pendant ce temps là, de l’autre coté de la manche…


Heureux hasard de calendrier, nos amis grands-bretons sortent aujourd’hui en DVD deux films totalement déments :

Tout ça pour une bouchée de pain sur Amazon (ici et ).

Un éditeur français sur le coup ?
Je veux dire, c’est bien beau de ne nous sortir le dernier Oshii qu’en loucedé (alors que comme chacun sait il mériterait une sortie sur 1000 écrans) et de nous noyez sous les mangasseries et les vieux films d’exploit’ qui pour un bon paquet ne valent pas le prix du plastique, mais un petit film aussi chef-d’oeuvristique qu’improbable m’est avis que ça en décrasserait un ou deux.

PS : on rappelle aux distraits que Love Exposure sera projeté au cinéma L’Ecran à Saint-Denis (93) le vendredi 5 février à 20h, en présence de Sono Sion.

PS : par la même occasion on vérifie que ça fait au moins 30 ans qu’on écrit les bandes-annonces de ma même manière.

§ 21 commentaires sur “pendant ce temps là, de l’autre coté de la manche…”

  • Pierre says:

    Gloups, Love Exposure revient à 13€46 avec les frais de port, soit à peine plus de 3€ l’heure de jubilation absolue !

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  • Martin says:

    les anglais nous envient tout autant notre evenementiel/retro 2009 dément, et puis on va pas cracher sur les sorties en exclu mondiale d’un Noboru Tanaka, du Toshiya Fujita ou encore du Kichitaro Negishi. (Pour House, mieux vaut attendre l’edition Criterion qui aura un master HD tout neuf)

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  • yooy says:

    À Montréal faut s’accrocher pour voir ça en salle, en fait ça n’arrive pas hors festivals qui fort heureusement sont légions (et on peut ajouter le NYAFF, New-York c’est à une nuit de bus).

    D’ailleurs si vous êtes en vacances à Montréal de mi juillet à mi août, je vous conseille de vous faire une toile dans le cadre du Festival Fantasia qui fourni les conditions de publics survoltés que mérite par exemple Love Exposure.

    Attention même billet en main à l’avance faut se pointer une heure avant hehe

    Quant à la distri en DVD on peut se gratter, quoique deux petites compagnies se sont lancées, là encore à Montréal on va leur souhaiter bonne chance…

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  • Epikt says:

    Martin > on voit toujours l’herbe plus verte chez le voisin. Et j’ai conscience que l’événementiel ça peut pas s’acheter ou se télécharger quand on a pas la chance de vivre à proximité et que du coup, parisien que je suis, je devrait être content.

    Mais à tout prendre, je préfère une édition DVD dynamique à de l’événementiel. Ne serait-ce parce que ça permettrait à celui qui habite à 300 kilomètres, ou qui bosse à l’heure de l’unique séance, de voir le film. Et parce que finalement, il y aurait plus que la centaine de péquins présents à voir le film. Allez, je te prends par les sentiments, si au lieu de programmer deux malheureuses séances dans leur festival (estimation : 50 personnes en tout, et je suis large) Kinotayo avait édité Prisoner/Terrorist en DVD tu aurais pu le voir, ainsi qu’un bon paquet d’autres gens.
    Une projo en festival, si elle n’est pas accompagnée d’une diffusion large par la suite, c’est de la branlette.
    Et pis faut voir les événements. Y a quoi comme festivals qui font du japonais ? Kinotayo justement ? OK, mais si ça continue comme la dernière édition, ça sent le choux-fleur. Et quelques projos ici et là, vraiment pas bézef (t’as vu le programme de Vesoul ? “cinéma d’Asie” que c’est marqué, pas un seul film japonais !!!!)(ah si : de l’animation et deux vieux films, comme si j’avais besoin de preuve à ce que j’avance).
    Ah oui, les fameuses rétros.
    J’aurais du y penser, en France on sait faire que ça, des rétros. Dois-je alors me réjouir qu’en 2030 la MCJP organisera une rétro Ryuichi Hiroki ?
    Le cinéma japonais vu de France c’est un cinéma mort, un cinéma de cinéphile plus que de spectateur, qui se complait dans le passé et (à trois exceptions) ignore la production contemporaine. Ça m’énerve de plus en plus. Je vais finir par faire un acte politique de ne plus regarder un seul film japonais réalisé avant 1990.

    PS : pour House c’est trop tard pour moi, j’étais au courant de l’édition criterion mais je savais pas qu’elle allait être “mieux”. Pas grave.

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  • Guillaume says:

    2030 ! waouh, si ca trouve Nihon Eiga aura le temps de faire la sienne avant…. (c’est pas ça qui va m’aider à mettre des mots sur les images que j’ai vues, mais ça me laisse une marge d’espoir à etre le premier à faire une vraie rétro du bonhomme)
    Vu de ma bled de pequenot, l’evenementiel francais au sujet du cinema asiatique me semble bon et constant. Mais sauf à ce que je me fende d’un déplacement + séjour sur la capitale (la retro Nikkatsu par ex, que je ne pouvais decemment pas louper), tous ces beaux festivals sont juste pour moi de la tres grande frustration. Mais pourtant je comprend bien que derriere ca ne puisse pas suivre en édition dvd. Une retro reste une retro. Peut etre faudrait il penser à faire de l’itinérant ? C’est de toutes façons le probleme du centralisme francais, si tu n’es pas parisien, la curiosité culturelle tu ne l’as qu’en reves. Apres je ne suis pas sur que l’herbe soit plus verte chez les voisins. Le seul probleme que je soulignerai volontiers sur l’offre française est l’approche purement historique, donc cinéphile, du cinema japonais; qu’elle soit rétro ou dvd. Il manque clairement toute la partie contemporaine (exceptés quelques produits markétés manga like et des Zauteurs) alors que dans le tas de la médiocre production il y a quand meme des perles qui mériteraient un coup de projo (les odoru daisousasen, ils sont où ?)
    Sinon demain je reçois le Love Exposure, livraison expresse par porte conteneur depuis Portsmouth !!!! ca sent le marathon sono sion ds la semaine tout ça (surtout qu’on le voit le 06 Février !)

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  • Daylon says:

    (en attendant, j’aime beaucoup le petit jeu typographique sur la jaquette de Love Exposure où les deux “e” forment un “h” hospitalier) (“good game”, comme on dit)

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  • Epikt says:

    Guillaume > “Peut etre faudrait il penser à faire de l’itinérant ?”
    Oui.
    Mais j’ai souvenir d’interviews de distributeurs affirmant que c’était pas facile à monter (me souviens plus trop des raisons, mais ça bloque quelque part).

    Dayl’ > je suis donc pas le seul ;)

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  • Martin says:

    Faut voir que Third Window peut aussi se permettre de developper ce creneau contemporain grâce à toutes les ventes à l’export qu’il va amasser (et grâce à une bonne selection aussi soulignons le, Lalapipo, Kakera .. ça s’annonce pas dégueu),vu l’état actuel du marché DVD on ne peut pas esperer grand chose (Kinotayo avait sorti des DVD suite à sa 1ère édition, faut croire que les résultats n’ont pas été là … Love Letter c’est une sortie à 1000 ex seulement!). Un petit éditeur fr voulait recemment sortir un grand film ‘circa 1990′, trop cher, trop risqué .. il se rabat sur un classique, pas inédit mais plus sur (mais tout aussi bon).

    Après il y un vrai problème sur le contemporain, mais quand je vois d’où sont parti les p”tit gars de Nippon Connection, rien d’impossible à développer une branche française. L’itinérant est aussi un vrai axe à developper, plein de salles sont prêtes à faire des efforts pour accueilir ce genre d’evenement, mais ça manque de structure pour impulser et gerer tout ça. Sur le ciné asiat, une fois finie la retro pompidou et Toei, les parisiens auront le droit à l’integrale Kitano (!), un gros cycle sur réal coréen peu connu, et un Paris Cinema spécial Japon … un programme qui laisse plus d’un provincial songeur (et frustré!) … ça fait une année non-stop de cinoche asiat de qualité en salle quand même! Sur le cinoche coréen, les rouennais doivent se contenter d’une pauvre retro made in ‘DVD fr’.

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  • yooy says:

    À un moment donné en terme de distribution de DVD de films indépendants il faudra penser international.

    Ce que les japonais par exemple sont incapables de faire; la plus part des sorties DVD au Japon n’ont plus de soustitres anglais même si elles sont postérieures aux festivals. Sans compter qu’un DVD au japon c’est autour de 50US$ pour une qualité de transfert souvent limite.
    Résultat on est certainement beaucoup à se résoudre à achèter sur ebay en Corée, parfois en Thaïland (ou encore sur yesasia), mais ça c’est pour ceux qui comprennent l’anglais…

    La solution c’est problablement un recentrement de la distribution international de ces films autour des producteurs… À mon sens, ils pourraient :

    1/ centraliser la distribution de DVD (et de download payant de qualité) via internet. Il y a des producteurs de musique qui le font, par exemple dans le jazz (= petites maisons de production); certaines ont leur ebay store et voilà tout.

    2/ En finir avec les attentes infinies pour la sortie DVD. Beaucoup de ces films qui nous passionnent ne prennent même pas l’affiche dans leurs pays et n’ont d’existence que dans le circuit des festivals. Or dans n’importe quel festival de musique on peut acheter l’album si on a vraiment adoré, pas dans les festivals de ciné (on peut même pas acheter les affiches). Ça fait un sacré potentiel de rentré d’argent gaché.

    Or ce décalage est une vieille habitude prise pour protéger les salles de cinéma, mais cela ne vaut que si le film à une chance de sortir en salle en programmation régulière (je parle même pas d’une diffusion télévisuelle, ce qui n’arrive jamais). Non seulement on peut très bien imaginer vu le public que nous sommes de pouvoir vendre le DVD du film pendant le festival (perso il m’arrive très souvent de voir certains films en très mauvaise qualité bien avant leur toujours improbable projection en festival et de retourner les voir sur grand écran), voire même en programmation ordinaire tant cela est rare et s’apparente maintenant tout à fait à une sortie en festival… mais ce serait pas complètement débile de pouvoir au moins acheter quelques pièces de la filmo du réal’ dont on vient de voir la souvent avant-avant dernière oeuvre au festival (pour la dernière attendez 2 ans, ou même attendez en vain).

    Le problème est que les producteurs et distributeurs pensent dans le cadre d’un modèle économique dépassé, comme l’est d’ailleurs celui des blockbusters. Mais on pourrait penser que justement le cinéma indépendant pourrait en profiter pour internationaliser son audience. Après tout ce cinéma évolue déjà en contexte de rareté, à la différence d’holywood qui se plaint beaucoup pour rien. C’est sûr qu’un distributeur national évolue dans une niche étroite et ne voudra pas souvent prendre de risque. Du coup comme le disait Ekpit dans une note de ce blog, on se retrouve avec le même genre de film culte dans les bacs à la section Asie. Au niveau international on a plus de marges d’exploitation, on souffre moins de la rareté du spectateurs. Nom de Dieu les soustitrages sont souvent là, payés et tout… et on attend toujours une édition officielle de Sad Vacation avec sous-titres alors qu’il a été projeté et acclamé à New-York il y a deux ans (sans compter le succès d’Eurêka en France). Combien de spectacteurs auraient acheté aussi Eurêka et Helpless (et allez, pourquoi pas Eri Eri…) en sortie de salle voir sur le site du producteur?

    Au lieu de ça, ben on enrage pendant des mois, et on paye de la bande passante pour charger des films soustitrés en anglais parfois approximativement par des fans bien gentils ou on attend 3 semaines que le gentil ebayer coréen et la poste de son pays + la notre un peu manchotte nous fasse parvenir un DVD qui a une chance d’être un bootleg.

    Je pense pas être complètement débile en m’imaginant que ça pourrait être autrement, si?

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  • yooy says:

    hola je suis désolé, j’ai pondu une tartine sur le coup de la colère

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  • Epikt says:

    Non non, c’est très bien ;)
    Je suis particulièrement d’accord avec tes deux points. Je réagirai peut-être sur le reste plus tard.

    (par contre, pas trop le sujet du jour mais, les blockbusters, dépassés ? mince, alors qu’Avatar est en train de pulvériser tous les records…)

    (je suis surpris par ta remarque sur la qualité des transferts japonais ; suis-je le seul à a-do-rer l’image des DVD jap ?)

    ReplyReply
  • yooy says:

    Le modèle économique dépassée, c’est un peu rapide je l’admet et c’est surtout rapide. Je voulais dire que la “valorisation” des films est toujours apréhendée dans le cadre du modèle existant ce qui donne des calculs incongrus comme x téléchargements = x spectateurs/DVD vendus en moins; ce qui est largement faux. C’est donc la vision ou l’appréhension qui est dépassé. Comme on le voit effectivement on a pas encore besoin de prévoir un téléthon pour Hollywood, on peut donc se concenter sur Haïti.

    Pour la qualité du transfet, tu trouves que c’est en rapport avec le prix? Bon j’ai pas mal de releases coréens, (à cause du prix et de la disponiblité des soustitres) je me fourvoie peut-être mais pour 50$ je trouve ça souvent un peu limite. Mais je ne m’obstinerai pas, je n’ai pas le matériel pour vraiment apprécier tout cela.

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  • Epikt says:

    Ce que tu dis là n’a rien à voir avec les blockbusters ^^
    (mais nous en parlerons un autre jour)

    Au sujet des DVDs jap, j’en sais rien si le rapport qualité/prix est mieux (sans doute pas, car ils sont très chers).
    Tout ce que je sais c’est que leur image a un coté “rugueux” que j’adore et que je trouve pas trop ailleurs. Je sais même pas si techniquement et objectivement c’est une qualité ou un défaut, mais j’aime ça.

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  • yooy says:

    o_O ceci mérite effectivement une explication :-)

    ReplyReply
  • yooy says:

    tient, justement voilà ce qui se profile à Sundance et Slamdance… pas sûr que ce soit une bonne idée mais ça rentre dans notre dérive
    http://moncinema.cyberpresse.c.....ernet.html

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  • Epikt says:

    Voilà une initiative intéressante !

    Sinon, au sujet des DVDs… un exemple valant mieux qu’un long discours, voici le même plan de Linda Linda Linda : édition japonaise (VAP) et édition US (VIZ). Charge les deux dans deux onglets différents et passe de l’une à l’autre, la différence te sautera aux yeux : le DVD jap est plus “défini” (ce qu’on peut voir entre autres sur les cheveux ou le cou) quitte à dépasser les limites (pixel), alors que le DVD américain est tout lisse.

    ReplyReply
  • yooy says:

    @Epikt:

    oui c’est plus poussé, du coup il y a du bruit, flagrant autour des yeux, et des abérations au niveau du col (sur la poitrine donc) … J’aime bien la granulité (ouf) d’un film quand c’est un choix (du coup celle-ci fait la totalité de l’image), mais là c’est du bruit (c’est peut-être une phobie de photographe amateur)…. il faudrait voir ce que ça donne en Motion Picture (arf) en DVD et surtout comparer avec l’expérience en salle.

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  • yooy says:

    @Epikt:

    tu devrai faire une note là-dessus…

    ReplyReply
  • Martin says:

    P’tit deterage pour les raleurs anti-naphta, allez matter la rentrée MCJP :p Paris Cinema + inédits Kitano + Soirée Pink + Retro 2000-2010 + Kinotayo, ça fait un paquet de films récents quand même !

    ReplyReply
  • Epikt says:

    Oui, 2010 est joli.
    Mais ça fera pas s’arrêter de râler ceux qui comme moi déplorent le caractère ponctuel et localisé d’un festival/rétro… pour citer un certain Alex Fong en jet-pack sur le forum d’à coté “Une pensée émue pour les provinciaux stp :’( “

    ReplyReply
  • Martin says:

    c’est la prochaine étape ça, on y arrivera! :)
    en attendant il y aura le festival du fil.. DVD coréen de rouen :)

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