
Voici le billet d’humeur véreux et injuste du jour, pensé alors que je lis l’interview que Wildgrounds a fait de Wild Side (interview que je vous invite à lire d’ailleurs, plein de bonnes choses dedans).
Wild Side est un éditeur qui fait bien son travail, plutôt deux fois qu’une et personne ne peut décemment affirmer le contraire, je ne voudrais surtout pas donner l’impression de mettre en cause leur boulot. Mais il y a quelque chose qui me fait tiquer, moi qui suis davantage intéressé par le cinoche contemporain et me désole toujours de voir que ce domaine n’est quasiment pas investi par les éditeurs/distributeurs, et qui à mon sens est symptomatique de la manière avec laquelle le cinéma japonais est considéré chez nous :
Il y a 2 axes qu’on a toujours travaillé. D’un côté le patrimoine, de l’autre, le cinéma actuel récent. [...] on sort un film qui pour moi est un monument absolu, super rare, qui s’appelle Hitokiri [...] on sort la série des Crows Zero de Miike qui marche très très bien, c’est un film de gangs, ça plait, c’est bien foutu, c’est pas révolutionnaire mais on va dire que c’est Miike à un niveau acceptable [...] En gros, voilà les 2 spectres.
Donc si je comprends bien, on fait un vrai boulot sur le patrimoine, on sort des chefs-d’oeuvre indispensabeul, quand au contemporain c’est juste bon à faire du commercial à moitié pourri, « acceptable », pour équilibrer les comptes…

