
Terminator 2 again.
Hier je vous causais de l’asymétrie du combat dans ce film. Un de ses éléments étant que le T-1000, le grand méchant, a vraiment l’air invulnérable : quand on lui tire dessus il rebouche les trous, les flammes lui font rien,…
Il y a cette scène emblématique de l’invulnérabilité du T-1000 : refroidi par le nitrogène liquide, il se glace, colle au sol, casse ses membres, etc…

Puis Schwarzie le pulvérise avec son flingue.

Mais il finit par se réchauffer, fondre, et se recréer.


Frais comme un gardon, n’ayant subit aucun dommage, il repart en chasse.
Cette scène symbolise à elle seule l’invulnérabilité du T-1000 : à rigueur peut-on le stopper, mais pas le détruire.
C’est du moins ce que laisse penser la version cinéma du film. Car le director’s cut rajoute quelques plans qui changent totalement le sens de la scène : après sa reformation, la fonction de mimétisme du T-1000 déconne.
Sa main s’agglomère à une rambarde :

Ses pieds imitent le sol sur lequel il marche :

Ces quelques plans montrent bien une chose : le T-1000 n’est pas sorti indemne de sa pulvérisation ! Contrairement à ce que laisse penser le montage conservé par la version cinéma où il se reconstruit à l’identique, dans le director’s cut le T-1000 est endommagé.
Je n’ai vu cette version que très tard (il y a deux ou trois ans tout au plus), après plusieurs dizaines de visions de la version cinéma, et ce fut un choc. Et pour cause ! ces quelques plans changent de fond en comble l’image que le spectateur se fait du T-1000.
(malheureusement le commentaire audio dit pas grand chose à ce sujet)

Ah tiens, ce que tu dis sur la version director’s cut m’étonne, dans le bon sens : j’aurais bien aimé voir ça au ciné, ça aurait donné un côté un peu moins invincible au T-1000, justement, et a priori sans gâcher le suspens. Tu sais pourquoi ils n’ont pas conservé ces plans ?
C’est vrai que le T-1000 c’est un peu la figure parfaite du méchant über invincible au ciné.. marrant tout ces petits trucs qu’on voit pas tout de suite dans le film (me souvient surtout de l’apocalypse et de la über sarah connor comando :)
tsss tu me donne envie de revoir tout ça en dividi (mais je trouve le 1er plus marquant néanmoins)
@Jérôme: en commentant cette scène, Cameron en parle comme d’une “fioriture” (“embellishment” en anglais), mais n’approfondit pas.
C’est dommage, car sur certaines scènes il explique davantage. Par exemple il est très pertinent (et a 100 fois raison) sur pourquoi la fin de la version cinéma est meilleure que celle du director’s cut – qui, on s’en rend compte avec ces ITWs, n’est pas vraiment un DC mais plutôt un montage fidèle au script (c’est plus un document qu’une oeuvre).
Je me rappelle m’être fait la même réflexion la première fois que j’ai vu le Director’s Cut. Ces scène rajoute vraiment des choses, et d’autres scènes coupées sont aussi très importantes, comme celle où ils débrident le processeur du T200 pour qu’il puisse apprendre par expérience. On se demande pourquoi toutes ces scènes ont été retirées de la version cinéma, car même si le film reste très compréhensible sans, le sens en est modifié.
Par contre, j’ai pas souvenir que la fin du film est différente dans les deux versions.
J’ai pas l’impression que le sens soit modifié par les autres scènes retirées. Finalement, même le débridage de T-800 n’apporte pas de nouvelle perspective (quelques réflexions rigolotes de Sarah sur le fait que Skynet ne veut pas que les terminator réfléchissent, c’est tout).
Certaines sont mêmes mauvaises : les rêves de Sarah avec Kyle, moué…
D’une manière générale le montage “normal” fonctionne mieux, plus rythmé. D’ailleurs cette semaine je l’ai regardé en version cinéma !
Au sujet de la fin, j’ai vérifié : le “director’s cut” propose la même même fin que la version cinéma. Mais il existe une autre fin (dispo en bonus), en 2029 dans le parc sensé se faire atomiser avec Sarah qui raconte son histoire et les enfants qui jouent ^^.
Passons sur le fait que Mamy sur son banc c’est pas très Sarah Connor, je vais paraphraser James Cameron : tout le propos du film est qu’on peut changer le futur (“no fate but what we make”, non ?), c’est un peu une faute de gout de le figer ainsi.
=> la route nocturne qui défile, c’est mieux.
Ouais, je me rappelle avoir vu cette fin ; je crois qu’il l’ont faite en sortant le bluray, mais je la trouvais vraiment laide, plutôt comme une sorte de désavoeu face à ce qu’est devenu la franchise (pourtant pas si mal) que comme une vraie fin travaillée. Et puis clairement, le monologue sur la route qui défile est bien plus classe.
Pour l’anecdote, il existe UN détail dans le montage ciné diffusé qui montre le “bug” du T-1000 (mais impossible de l’interpréter dans le film sans avoir vu le director’s cut au préalable): une fois remodelé, il y a un très court plan en buste où on voit un bug de mimétisme, comme un balayage, où un costume recouvre un autre. Vraiment très court, une demie seconde.