when the first three people vanished, but all the leads had dried up and nothing came of it.</p></blockquote>
<p>Bon : « plusieurs » disparitions suspectes, au moins trois.</p>
<blockquote><p>From the investigation so far, I would say that Sekine has killed eight people.  [retranscription d'une déclaration de policier, NdE]</p></blockquote>
<p>Huit meurtres, dont ceux de Endo Yasunobu (un yakuza) et son chauffeur. D&#8217;après le texte, difficile d&#8217;être catégorique sur le fait que le meurtre de Kamasaki Akio en fait parti, mais sa disparition ayant (re)lancé l&#8217;affaire, on peut supposer que oui.<br />
Donc cinq autres disparitions, six en prenant la fourchette large.</p>
<blockquote><p>[...] but not before Arai&#8217;s wife went missing. Probably Arai killed her, and Sekine helped him get rid of the body. [Arai est l'ex-associé du tueur, NdE]</p></blockquote>
<p>Impossible de dire si cette femme est déjà dans le décompte d&#8217;au dessus. Chargeons la barque : une septième suspicion en fourchette haute.</p>
<p>Arrivé à la fin des chapitres qui nous intéressent, conclusion qui tue :</p>
<blockquote><p>In the end Sekine and his wife were convicted for the murders of only four people. How many they really murdered is still a mystery.</p></blockquote>
<p>Ça c&#8217;est du journalisme d&#8217;investigation !</p>
<p>On arrive donc à quatre meurtres certains (Kamasaki, Endo, son chauffeur et Sekiguchi, voir les coupures de presse pour le détail), plus entre cinq et sept suspicions (c&#8217;est raccord avec les six de The Independant).<br />
Onze max.<br />
Mon petit doigt me dit que si il y avait eu d&#8217;autres suspicions solides et/ou des grosses rumeurs de dizaines de meurtres supplémentaires, l&#8217;auteur du livre en aurait parlé (ne serait-ce parce que ça aurait accentué le coté crapuleux de l&#8217;affaire, très «Tokyo vice »).</p>
<p>Par précaution, j&#8217;envoie un petit mail à un ami japonisant pour lui demander de me décrypter la page wiki de l&#8217;affaire. Voilà ce qu&#8217;il me répond : « je t&#8217;avoue que c&#8217;est chaud, mais bon, en parcourant ça, j&#8217;ai cru comprendre qu&#8217;en plus des 4 cas incriminés, il reste 3 cas non résolus, mais je n&#8217;ai pas repéré plus de meurtres soupçonnés (en tout cas, on reste loin de 50). » Bon.<br />
Une autre sonde me renvoie un son de cloche similaire, avec un parfum de « finalement c&#8217;est ça qu&#8217;on aime chez le père Sono ».</p>
<p>Donc pour l&#8217;instant ma petite enquête se conclue sur un <em>bodycount </em>violemment minoré et une belle leçon de marketing.<br />
Toutefois, si quelqu&#8217;un dispose d&#8217;éléments supplémentaires, il va sans dire que je prends.</p>
<p>PS : promis, j&#8217;arrête les titres racoleurs.</p>
<div class="note">
<p><a name="note"></a>[<a href="#texte1">1</a>] même en admettant les 50 à 100 meurtres, il ne dépasse pas <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Miyuki_Ishikawa">Ishikawa Miyuki</a> qui compte à son tableau de chasse de 85 à 169 nouveau nés (bonus included).</p>
<p>[<a href="#texte2">2</a>] malheureusement on n&#8217;en trouve aucune mention sur les pages anglophones, que ce soit celles des <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_serial_killers_by_country#Japan">serial killers japonais</a>, des <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_major_crimes_in_Japan">principaux crimes au Japon</a> ou la <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Capital_punishment_in_Japan">liste des condamnés exécutés</a>.</p>
<p>[<a href="#texte2">3</a>] dans cette interview on remarque que le nombre de cinquante victimes est celui donné par Sono Sion lui-même. Quand on connait sa réputation de gros roublard mythomane, on a du mal le considérer comme une source solide.<br />
(je pense forcément à cette histoire de pinku, réellement porno ou pas, gay ou pas, dont la description change d&#8217;un entretien à l&#8217;autre)</p>
<p>[<a href="#texte2">4</a>] toutes les pages ne sont pas consultables.  Mais en combinant les deux éditions disponibles (les pages masquées ne sont pas les mêmes) j&#8217;ai du pouvoir lire approximativement 90% du texte.</p>
</div>
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		<title>quand Tracks parle de cinéma japonais</title>
		<link>http://insecte-nuisible.com/blog/quand-tracks-parle-de-cinema-japonais/</link>
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		<pubDate>Mon, 12 Apr 2010 12:10:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Epikt</dc:creator>
				<category><![CDATA[réflexions]]></category>
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		<category><![CDATA[epikt est un gros relou]]></category>
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		<category><![CDATA[Kitano Takeshi]]></category>
		<category><![CDATA[Nishimura Yoshihiro]]></category>
		<category><![CDATA[Sono Sion]]></category>
		<category><![CDATA[Tsukamoto Shinya]]></category>

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		<description><![CDATA[(j’ai regardé cette émission française qui parle de moi, c’est trop la honte je peux plus vivre) Je ne fais aucun mystère du fait que je n’aime pas l’émission Tracks (sur ARTE) et que je ne la regarde plus. Mais quand j’aperçois un « Spécial Kitano » (émission du 8 avril 2010), du moins un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://insecte-nuisible.com/blog/images/kitano.jpg" alt="" /></p>
<div class="legende">(j’ai regardé cette émission française qui parle de moi, c’est trop la honte je peux plus vivre)</div>
<p>Je ne fais aucun mystère du fait que je n’aime pas l’émission Tracks (sur ARTE) et que je ne la regarde plus. Mais quand j’aperçois un « Spécial Kitano » (émission du <a title="l'émission sur ARTE+7" href="http://plus7.arte.tv/fr/1697660,CmC=3143322,scheduleId=3101150.html">8 avril 2010</a>), du moins un « Spécial cinéma japonais » (en fait même pas, un simple « Spécial Japon »), je me dis que quand même, ça serait bête de louper ça.<br />
Au pire, ça me donne l’occasion, avec un sujet en phase avec celui du blog, de décortiquer un peu ce que j’aime pas dans l’émission.</p>
<p>Je sens venir les remarques, je couvre mes arrières : non j’en connais pas cinquante des émissions de télé sur des chaînes à grande écoute qui parlent de Sono Sion (et autres). Mais cela suffit-il pour exempter l’émission de critiques ? Je ne pense pas.<br />
Par ailleurs, le fait que les sujets de l’émission (et pas uniquement le spécial Kitano) soient des sujets qui m’intéressent, donc qu’à priori je fais partie de la cible, me légitime à en dire du mal.</p>
<p>Enfin bref, encore un billet dans lequel je vais passer pour un gros bileux ; alors que comme vous verrez j’y suis particulièrement mesuré et impartial (n&#8217;est-ce pas ?).<span id="more-237"></span></p>
<p><strong>1/ sur Kitano</strong><br />
En lui même, le film sur Kitano (en gros, alternance d’entretiens et d’extraits de films) est pas mal. Rien de bien nouveau, mais l’émission ne s’adressant pas forcément à des bac+20 en cinoche japonais je dirais presque que c’est normal.<br />
On note quand même sur certaines séquences l’influence des deux mamelles de Tracks : l’« art » et la « subversion/transgression ». Ainsi, quand bien même juste avant on nous apprend qu’il n’y était que pour les filles, Kitano plaque tout de même « la révolution » ; on sait jamais, on trouvera bien un ou deux téléspectateurs distraits pour ainsi croire que Kitano fut préoccupé par les problèmes politique de son temps. Un peu avant, on nous a présenté une « performance » de Kitano, où dixit la voix off il « réinvente la peinture au pistolet ». Quand on sait qu’il s’agit d’une installation permettant au spectateur de choisir la couleur des dinosaures en leur balançant de la peinture dessus, on se dit qu’il y a embrouille. Des détails ? rien de grave me direz-vous. Si seulement cette émission ne se structurait pas autour de ce genre de bons mots faisant glisser le sens jusqu’à le dénaturer.</p>
<p><strong>2/ sur la « transgression »</strong><br />
Je vous disais que Tracks aime bien <span style="text-decoration: line-through;">le subversif</span> présenter les choses comme subversives, d’ailleurs c’est pas moi qui le dit, c’est eux : « ce soir avec Takeshi, c’est transgression à tous les étages ».<br />
C’est pas leur apanage (on pourrait parler des ayatollahs du cinéma d’auteur qui placent la politique avant le cinoche, si seulement c’était le sujet), mais néanmoins typique de l’émission : tout se doit d’être transgressif. Parce que c’est vrai quoi, nique la police. Alors Araki est introduit comme « pervers, surdoué, transgressif », Tenmyouya affirme « je veux briser les normes », dans le cinéma des 70s « la transgression devient la règle »,&#8230; c’est pas forcément faux en soit, mais une nouvelle fois démonstratif du<em> système Tracks</em>.<br />
Le mieux quand même, c’est quand l’artiste (étranger) remet en cause la société de son pays (Sono Sion : « au Japon il y a beaucoup de règles au cinéma, j’ai eu envie de faire et de continuer à faire tut ce qu’il ne faut pas faire »). Ça ne nous met pas en danger, nous français que cette subversion ne concerne pas, mais ça nous fait mousser en reconnaissant quelqu’un qui selon la formule n’est pas prophète en son pays.</p>
<p><strong>3/ spécial Kitano ?</strong><br />
Que le film sur Kitano ne prenne pas toute la durée de l’émission, peu importe après tout (d’autant plus que l’émission est toujours composée de plusieurs petit docus). Mais leur était ils nécessaire d’user d’artifice pour tenter d’y donner un semblant d’unité et de construction ?<br />
Ainsi, plutôt que de livrer le film en un seul bloc, celui-ci est fragmenté et dispersé sur la longueur de l’émission. Et on raccorde grossièrement, sans doute pour essayer de faire croire que ces correspondances font sens et (n’ayons pas peur d’être audacieux) que Kitano englobe le travail de tous les types présentés pendant l’heure.<br />
Un peu artificiel toujours mais nettement plus intéressant, on pose des questions sur Kitano à d’autres des artistes interviewés, ce qui donne lieu à des réponses pas mal.</p>
<p><a name="texte"></a><strong>4/ sur Sono</strong><br />
Si certains pourront me trouver chipoteur sur Kitano (et le reste), dans la présentation de Sono Sion tout est à jeter. Et quand je dis tout, c’est tout, même ce que dit un Sono servant la soupe à des journalistes venus chercher un obsédé sexuel [<a href="#note">1</a>].<br />
Passons sur des déclarations du genre « films tout aussi tordus qui l’imposent comme l’un des plus baroques des nouveaux réalisateurs indépendants », valable à la sortie de<strong> Strange Circus</strong> mais que depuis la filmographie de Sono Sion n’a cessé de contrebalancer en montrant un cinéma certes libre mais apaisé (oui, même dans <strong>Love Exposure</strong>) bien loin de l’exubérance un brin primaire qui l’a fait connaître ; idem de l’inévitable mention de Tokyo Gagaga, auquel aucun français n’a jamais assisté (sauf Jean-Jacques Beineix) mais que tout le monde ressort pour appuyer le coté artiste poète de Sono (souvenez-vous, les fameuses mamelles de Tracks).<br />
Le reste se résume à « kung-fu culotte LOL » et autres « j’ai fait pipi sur des filles&nbsp;». C’est pas comme si un film comme <strong>Love Exposure</strong> (pour ne parler que de celui-là) n’était pas assez riche pour y trouver un vrai sujet, dépassant ne serait-ce qu’un peu les clichés exotiques qui parasitent tout discours sur la culture japonaise.</p>
<p><strong>5/ ce sur quoi j’ai rien à dire, n’y connaissant pas grand chose</strong><br />
Rien de particulier sur les reportages consacrés à Morimura, Miwa et Tenmyouya (même si le lien entre Tenmyouya et les autres me semble un peu fragile), puis Araki (même si on en a ras le cul de voir Araki dans chaque émission dédiée au Japon : innovez un peu, merci).</p>
<p><strong>6/ sur Tsukamoto</strong><br />
Bon point, Tsuka contrarie la mamelle n°2 : « je ne me sens pas provocateur ni en rébellion avec la société » qu’il dit. Est-ce pour cette insolence qu’un réalisateur majeur se voit expédié en deux minutes et quarante malheureuses secondes ?<br />
(je n’ose l’espérer)</p>
<p><strong>7/ sur Nishimura</strong><br />
Nishimura aussi est expédié, mais ça va, lui il le mérite !<br />
Nishimura est en fait le parfait client pour Tracks : il fait des films « extrêmes », il a des bonnes <em>punch-lines</em>,&#8230; après tout, on a déjà fait remarquer que ses films très <em>export-friendly</em> étaient davantage moulés sur <a title="Vampire Girl vs Frankenstein Girl" href="http://insecte-nuisible.com/vampire-girl-vs-frankenstein-girl-nishimura-yoshihiro-tomomatsu-naoyuki-2009/">une représentation occidentale du cinéma nippon déviant</a> que représentatifs du cinéma d’exploitation local.</p>
<p><strong>8/ sayonara les kids !</strong><br />
Pour finir, je ne résiste pas à lister les salutations débiles de la voix off, en japonais dans le texte. Vous savez, ce genre de condescendance vaseuse qui fait couleur locale : « konichiwa » qu’elle nous dit, je ne sais plus quoi est le « wasabi sur le sushi » (trop drôle), épuisant son maigre répertoire jusqu’à l’utiliser n’importe comment, elle nous accueille avec un « moshi moshi » bien senti, avant de conclure que « il va être temps de se dire sayonara ». Le pire, c’est qu’ils sont tellement fiers de leur connerie, celle du bonhomme qui rencontre son premier japonais et veux absolument baragouiner trois mots dans sa langue pour bien montrer qu’il s’intéresse à son pays, qu’ils répètent deux fois (deux fois !) la vanne qu’absolument personne n’attendait : « c’est kitanesque ».</p>
<p><a name="note"></a></p>
<div class="note">[<a href="#texte">1</a>] je ne dis pas que ces paroles sont dans l’absolu inintéressantes, elles auraient même sans doute trouvé leur place dans un entretien plus complet. Mais n’oublions pas que les quelques phrases gardées ici sont l’objet d’un montage, orientant la vision d’autant plus que le sujet est très court (cinq minutes).</div>
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		<title>l’illusion du « cinéma coréen enragé »</title>
		<link>http://insecte-nuisible.com/blog/illusion-du-cinema-coreen-enrage/</link>
		<comments>http://insecte-nuisible.com/blog/illusion-du-cinema-coreen-enrage/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 18 Feb 2010 22:18:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Epikt</dc:creator>
				<category><![CDATA[réflexions]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Corée]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[epikt est un gros relou]]></category>
		<category><![CDATA[Mad Movies]]></category>
		<category><![CDATA[toi aussi écris comme un vrai critique de cinoche]]></category>

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		<description><![CDATA[Ouais, je sais, je réagis encore une fois à la bourre (d’autant plus inexcusable que Pierre du blog d’en face en avait parlé à l’époque) mais je viens tout juste de mettre la main sur n°223 (octobre 2009) de Mad Movies, où se trouve un article d’Olivier Lehmann intitulé « La Corée enragée ». Un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://insecte-nuisible.com/blog/images/bad-movie.jpg" alt="" /></p>
<p>Ouais, je sais, je réagis encore une fois à la bourre (d’autant plus inexcusable que <a href="http://dooliblog.com/2009/10/25/cinema-coreen-petit-budget-creativite/">Pierre du blog d’en face en avait parlé à l’époque</a>) mais je viens tout juste de mettre la main sur n°223 (octobre 2009) de Mad Movies, où se trouve un article d’Olivier Lehmann intitulé « La Corée enragée ». Un article qui n’a rien de particulier, mais qui a le don de m’agacer.<br />
(et quitte à être en retard, j’ai attendu de finir mon article sur des « <a title="films coréens improbables avec de la musique dedans" href="http://insecte-nuisible.com/films-coreens-improbables-avec-de-la-musique-dedans/">films coréens improbables</a> » pour mettre en ligne celui-là, car ça va bien ensemble je trouve)<span id="more-200"></span></p>
<p><strong>1/ la faute aux journalistes ?</strong><br />
Ça c’est juste pour ne pas avoir l’air de trop taper sur le pauvre Olivier Lehmann : une grande partie de ce qui m’agace ne se trouve pas dans l’article, mais dans le paratexte – en deux mots, le mini-résumé en page de sommaire, le titre et le chapô introduisant l’article – dont on ne sait pas vraiment qui en est l’auteur. En effet l’article, s’il évoque bien une « nouvelle génération de cinéastes », se résume à la présentation de trois films bien dans la ligne Mad Movies, cad « de genre » et « fauchés ». Pour autant que je me souvienne, n’y apparaît pas le mot « enragé ».<br />
Bref, on peut se demander dans quelle mesure le ridicule de ce genre de termes journalistique est le fait de rédac’ chefs et autres stagiaires n’ayant pas vu les films et dont le seul soucis est la <em>marketibilité </em>de l’article et les bons mots avec lesquels ils peuvent le mettre en lumière. Et dans quelle mesure ce formatage ne déteint pas sur les journalistes, puisque la « nouvelle vague » dont Lehmann parle, en mode automatique, dans son intro est contredite par une citation de Oh Young-Doo [<a href="#n1">1</a>]<a name="t1"></a> que le magazine, pas effrayé par la contradiction, a même reprise en gros.<br />
(et il y en a encore pour me demander pourquoi être journaliste pro ne me tente absolument pas)</p>
<p><strong>2/ ça veut dire quoi « cinéma coréen enragé » ?</strong><br />
Ah oui, c’est évident, ça rend bien. Que dis-je ? ça sonne familier. Et pour cause&#8230;<br />
Dans le résumé du sommaire les films présentés s’opposent aux « thrillers classieux ou haletants » [<a href="#n2">2</a>]<a name="t2"></a>, ceux là mêmes [<a href="#n3">3</a>] qui furent mis en avant dans un film d’Yves Montmayeur appelé, je ne vous apprends rien, <a href="http://www.imdb.com/title/tt1073531/"><strong>Les Enragés du cinéma coréen</strong></a>. Tiens tiens. Jamais je n’aurais espéré si bel exemple de blabla journaleux voulant dire, littéralement, tout et son contraire.<br />
(en passant, j’ai également dans ma bibliothèque un livre de Julien Sévéon intitulé <a href="http://www.sulliver.com/livre/julien-seveon-le-cinema-enrage-au-japon_9782911199851.htm"><strong>Le Cinéma enragé au Japon</strong></a> : cette fois, troisième utilisation du terme, « enragé » renvoie à des prods violentes/socialement engagée/avec du cul dedans et indées/underground si possible)</p>
<p><strong>3/ l’épreuve des faits</strong><br />
Règle d’or : toujours se méfier de ceux qui s’enthousiasment après avoir vu un film en festival (surtout quand il est journaliste à Mad Movies).<br />
Des trois j’en ai vu qu’un seul, il est vrai le moins alléchant sur le papier : <strong>Norvegian Woods</strong>. Est-ce cela être « enragé » ? C’est un film « fun » et porté sur le délire, où la violence (qu’elle soit physique ou psychologique) est désamorcée par le décalage comique, soit tout le contraire de ce que j’entends comme un film « enragé ».<br />
Mais on était prévenus : la citation de Oh Young-Doo reproduite en gros (toujours la même) va à l’encontre d’une quelconque « rage » [<a href="#n4">4</a>]<a name="t4"></a>.</p>
<p><strong>4/ l’illusion de la nouveauté</strong><br />
Avec le temps je suis de plus en plus persuadé que l’enthousiasme à tout vent est le pire ennemi du critique – nous le laisserons aux éditeurs, qui en ont bien besoin – et qu’il convient, à chaque fois qu’il s’impose à nous, de le remettre en question avec une ardeur renouvelée. Pensez à tous ces films pour lesquels vous vous êtes enflammés, les louant en des termes dignes de communiqués de presse, et que vous avez revu par la suite en réalisant que finalement il n’y avait là rien de particulier.<br />
Je crois savoir que les gars de Mad se revendiquent « fan », ce qui explique sans doute mon agacement constant à la lecture de ce mag (alors même que dans le lot il y a plein de films qui m’intéresseraient si seulement je n’avais pas cessé de leur faire confiance pour la raison précise que j’évoque dans ce billet). Cet enthousiasme, en bon français « prendre les vessies pour des lanternes », tout louable qu’il soit, entre en contradiction avec la moindre prétention critique (qui demande de prendre du recul). Pire, il illustre parfaitement l’effet pervers de l’abus de <em>too much</em>, qui à force de s’enthousiasmer pour du vide nécessite de s’enthousiasmer toujours davantage [<a href="#n5">5</a>]<a name="t5"></a>.</p>
<p>Un extrait pour finir, où le rédacteur découvre avec candeur une des raisons d’être fondamentales, si ce n’est la raison même, de la fiction et plus spécifiquement du fantastique :</p>
<blockquote><p>« <span style="font-style: normal;">Parfois, je rêve que je tue quelqu’un</span> »  avoue le réalisateur Kim Jee-Yong, dont c’est ici le premier long métrage. Il ajoute après réflexion : « <span style="font-style: normal;">Tout le monde voudrait explorer la part sombre de son subconscient. Avec ce film je propose aux spectateurs de faire un rêve curieux mais unique en ma compagnie.</span> ». Alors, amateur de cigarettes qui font rire ou simplement metteur en scène aussi ambitieux que visionnaire ? Kim est probablement un peu des deux, surtout quand il ajoute : « <span style="font-style: normal;">La présence du fantastique s’apparente à une réalité intensifiée, dont le but serait de créer une catharsis au quotidien pour chacun d’entre nous.</span> ». Ah oui, quand même.</p></blockquote>
<p>Ah oui, quand même.</p>
<div class="note">
<p><a name="n1"></a>[<a href="#t1">1</a>] « <em>Je n’ai pas l’impression que nous faisons partie d’une nouvelle vague.</em> [...] » (la suite et fin à la note 4)</p>
<p><a name="n2"></a>[<a href="#t2">2</a>] la citation complète :</p>
<blockquote><p>Si le cinéma coréen a plutôt tendance à s’illustrer avec des thrillers classieux ou haletants, le Pays du Matin Calme s’était jusque là montré plutôt discret en matière de bandes disjonctées (à part un <strong>Save the green Planet</strong> par ci ou un <strong>Attack the Gas Station!</strong> par là). Heureusement, voilà que se révèlent à nos yeux ébahis trois péloches azimutées nommées <strong>Bloody Shake</strong>, <strong>The Neighbor Zombie</strong> et<strong> Norvegian Woods</strong>, toutes « Olivier Lehmann approved ». Gage de qualité s’il en est !</p></blockquote>
<p><a name="n3"></a>[<a href="#t2">3</a>] je suppose que « <em>thrillers classieux ou haletants</em> » fait référence aux <strong>Memories of Murder</strong>, <strong>Sympathy for mr Vengeance</strong>, <strong>Public Enemy</strong> et autres <strong>The Chaser</strong>.</p>
<p><a name="n4"></a>[<a href="#t4">4</a>] « [...]<em>Nous voulons juste nous amuser un peu en essayant de proposer quelque chose d’un tant soit peu original, en tout cas en Corée. </em>»</p>
<p><a name="n5"></a>[<a href="#t5">5</a>] mais cet enthousiasme un peu naïf et amnésique n’est-il pas préférable à l’aveuglement passéiste de certains ? (exemple au pif : Télérama qui en janvier dernier titre sur Rohmer et, accrochez-vous, « <a href="http://insecte-nuisible.com/images/telerama-rohmer.jpg">L’éternelle jeunesse du cinéma français</a> »)</p>
</div>
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		<title>à Deauville au moins y a la mer</title>
		<link>http://insecte-nuisible.com/blog/a-deauville-au-moins-y-a-la-mer/</link>
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		<pubDate>Thu, 04 Feb 2010 11:56:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Epikt</dc:creator>
				<category><![CDATA[random]]></category>
		<category><![CDATA[cinoche de pauvres]]></category>
		<category><![CDATA[epikt est un gros relou]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
		<category><![CDATA[kikoulol]]></category>

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		<description><![CDATA[Il est de bon ton de taper sur le festival de Deauville, et je m’en priverai pas aussitôt la programmation dévoilée (et que dire de quand j’aurais vu les films !). Et souvent quand on nous dit « Deauville c’est tout pourri » on l’accompagne souvent d’un « Vesoul c’est trop cool ». Et en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://insecte-nuisible.com/blog/images/bangladesh.jpg" alt="" /></p>
<p>Il est de bon ton de taper sur le <a title="compte-rendu de l'édition 2009" href="http://insecte-nuisible.com/festival-du-cinema-asiatique-de-deauville-2009/">festival de Deauville</a>, et je m’en priverai pas aussitôt la programmation dévoilée (et que dire de quand j’aurais vu les films !). Et souvent quand on nous dit « Deauville c’est tout pourri » on l’accompagne souvent d’un « <a title="site du festival de Vesoul" href="http://www.cinemas-asie.com/">Vesoul c’est trop cool</a> ». Et en effet, si c’est le coté clinquant pour que dalle de Deauville qui gène, Vesoul semble en être le parfait opposé.</p>
<p>J’avoue ne jamais avoir mis les pieds à Vesoul de ma vie. Mais à regarder les programmations et palmarès, ça ne m’a pas l’air mieux que Deauville, au contraire.<br />
Rendez-vous compte, jamais eu le moindre film japonais en compétition depuis que la catégorie « films en compétition » existe (2005). Cette année, il n’y a même pas le moindre film jap contemporain au programme (à part deux films d’animation, par ailleurs déjà sortis en salles). Scrogneugneuh. Pour un truc sensé présenter les « Visages des Cinémas d&#8217;Asie Comtemporains », c&#8217;est fort de café.</p>
<p>Le palmarès, qui vient de tomber, est un grand moment de lol.<br />
On y récompense Machin et Truc « <em>pour leur engagement courageux et talentueux au service de la liberté</em> », et un film est primé « <em>pour sa critique touchante des défauts de la bureaucratie et des exclus de la société, de manière ni sentimentale, ni agressive</em> », « <em>pour l’originalité de l’imagination du réalisateur dans sa description des petites gens et des animaux pour souligner l’inhumanité de la guerre </em>» ou encore « <em>pour sa capacité à traiter des conséquences de la paupérisation des fermiers du Maharashtra</em> ».<br />
Pas la peine d’être extralucide pour voir venir à 500 kilomètres le cinoche festivalier tiers-mondiste.</p>
<p>Soyons honnête, un film primé intrigue, <strong>Animal Town</strong> de Jeon Kyu-hwan, primé « <em>pour sa représentation franche des horreurs de la vie citadine moderne</em> [ce qui reste lol]<em>, soutenue par une mise en scène expérimentale et sincère et un jeu audacieux des acteurs</em> [ce qui commence à donner envie] ». On va essayer de voir ça et on en reparle.<br />
(malheureusement, il ne fait pas parti des films qui seront repris en avril à l’auditorium du Musée Guimet)</p>
<div class="note">
<p>photo : un marché au poisson au Bengladesh</p>
<p>(promis, le prochain post ne sera pas un truc bileux, car ça commence à bien faire d&#8217;être de mauvaise humeur)</p>
</div>
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		<title>« Sky Crawlers, c’est un putain de film d’action ! »</title>
		<link>http://insecte-nuisible.com/blog/sky-crawlers-cest-un-putain-de-film-daction/</link>
		<comments>http://insecte-nuisible.com/blog/sky-crawlers-cest-un-putain-de-film-daction/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 31 Jan 2010 15:54:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Epikt</dc:creator>
				<category><![CDATA[random]]></category>
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		<category><![CDATA[cynisme]]></category>
		<category><![CDATA[DVD]]></category>
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		<category><![CDATA[j'en connais qui feraient bien de changer de métier]]></category>
		<category><![CDATA[Oshii Mamoru]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est tout frétillant suite à la sortie de Sky Crawlers, le nouveau Oshii Mamoru de l’année dernière, que j’ai sonné à la porte du building Wild Side Vidéo de Saint-Germain des prés. Le matou en personne m’a reçu dans un splendide appartement Louis XV où tout en me bâfrant d’onigiris surgelés et de champomy (des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://insecte-nuisible.com/blog/images/sky-crawlers.jpg" alt="" /></p>
<p>C’est tout frétillant suite à la sortie de <strong>Sky Crawlers</strong>, le nouveau <a title="Oshii Mamoru" href="http://insecte-nuisible.com/tag/oshii-mamoru/">Oshii Mamoru</a> de l’année dernière, que j’ai sonné à la porte du building Wild Side Vidéo de Saint-Germain des prés. Le matou en personne m’a reçu dans un splendide appartement Louis XV où tout en me bâfrant d’onigiris surgelés et de champomy (des restes du dernier salon manga) j’ai pu lui poser quelques questions.<span id="more-170"></span></p>
<p>Insecte Nuisible – Wild Side vient de sortir <strong>Sky Crawlers</strong>, tu peux nous dire un peu à quoi ça ressemble ?</p>
<p>Wild Side Vidéo – bah tu vois, c’est des pilotes d’avion condamnés à conserver un corps d’enfant qui combattent dans une guerre artificielle dont on ne sait finalement pas grand chose, si ce n’est que quelque part elle comble un manque chez les adultes. En gros ils fument en regardant le vide, ils vont au bordel, ils fument en regardant le vide, ils vont au bowling, ils fument en regardant le vide,&#8230; y a un chien aussi&#8230; y se passe pas grand chose, ils s’interrogent sur leur existence.</p>
<p>IN – awé ? C’est pourtant pas l’impression que j’ai en lisant les argus et en regardant le trailer.</p>
<p>WSV – t’es vraiment naïf. Tu crois vraiment que si je mets ça au dos du DVD les gens vont acheter ? On peut se permettre de se vautrer sur les films de patrimoine, tu vois ça fait « éditeur exigeant qui se sacrifie par amour de l’art », mais sur le cinéma récent ? Un dessin animé en plus, désolé c’est juste pas crédible, c&#8217;est du machin commercial pour mômes qui doit rapporter.<br />
La première chose à faire, c’a été de changer le visuel du DVD. Sur le DVD japonais, les persos ont l’air de se faire chier grave, je voulais surtout pas que les gens pensent que c’est un film chiant et préfèrent acheter <strong>Transformers 2</strong> à la place. Alors j’ai mis un close-up des yeux du bonhomme avec le tableau de bord qui se reflète dessus, comme pour dire « tu vas être au coeur de l’action mon petit gars », le titre du film en grosse typo qui tache et des avions qui se canardent. Comme ça le client il se dit que waouh, <strong>Sky Crawlers</strong> c’est un <a title="Putains de films d'action qui déchirent leur race !" href="http://insecte-nuisible.com/putains-de-films-daction-qui-dechirent-leur-race/">putain de film d’action qui déchire sa race</a>.</p>
<p><img src="http://insecte-nuisible.com/blog/images/sky-crawlers-dvd.jpg" alt="" /></p>
<p>IN – là dessus je suis presque d’accord avec toi : la jaquette jap est pas glop. Du coup je passe sur le fait que vous auriez pu en faire une qui restitue l’ambiance du film pour m’intéresser à l’argu qui se trouve derrière : vous avez vraiment fait n’importe quoi là !</p>
<p>WSV – tu veux parler de l’accroche ? Ouep, « Une aventure à couper le souffle ! » je trouve ça bien timide. J’avais proposé « Par le réalisateur de <strong>Fast &amp; Furious</strong> et <strong>XXX</strong> » mais les autres ont trouvé ça <em>too much</em>.</p>
<p>IN – euh, non, je parlais de tout le bullshit qui se trouve en dessous.</p>
<p>WSV – comment ça bullshit ? On résume le film et on dit que c’est le meilleur du monde. Comme d’hab quoi.</p>
<p>IN – bah j’en sais rien moi, compare le résumé que tu viens de me faire et <a href="http://insecte-nuisible.com/blog/images/sky-crawlers-dvd-back.jpg">celui du DVD</a>, voire <a title="fiche du film sur le site de Wild Side" href="http://www.wildside.fr/video/fiche,skycrawlers,1880">l’autre qui se trouve sur le site</a>, tu comprendras ce que je veux dire.</p>
<p>WSV – aaaaaah ! Ouais, c’est vrai qu’on a un peu enjolivé les choses. Mais avoue que comme je te l’ai raconté, tel qu’il est, le film est pas bandant. Donc on le fait rentrer au forceps dans un moule hollywoodesque de type « résistance à l’oppression » comme ça celui qui a kiffé <strong>Ultimate Game</strong> ne se sent pas dépaysé. Mais ouais, on écrit « aujourd’hui l’un d’entre eux a choisi de se révolter » pour rajouter un peu d’enjeu mais en fait y a personne qui se révolte.</p>
<p>IN – pas plus qu’il n’y a de « nouveau projet militaire visant à rendre les pilotes infaillibles ».</p>
<p>WSV – toutafé ! C’est une formule qu’on avait en stock de je ne sais plus quel autre film qu’on a jamais sorti. Faut pas gâcher, développement durable et tout, donc on l’a recyclée ici. Ça fonctionne pas mal je trouve.</p>
<p>IN – « dans un futur alternatif » aussi c’est classe, j’aime beaucoup.</p>
<p>WSV – vraiment ? J’étais hachement inspiré ce jour là, je suis particulièrement fier de formules du genre « images à la beauté et à la poésie persistantes ». Quand à « plus inspiré que jamais, il livre ici un film d’une puissance rare, aussi spectaculaire qu’explosif et visuellement époustouflant. Un chef-d’oeuvre à la beauté crépusculaire », il s’agit d’un pari que j&#8217;ai fait avec Momo, le réalisateur du trailer. J’ai mis tout ce que j’avais dans cette phrase, un vrai poème, mais j’ai perdu. Faut dire que lui aussi il s’est surpassé.</p>
<p>IN – avant d’en venir au trailer, j’aurais une dernière question : je pense que t’as remarqué que si beaucoup de film de Oshii commencent par un récitatif ou des panneaux exposant l’état géopolitique du monde (<strong>Stray Dog</strong>, <strong>Ghost in the Shell</strong>, <strong>Jin-Roh</strong>, <strong>Avalon</strong>,&#8230;) c’est pas le cas de <strong>Sky Crawlers</strong>. Du coup tu penses pas que si la situation que vous dévoilez franco (et avec des grosses conneries dedans) derrière le DVD n’est pas rendue explicite dans le film c’est qu’il doit y avoir une raison ? Et qu’en gros, avec ce genre de résumé, vous allez contre le film ?</p>
<p>WSV – ça ça n&#8217;engage que toi. Moi ce que je vois c’est que les fans d’<strong>Ace Combat</strong> se jètent sur le DVD.</p>
<p>IN – euh&#8230;. si tu le dis. Le trailer donc. Je propose qu’on le regarde ensemble, comme ça les lecteurs qui ne l’ont pas encore vu pourront savoir de quoi on parle :</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/NeQ-n_ZGuLU&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/NeQ-n_ZGuLU&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object></p>
<p>WSV – ça dépote, hein ?</p>
<p>IN – grave. Mais il y a une question qui me turlupine : comment vous avez fait pour trouver autant d’images de <em>dogfight</em> ? Elles sont très rares dans le film mais y a que ça dans le trailer.</p>
<p>WSV – c’est pas pour rien que t’es pas réal de trailer et que Momo, lui, il l’est. En fait, Momo c’est un artiste, un vrai. Ce qu’il te fait avec <strong>Sky Crawlers</strong>, il te vire tout ce qui est chiant pour ne garder que la baston, il t’en tire la substantifique moelle. Mieux, en jouant sur la décontextualisation des images, il recrée le film. Tu te rappelles le plan du gamin avec le flingue ? Dans le film il ne signifie pas du tout la même chose, mais là Momo il te le colle juste après la grosse annonce « t’ar ta gueule il va se révolter » et ça a tout de suite l’air plus <em>badass</em>.</p>
<p>IN – ce passionnant entretien s’achève. Un dernier mot ? Peut-être à tous ceux qui ont acheté le film en s’attendant à du Michael Bay&#8230;</p>
<p>WSV – Merci d’avoir acheter un DVD/Bluray Wild Side, en espérant vous compter à nouveau parmi nos clients très prochainement !</p>
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		<item>
		<title>pendant ce temps là, de l&#8217;autre coté de la manche&#8230;</title>
		<link>http://insecte-nuisible.com/blog/pendant-ce-temps-la-de-lautre-cote-de-la-manche/</link>
		<comments>http://insecte-nuisible.com/blog/pendant-ce-temps-la-de-lautre-cote-de-la-manche/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 25 Jan 2010 03:21:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Epikt</dc:creator>
				<category><![CDATA[news]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[DVD]]></category>
		<category><![CDATA[epikt est un gros relou]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[Obayashi Nobuhiko]]></category>
		<category><![CDATA[Sono Sion]]></category>

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		<description><![CDATA[Heureux hasard de calendrier, nos amis grands-bretons sortent aujourd&#8217;hui en DVD deux films totalement déments : Love Exposure (Sono Sion, 2009), chez Third Window House (Obayashi Nobuhiko, 1977), chez Eureka dans la collec Masters of Cinema Tout ça pour une bouchée de pain sur Amazon (ici et là). Un éditeur français sur le coup ? [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://insecte-nuisible.com/blog/images/love-exposure-dvd.jpg" alt="" /><br />
Heureux hasard de calendrier, nos amis grands-bretons sortent aujourd&#8217;hui en DVD deux films totalement déments :</p>
<ul>
<li><strong>Love Exposure</strong> (<a title="Sono Sion" href="http://insecte-nuisible.com/tag/sono-sion/">Sono Sion</a>, 2009), chez <a href="http://thirdwindowfilms.com/">Third Window</a></li>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/5Fxa5NuVrqU&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/5Fxa5NuVrqU&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<li><strong>House </strong>(<a title="Obayashi Nobuhiko" href="http://insecte-nuisible.com/tag/obayashi-nobuhiko/">Obayashi Nobuhiko</a>, 1977), chez Eureka dans la collec <a href="http://eurekavideo.co.uk/moc/">Masters of Cinema</a></li>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/H0NWIxl2VJk&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/H0NWIxl2VJk&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></ul>
<p>Tout ça pour une bouchée de pain sur Amazon (<a href="http://www.amazon.co.uk/Love-Exposure-2-discs-DVD/dp/B002T5QMHO/">ici</a> et <a href="http://www.amazon.co.uk/House-Hausu-Masters-Cinema-DVD/dp/B002YIUCC2/">là</a>).</p>
<p>Un éditeur français sur le coup ?<br />
Je veux dire, c&#8217;est bien beau de ne nous sortir le dernier Oshii qu&#8217;<a href="http://www.amazon.fr/Sky-crawlers-larmée-du-ciel/dp/B002XVZ2BQ">en loucedé</a> (alors que comme chacun sait il mériterait une sortie sur 1000 écrans) et de nous noyez sous les mangasseries et les vieux films d&#8217;exploit&#8217; qui pour un bon paquet ne valent pas le prix du plastique, mais un petit film aussi chef-d&#8217;oeuvristique qu&#8217;improbable m&#8217;est avis que ça en décrasserait un ou deux.</p>
<p>PS : on rappelle aux distraits que <strong>Love Exposure</strong> sera projeté au cinéma L&#8217;Ecran à Saint-Denis (93) le vendredi 5 février à 20h, en présence de Sono Sion.</p>
<p>PS : par la même occasion on vérifie que ça fait au moins 30 ans qu&#8217;on écrit les bandes-annonces de ma même manière.</p>
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		<title>Non, je ne ferai pas de top cinoche des années 2000</title>
		<link>http://insecte-nuisible.com/blog/non-je-ne-ferai-pas-de-top-cinoche-des-annees-2000/</link>
		<comments>http://insecte-nuisible.com/blog/non-je-ne-ferai-pas-de-top-cinoche-des-annees-2000/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 10 Dec 2009 13:03:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Epikt</dc:creator>
				<category><![CDATA[random]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[epikt est un gros relou]]></category>
		<category><![CDATA[epikt vous aime]]></category>

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		<description><![CDATA[Un indice quand même :]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un indice quand même :<br />
<img src="http://insecte-nuisible.com/blog/images/2000s.jpg" alt="" /></p>
]]></content:encoded>
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		<title>[Important] Au sujet des commentaires</title>
		<link>http://insecte-nuisible.com/blog/important-au-sujet-des-commentaires/</link>
		<comments>http://insecte-nuisible.com/blog/important-au-sujet-des-commentaires/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 24 Aug 2009 09:51:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Epikt</dc:creator>
				<category><![CDATA[backstage]]></category>
		<category><![CDATA[epikt est un gros relou]]></category>

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		<description><![CDATA[Les plus attentifs d’entre vous auront remarqué que j’ai déménagé mon blog pour quelque chose de tout à fait nouveau. C’est l’occasion de partir sur de bonnes bases et de faire un truc bien. Vous aurez aussi remarqué que ce nouveau site est beaucoup plus épuré que l’ancien (qui partait un peu dans tous les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les plus attentifs d’entre vous auront remarqué que j’ai déménagé mon blog pour quelque chose de tout à fait nouveau. C’est l’occasion de partir sur de bonnes bases et de faire un truc bien.<br />
Vous aurez aussi remarqué que ce nouveau site est beaucoup plus épuré que l’ancien (qui partait un peu dans tous les sens). Outre de bêtes raisons esthétiques cette orientation résulte d’un soucis particulier : mettre en avant le contenu.<br />
Désolé donc pour les apparatchiks du web2.0, l’<a title="le meilleur site du monde !" href="http://insecte-nuisible.com/">Insecte Nuisible</a> n’est pas un espace de communication et de discussion, mais de création et de diffusion de contenu (comme il se la pète celui-là !). Cela ne veut pas dire que vous n’avez pas vous aussi la possibilité d’apporter votre pierre à l’édifice (au contraire, toute intervention constructive est grandement appréciée), cela veut dire que le contenu doit être aisément consultable par tous, dépourvu de bruit parasite.<br />
Pour cela il faut se modérer un minimum et c’est la raison pour laquelle j’instaure cette petite charte des commentaires. Ce qui ne m’empêche pas (au contraire il me semble) d’accueillir les commentaires avec le sourire. La preuve :</p>
<p><img src="http://insecte-nuisible.com/blog/images/aoi-01.jpg" alt="" /></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Seront supprimés tendrement :</span></p>
<ul>
<li> Les compliments (« Je viens de découvrir ton blog, il est génial »).</li>
<li> Les reproches (« Pourquoi tu parles pas de tel film ? »).</li>
<li> Les suggestions (« Tu devrais peut-être augmenter l’interlignage, le texte est trop dense »).</li>
<li> Les j’aime/j’aime pas sans plus de développement.</li>
<li> Les remarques comme quoi cela donne envie (ou pas) de voir le film.</li>
</ul>
<p>Ne soyons pas ingrat, ce genre de commentaire fait plaisir (et il seront appréciés à leur juste valeur), même les reproches. Mais ils ne me semblent pas à leur place à la suite d’une critique de film et/ou n&#8217;ont pas d&#8217;intérêt pour les autres visiteurs (car après tout, si vous postez en public c&#8217;est pour eux que vous écrivez).<br />
Cela dit, pour les trois premières catégories n’hésitez surtout pas à <a title="contacter Epikt" href="http://insecte-nuisible.com/contact/">m’envoyer un mail</a> (d’ailleurs, en attendant d’être une star et d’en recevoir 150 par jour, j’y réponds).</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Et nul besoin de le rappeler, mais seront supprimés sans pitié :</span></p>
<ul>
<li> Les messages en SMS ou regorgeant de fautes volontaires.</li>
<li> Les messages écrits en capitales et/ou en couleur, en gras,&#8230; bref toute mise en page tape à l’oeil et inutile.</li>
<li> Les « preums » et autres conneries du même style (ce qui ne m’est encore jamais arrivé, je touche du bois ^^).</li>
<li> Les pub/spams (« v1 sur mn blog http://grosboulet.skyrock.com et lach t coms »).</li>
<li> Les insultes.</li>
<li> Les commentaires hors sujet (« Moi j’aime beaucoup les sushis ! Toi aussi tu dois aimer comme tu tiens un blog sur le cinéma japonais lol ptdr »)</li>
<li> Les questions en tout genre, quand elles aussi sont hors sujet (« j’ai regardé Oldboy et j’ai trouvé ça trop cool, tu me conseilles quoi comme autres films japonais ? » et autres « t’utilises quel plugin pour faire ta liste d’articles populaires ? ») – si toutefois il y a quelque chose qui vous chagrine le <a title="contacter Epikt" href="http://insecte-nuisible.com/contact/">formulaire de contact</a> vous tend les bras et il n’y a pas de raison que je ne réponde pas.</li>
</ul>
<p>Je ne vais pas me monter la tête, je ne reçois pas un nombre si élevé de commentaires pour que ces mesures soient indispensables. Mais je préfère faire un truc clean. Et être clair d’entrée de jeu.</p>
<p>PS : ceci ne concerne bien entendu que les commentaires des critiques sur le site (insecte-nuisible.com/), pas ceux des billets de ce blog (insecte-nuisible.com/blog/). Ici vous pouvez vous lâcher un peu plus, dans la limite de la bienséance ça va de soi.<br />
PPS : le pire c’est que sur les blogs des autres je ne me prive pas pour laisser des commentaires à la con. Je manque pas d’air.</p>
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