« Tu peux pas comprendre, c’est japonais. »

26 mai 2011 § 3

Combien de fois aura-t-on lu/entendu cet argument tarte à la crème, au détour d’une conversation où on avouait trouver tel film japonais (ou d’une manière générale asiatique) bien chiant : « ouais mais pour bien apprécier ce film il faut connaître la culture japonaise, les tenants et aboutissants du shinto, du bushido, de la bombe atomique, du découpage de sushi, etc ». Vous voyez ce que je veux dire, c’est un classique.
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Dossier de presse = bullshit

18 mars 2011 § 10

(cette image aussi est de la publicité mensongère)

Ami critique, journaliste, spectateur, le dossier de presse est ton ennemi. Souviens t’en z’en. » Lire la suite «

quand Tracks parle de cinéma japonais

12 avril 2010 § 10

(j’ai regardé cette émission française qui parle de moi, c’est trop la honte je peux plus vivre)

Je ne fais aucun mystère du fait que je n’aime pas l’émission Tracks (sur ARTE) et que je ne la regarde plus. Mais quand j’aperçois un « Spécial Kitano » (émission du 8 avril 2010), du moins un « Spécial cinéma japonais » (en fait même pas, un simple « Spécial Japon »), je me dis que quand même, ça serait bête de louper ça.
Au pire, ça me donne l’occasion, avec un sujet en phase avec celui du blog, de décortiquer un peu ce que j’aime pas dans l’émission.

Je sens venir les remarques, je couvre mes arrières : non j’en connais pas cinquante des émissions de télé sur des chaînes à grande écoute qui parlent de Sono Sion (et autres). Mais cela suffit-il pour exempter l’émission de critiques ? Je ne pense pas.
Par ailleurs, le fait que les sujets de l’émission (et pas uniquement le spécial Kitano) soient des sujets qui m’intéressent, donc qu’à priori je fais partie de la cible, me légitime à en dire du mal.

Enfin bref, encore un billet dans lequel je vais passer pour un gros bileux ; alors que comme vous verrez j’y suis particulièrement mesuré et impartial (n’est-ce pas ?). » Lire la suite «

l’illusion du « cinéma coréen enragé »

19 février 2010 § 3

Ouais, je sais, je réagis encore une fois à la bourre (d’autant plus inexcusable que Pierre du blog d’en face en avait parlé à l’époque) mais je viens tout juste de mettre la main sur n°223 (octobre 2009) de Mad Movies, où se trouve un article d’Olivier Lehmann intitulé « La Corée enragée ». Un article qui n’a rien de particulier, mais qui a le don de m’agacer.
(et quitte à être en retard, j’ai attendu de finir mon article sur des « films coréens improbables » pour mettre en ligne celui-là, car ça va bien ensemble je trouve) » Lire la suite «

à Deauville au moins y a la mer

4 février 2010 § 16

Il est de bon ton de taper sur le festival de Deauville, et je m’en priverai pas aussitôt la programmation dévoilée (et que dire de quand j’aurais vu les films !). Et souvent quand on nous dit « Deauville c’est tout pourri » on l’accompagne souvent d’un « Vesoul c’est trop cool ». Et en effet, si c’est le coté clinquant pour que dalle de Deauville qui gène, Vesoul semble en être le parfait opposé.

J’avoue ne jamais avoir mis les pieds à Vesoul de ma vie. Mais à regarder les programmations et palmarès, ça ne m’a pas l’air mieux que Deauville, au contraire.
Rendez-vous compte, jamais eu le moindre film japonais en compétition depuis que la catégorie « films en compétition » existe (2005). Cette année, il n’y a même pas le moindre film jap contemporain au programme (à part deux films d’animation, par ailleurs déjà sortis en salles). Scrogneugneuh. Pour un truc sensé présenter les « Visages des Cinémas d’Asie Comtemporains », c’est fort de café.

Le palmarès, qui vient de tomber, est un grand moment de lol.
On y récompense Machin et Truc « pour leur engagement courageux et talentueux au service de la liberté », et un film est primé « pour sa critique touchante des défauts de la bureaucratie et des exclus de la société, de manière ni sentimentale, ni agressive », « pour l’originalité de l’imagination du réalisateur dans sa description des petites gens et des animaux pour souligner l’inhumanité de la guerre » ou encore « pour sa capacité à traiter des conséquences de la paupérisation des fermiers du Maharashtra ».
Pas la peine d’être extralucide pour voir venir à 500 kilomètres le cinoche festivalier tiers-mondiste.

Soyons honnête, un film primé intrigue, Animal Town de Jeon Kyu-hwan, primé « pour sa représentation franche des horreurs de la vie citadine moderne [ce qui reste lol], soutenue par une mise en scène expérimentale et sincère et un jeu audacieux des acteurs [ce qui commence à donner envie] ». On va essayer de voir ça et on en reparle.
(malheureusement, il ne fait pas parti des films qui seront repris en avril à l’auditorium du Musée Guimet)

photo : un marché au poisson au Bengladesh

(promis, le prochain post ne sera pas un truc bileux, car ça commence à bien faire d’être de mauvaise humeur)

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Vous parcourez la liste des articles taggués epikt est un gros relou.